L’échappée belle

Partir, partir, partir…
Encore et encore.
À l’infini.
Ce mot à l’esprit, couché sur du papier. Comme un leitmotiv, comme une obsession. Partir !

Etudier, travailler, acheter, éduquer, ranger, balayer, nettoyer, cuisiner, repasser. Partir !

Les mêmes visages, les mêmes lieux, les mêmes gestes, les mêmes journées. Partir !

Les rôles assignés, les responsabilités, les diktats imposés, les routes toutes tracées. Partir. Partir !

Fuir, tout quitter, tout oublier, peu importe la destination, juste l’abandon pour retrouver la vie.

Appel d’air, appel d’urgence, appel des sirènes, appel de l’art, appel du grand large, appel du loup, appel de l’âme. Comme vous voulez ! Partir !

S’émerveiller, embrasser la beauté du monde, marcher, s’envoler, se sentir libre, dépouillée, désencombrée, dépossédée. Partir !

Partir pour remettre son corps en alerte, écouter ses tripes, flairer ce qui est caché, le regard aiguisé et l’oreille tendue. Partir !

Partir pour rompre un équilibre mortifère, pour ouvrir des portes, pour être là, pour retrouver la joie de vivre, pour reconnecter avec ses racines, le chant du monde, la symphonie des étoiles et le cœur qui palpite. Partir !

Partir, c’est renaître.

Partir… pour mieux revenir…

Lucy (en partance…)

Vous pourriez être intéressés par d’autres articles via ce lien.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *