Circuit en train et bus à la découverte de la slovénie
16 jours – Avril / Mai 2026
Liège – Stuttgart – Venise -Piran – Ljubljana – Lac de Bled et Bohinj – Salzbourg – Bruxelles
Transports slow travel en Slovénie via Venise et Salzbourg en train de nuit
Jour 1: Départ: Train ICE Liège Guillemain-Francfort, TGV direct (+/- 2h15)
Train ICE direct Francfort-Stuttgart (+/- 1h30)
Train de nuit Stuttgart-Venise ÖBB Nightjet (+/-12h00), fin de journée.
Jour 3: Bus direct Venise-Portoroz Flixbus (+/- 4h00), départ vers 12H. Puis un bus jusque Piran.
Jour 6: Bus Piran-Koper puis Koper-Divača (1h30 de trajet pour l’ensemble) puis marche ou taxi ou navette pour les grottes de Škocjan. (Un train Koper-Divča existe mais ne circulait pas à ce moment-là).
Jour 7: Bus Piran-Ljubljana (+/- 2h30)
Jour 8: Train Ljubljana-Postojna (+/- 1h15) et de là +/- 25 minutes à pied pour les grottes. Possible aussi en bus mais les paysages sont moins jolis.
Jour 10: Train direct Ljubljana-Bled-Jezero (+/- 1h30) tôt le matin, sinon via un changement. Trajet panoramique! Attention +/- 40 minutes de marche pour rejoindre le centre de Bled!
Jour 11: Navette gratuite à la gare des bus de Bled pour ceux munis d’un ticket d’entrée pour les Gorges de Vintgar. Retour à pied, balade magnifique par la forêt, l’église Sveta Katarina et sentier panoramique puis redescendre sur Bled.
Jour 12: Bus Bled-Bohinj (Ribčev Laz, +/- 40 minutes) puis bateau électrique traversant le lac jusque Ukanc et retour à pied via la rive nord. Retour en bus.
Très beau trajet! Possibe aussi en train via Bled-Jezero s’il fonctionne, s’arrêter à Bohinjska Bistrica et louer des vélos pour rejoindre le lac.
Jour 15: Bus Bled-Jesenice (+/- 15 minutes) puis train Jesenice-Villach (+/- 35 minutes) et enfin Train direct ÖBB ICE Villach HBF-Salzburg HBF (+/- 2h20): magnifique trajet! (Ligne du Tauern).
Train de nuit Salzburg-Bruxelles ÖBB Nightjet (+/- 12h30), fin de journée.
Bon à savoir
Les trains en Allemagne accusent pour le moment bien souvent du retard, prévoyez assez de temps pour vos correspondances!
Quant aux trains en Slovénie, ils subissent la modernisation du chemin de fer du pays et sont en 2026 réduits de moitié avec de surcroît de nombreux retards!
Les trajets, déjà lents en temps normal, sont, dit-on, plus lents que du temps de l’Empire Austro-Hongrois il y a plus de cent ans, c’est dire! Si vous voulez expérimenter la lenteur, c’est donc le moment ! Les trajets en train offrent un bel aperçu sur le paysage Slovène, ils en valent la peine! Travaux pouvant s’étaler jusqu’en 2030!
Côté droit ou gauche, lequel offre la plus belle vue? Renseignez-vous avant de monter!
Pour aller de Venise à Piran il existe aussi un ferry mais il ne fonctionne que début mai, vérifiez via la compagnie Misterferry, départ normalement le samedi.
Il est possible d’acheter directement ses tickets de bus en montant mais attention, uniquement en liquide!
La gare de Ljubljana est en plein travaux, certains quais sont déplacés et il vous faudra plus de 10 minutes à partir de la gare pour les rejoindre, comptez donc bien large!
Si vous voulez découvrir Velika Planina vous pouvez réserver une navette via Mamut (situés à la gare routière de Ljubljana).
Jour 1: Départ de Liège pour Stuttgart et train de nuit
« À pied et le coeur léger, je pars sur la grand-route. Bien portant, libre, le monde devant moi (…) conduit partout où je voudrai (…) J’en ai fini avec les malaises des gens casaniers, avec les bibliothèques, les critiques et les plaintes. Vigoureux et content, j’arpente la grand-route. »
Walt Whitman
Liège
Nous prenons un petit déjeuner en attendant notre train pour Stuttgart. Assis à côté de nous, un homme seul, en bottes de caoutchouc terreuses, chapeau de paille avec cocotier, longs cheveux dépenaillés, la soixantaine. La silouhette intrigue. Le dialogue s’installe, nous apprenons qu’il passe sa vie entre la Belgique, le Sahara et l’Egypte. Il a deux dromadaires et gère des crocodiles. Il demande aux enfants deux noms pour deux petits crocodiles qui viennent de naître, une fois inscrits sur une serviette il l’empoche. En voilà deux de baptisés par mes jeunes! La rencontre est joyeuse et insolite, le voyage a commencé!
Traversée de l’Allemagne, nous nous laissons portés au fil du train, les rayons du soleil passent à travers la vitre et nous laissent une douce sensation de chaleur sur la joue. Le train balotte. Au loin un cavalier et sa monture promènent tranquillement sur un chemin bordé d’arbes, au milieu des champs de colza …
Stuttgart
Cette ville semble pour le moment être en travaux de partout, elle ne nous a pas laissé d’impressions particulières mais nous n’y sommes restés qu’une après-midi, nous ne pouvons pas juger!
Son nom vient de Stuotgarten: « le jardin des juments » car elle fut fondée pour l’élevage des chevaux de cavalerie, l’endroit étant jugé propice et fertile pour cette activité. Le cheval se retrouve d’ailleurs dans les armoiries de la ville et est l’insigne des voitures Porshe qui proviennent d’ici (tout comme Mercedes). Stuttgart est le berceau de l’automobile, c’est ici que fut construite la toute première voiture à moteur de l’histoire.
Nous sommes allés manger au Markthalle, le marché Art Nouveau et avons ensuite escaladés l’un des Stäffele, les fameux escaliers disséminés dans les différents quartiers de la ville et construits pour les vignerons pour qu’ils puissent accéder à leurs vignes installées sur les collines des alentours. Arrivés au-dessus rien de tel qu’une bonne glace chez Eis pinguin tout en admirant le panorama!
Nous avons également découverts l’incroyable bibliothèque et sa terrasse tout en haut créée par l’architecte Eun Young Yi. Je me serais volontier posée pour lire mais mes jeunes n’étaient pas de cet avis!
Pour terminer nous sommes allés manger au restaurant typiquement allemand Paulaner. Schnitzel pour les enfants, j’hésite quant à moi entre les spätzle, nouilles allemandes et les maultaschen, ravioles fourrées typiques d’ici.
Train de nuit Stuttgart-Venise
20h15, nous montons dans notre train de nuit pour un voyage de luxe: le Stuttgart-Venise! Eh non, pas le Venise-Simplon-Orient-Express (j’aurais aimé pourtant!). Ce n’est pas de ce luxe-là dont je fais allusion mais bien du luxe d’un moyen de transport qui permet plus de lenteur. Où l’on peut davantage prendre le temps de voir défiler les paysages et observer leur douce transformation tout au long du trajet. Prendre le temps de savourer le bonheur d’être en route, en transition, de se retrouver avec les enfants pour des moments de partage un peu plus privilégiés. Me voilà « l’âme ouverte à tous les vents », prête à faire de nouvelles découvertes, à recueillir de nouvelles sensations. 20h29, nous démarrons pile à l’heure, c’est une affaire qui roule! Hâte de voir Venise!
Jour 2: Venise
Venise, « La città meravigliosa », la ville des superlatifs, une ville à nulle autre pareille, à la beauté irradiante, éblouissante. Venise, victime de sa beauté, devenue le symbole du surtourisme.
Elle compte 50.000 habitants pour 30 millions de touristes par an! Soit entre 80 et 100.000 touristes par jours! Décroissance démographique d’un côté et croissance de l’autre! Et la taxe mise en place depuis peu ne semble rien y changer hormis un apport financier supplémentaire pour la ville.
Mais qui n’aurait pas envie de la voir au moins une fois, cette ville si particulière, si riche?
Je n’aime pas la foule j’ai donc décidé de ne rien visiter, ni le Palais des Doges, ni la Basilique Saint-Marc, ni le Campanile ou autres lieux prisés et pris d’assaut. Je n’en ai tout simplement pas le courage! Nous allons nous promener dans les quartiers moins fréquentés de la ville: le Cannaregio, les Zattere, le quartier du Castello … et, comme à mon habitude, je me lèverai aux aurores ou rentrerai plus tard pour admirer les lieux mythiques. Pari gagnant, nous avons vu Venise sans la foule!
Arrivée au petit matin à la gare de Santa Lucia. Première impression: sans transition nous voilà entourés de la lagune mais aussi d’un voile de pollution impressionnant!
Venise, jusqu’ici, fut chez moi principalement admirée par l’entremise de la peinture « Vue du Grand Canal » de Canaletto. Aujourd’hui, j’ai cette impression étrange d’être soudainement au centre de son tableau qui par enchantement se serait animé!
Nous déposons nos bagages au paisible Instituto San Giuseppe, à deux pas de la place Saint-Marc.
Nous appelons la gondolière Chiara, une des rares femmes gondolières de Venise, pour faire le grand tour. Commence alors le plus grand luxe de cette étape: Venise paisible, sereine, le calme, les canaux magiques, en dehors des sentiers battus, une gondolière qui nous chante d’une voix cristalline la barcarolle, le chant typique des gondoliers. Une heure à glisser le long de l’eau pour admirer la Venise des Vénitiens! Cela vaudra toutes les autres entrées que l’on n’aura pas faites!
Venise et ses multiples enjeux
Il n’y a pas que les touristes qui menacent Venise, il y a aussi les méduses cannibales et les crabes bleus. Ces espèces invasives, arrivées d’Amérique via les navires, se reproduisent rapidement et n’ont pas de prédateurs naturels. Elles menacent la lagune de la ville et en particulier la faune locale: palourdes, moules, huîtres et moeche. Les filets des pêcheurs se remplissent de ces nouvelles créatures (quand celles-ci ne les déchirent pas!) au détriment des autres.
S’ajoute à cela le dérèglement climatique et la montée des eaux. Venise, tel le Titanic, sombre inexorablement et s’enfonce à raison de presque 3mm par an! Elle joue là son requiem.
Une véritable course contre la montre est engagée pour tenter de sauver cette ville si particulière. Les scientifiques avancent la date de 2100 pour la voir submergée.
Le projet MOSE (Moïse en français), opérationnel depuis 2020, est un projet gigantesque de 78 digues mobiles installées au fond de la mer pour isoler la lagune de la mer lors des fortes marées. Venise est, en effet, soumise entre avril et septembre, à l’acqua alta, la montée des eaux due à de fortes marées. Pour l’instant cela fonctionne mais ce projet est couteux et limité dans le temps. Il ne peut, en effet, être efficace que tant qu’il est activé sporadiquement, lors de tempêtes ou de marées trop importantes. Mais si les vannes doivent trop souvent être fermées ou si la montée des eaux dépasse les 60 cm et que les vannes doivent rester en permanence fermées, la lagune serait alors asphyxiée et la ville se transformerait en egoût à ciel ouvert.
D’autres pistes ont été ou sont toujours envisagées pour tenter de sauver Venise. Il y a la surélévation des quais et pavés. Celle de gonfler le sol en injectant de l’eau sous la ville pour la faire remonter, avec le risque d’engendrer des fissures dans les monuments. De restaurer les marais salants naturels pour servir de tampons aux vagues et aux montées des eaux, ou encore celui de réduire certains canaux jugés trop larges ou de protéger les monuments par des barrières de verre…
L’univers acoustique de Venise
Venise est une ville qui éveille les sens. Elle possède un univers acoustique bien spécifique, un patrimoine immatériel fait de sons naturels, humains ou d’échos urbains. Certains subjugent, d’autres irritent selon ce sur quoi notre ouïe se concentre.
Il y a les sons liés à la lagune, au clapotis de l’eau venant à la rencontre des fondations et des palais, ceux des rames des gondoles, le cri des mouettes, les chants des gondoliers, le bruit des moteurs, des vaporettos et autres bateaux mais aussi le son des cloches d’églises, les pas qui résonnent sur les pavés et les voix des passants et des conversations… Tout cela forme des ondes sonores renvoyées ou amplifiées par les ruelles et les canaux tels des échos qui voyagent d’un lieu à un autre sans plus trop savoir d’où ils proviennent…
À cela s’ajoute l’héritage musical. Que ce soit celui émanant des cafés ou ceux, plus classiques, de Vivaldi, Albinoni, Monteverdi, …
Si l’on est exempté de la nuisance sonore liée aux voitures, totalement absentes de cet environnement, on n’échappe hélas pas aux bruits des roulettes de valises, pauvres oreilles, pauvres habitants!
La nuit, le paysage sonore se transforme encore. L’agitation sonore intense de la journée fait place à une douce poésie faite de murmures, de vibrations légères et de bruissements de pas et voix plus étouffés, un silence quasi mystique.
Wagner avec ses nuits d’insomnies a profondément été marqué par l’ambiance nocturne de Venise.
C’est en écoutant le chant mélancolique des gondoliers résonner sur l’eau qu’il a trouvé l’inspiration pour la complainte du hautbois pour le 3e acte de son opéra « Tristan et Iseult ».
Le soleil s’est couché, nous pas…
Savez-vous ce qu’est un pantegana? Un rat d’égout. Certains aussi gros que des chats! C’est la bête noire des Vénitiens.
La ville a été victime de la peste 69 fois (de 954 à 1793), autant dire que cet animal est leur véritable hantise! On comprend pourquoi à Venise les chats sont traités comme des seigneurs!
On a croiser les doigts pour ne pas croiser de rats! On raconte que si l’on se retrouve nez à nez avec l’un d’entre-eux, vu l’exiguïté des rues, ils pourraient nous foncer dessus, beurk! En réalité c’est parce qu’ils paniquent et ont peur d’être coincés par un Vénitien qui n’hésite pas à les lyncher s’ils en attrapent un. Pour les petits Vénitiens, la pantegana est l’équivalent du Grand méchant loup. Voici une suggestion de visite insolite à Venise: se promener par une nuit de canicule aux alentours du Rialto ou aux Zattere pour les voir surgir des poubelles et des quais « comme des nosferatu miniatures ». Je passe mon tour pour ce genre d’aventure! 😱😉
Jour 3: Venise et départ pour Piran
Venise
Tôt ce matin, l’univers sonore était surtout constitué du son des balais, en fibres de sorgho, frottant les pavés de la place Saint-Marc et d’ailleurs. Venise se refait une beauté pour sa fête anniversaire!
Nous ne l’avons pas fait exprès mais nous sommes venus à Venise le jour de la fête de Saint-Marc, le saint patron de la ville. C’est aussi le jour de la commémoration de la libération de l’Italie en 1945.
À cette occasion la tradition veut que les hommes offrent un bouton de rose (Festa del Bòcolo) à une personne aimée. On en voit partout! Nous ne verrons pas la fête car il est temps pour nous de rejoindre la Slovénie et heureusement car le monde commence à affluer! Nous aurons eu la ville pour nous seuls en se levant tôt, quelle chance et quel plaisir!
Arrivée en Slovénie: Piran
Piran est soeur de Venise. Elle fut, durant 500 ans, sous son emprise! La ville est un ancien port vénitien. Mêmes ruelles, mêmes petites places, même clocher que celui de Saint-Marc, même architecture, même dolce vita! Douce transition donc entre ces deux villes.
La couleur brique des toits contrastent avec le bleu de la mer et le vert des collines.
Ce soir nous avons mangé chez Rostelin, une gostlina, auberge offrant une cuisine locale et authentique.
Magnifique coucher de soleil sur l’Adriatique pour terminer cette journée, nous sommes gâtés…
Jour 4: Thalasso à Portoroz et festivités à Piran
Portoroz
Si l’origine du terme « spa » est belge (c’est bien la ville de Spa qui donna son nom à ce terme générique) la Slovénie a une grande réputation pour ses thalassos!
La tradition des stations thermales remonte au temps des Romains qui avaient déjà remarqué les vertus curatives de cette eau, riche en minéraux.
Nous allons donc découvrir aujourd’hui l’un de ces fameux endroits (nombreux dans le pays).
L’origine du Wellness de Portoroz remonte au Moyen-Âge et aux moines bénédictins qui utilisaient déjà l’eau de mer et les boues pour soigner toutes sortes de maux.
Ces thermes perpétuent la tradition. C’est de l’eau de mer que vous trouverez dans les piscines et le centre offre des soins à base de boue (fango) tout comme des soins spécialement conçus pour les adolescents. Gommage et enveloppement de boues, peeling au sel des marais, séance d’oxygénation, bain à bulles et massant avec luminothérapie…
Sachez juste que cette boue a une odeur forte d’oeuf qui peut surprendre, surtout les narines! La femme italienne me prodiguant les soins me disait: « Adoro questo profumo di fango, che buon profumo, vero? (« J’adore cette odeur de fango, comme ça sent bon n’est-ce pas »?) Et moi de lui répondre: « Si, si… è speciale »!
Mais au final nous voilà avec un corps purifié, on lui doit bien ça à notre corps, un peu de soin et d’attention pour tout ce qu’il supporte et soutient!
La Slovénie est l’un des pays d’Europe les plus fournis en eau: rivières cristallines, lacs glaciaires, cascades, des milliers de sources, la Mer Adriatique…
Il y a plusieurs raisons à cela, des raisons géologiques: son territoire est principalement montagneux et le sous-sol est de nature karstique, ce qui favorise le stockage des eaux de sources. Climatiques ensuite: le pays connait d’importantes précipitations qui alimentent les cours d’eau et nappes phréatiques. Et enfin historiques: la Slovénie est engagée de manière forte dans la préservation de l’environnement, la conservation de ses forêts, l’évitement des cultures intensives et de l’industrialisation lourde, ce qui a favorisé la conservation d’une eau très pure d’excellente qualité.
L’eau ici fait donc partie intégrante de l’identité slovène. À tel point que le pays a inscrit en 2016 le droit à l’eau potable dans sa constitution.
L’eau est gérée de manière durable et n’est pas considérée comme une marchandise. L’eau du robinet (tout comme celle des nombreuses fontaines publiques) est donc gratuite et excellente, elle est sans chlore ni traitements chimiques intensifs et provient très souvent directement des sources de montagne. Ce serait dommage de s’en priver!
Rien d’étonnant donc à avoir ici de nombreuses possibilités d’activités liées à l’eau: pêche, kayak, rafting, baignade, thalasso ou tout simplement la rêvasserie car l’eau étant si pure, elle a encore la capacité de refléter les paysages, le ciel bleu, les verts alentours…
Cette abondance d’eau a cependant un revers de la médaille, le pays figure parmi les plus humides et est exposé régulièrement à des pluies souvent intenses qui peuvent provoquer de fortes inondations comme celle de 2023. Quand il pleut, il pleut!
À la différence de la Belgique où il peut pleuvoir des mois sans interruption, la pluie ici est plutôt moins longue mais plus intense! Nous aurons eu de la chance avec deux jours de pluie sur notre séjour!
Piran
La veille, c’était la fête nationale d’Italie et la fête de Saint-Marc, le saint patron de Venise. Aujourd’hui, nous avons la surprise d’apprendre que c’est au tour du saint patron de Piran d’être fêté: Saint Georges couplé à la fête des sauniers, les artisans récoltant le sel des marais salants des alentours!
Au programme: dégustations de spécialités préparées par les femmes de Piran, défilé en costumes traditionnels escorté de l’orchestre des pêcheurs, grande tombola, moment très populaire auprès de la communauté italienne, suivi de concerts pour clôturer la journée! Même s’il y aura du monde, il n’y a guère de touristes en cette période et cette fête est majoritairement destinée à une population locale ou régionale! C’est donc en compagnie de la population de Piran que nous assisterons aux festivités. Un moment convivial et joyeux. Chaque maison a accroché à sa porte un bouquet de laurier et des banderoles ont été attachées dans les petites ruelles. Honneur aussi au célèbre musicien (violoniste) de la ville: Tartini.
Piran est encore plus belle lorsque l’on prend de la hauteur, notamment en montant au phare ou sur les remparts avec vue sur ses toits oranges et la mer!
Le nom de Piran viendrait de Pyr, le feu installé et alimenté pour guider les bateaux vers Trieste.
Jour 5: La parenzana et les Salines de Sečovlje
Aujourd’hui nous prenons la route en vélo pour découvrir une portion de la piste cyclable La Parenzana.
Une balade magique le long de la côte adriatique qui nous conduira jusqu’aux salines de Sečovlje. Il y a aussi celles de Strunjan en activité depuis le 8e siècle mais se situant à l’opposé.
Si l’eau est la source de la vie, le sel en fait sa saveur! Eau et sel, voilà deux éléments dont la Slovénie est richement fournie.
« Le sel, c’est la mer qui n’a pas pu rejoindre le ciel ».
Parole de sauniers
Piran a été, durant des siècles, le principal fournisseur de sel de la république de Venise.
Elle était surnommée « le grenier à sel de Venise« . Cet or blanc a participé au développement de la ville et à l’édification de ses plus beaux bâtiments.
La balade en vélo était très agréable. Le parfum enivrant des Pittospore du Japon nous aura accompagné tout au long de la randonnée! Sachez qu’à cette période vous n’apercevrez pas les sauniers au travail ni ne verrez la blancheur du sel, on est trop tôt dans la saison. Il faut attendre juin…
Le patrimoine sensoriel de cet endroit est le sel! On le sent avec notre odorat mais on le sent également sur notre peau, tout comme on le goûte sur nos lèvres! Nous sommes parfumés de sel!
Les sauniers travaillent toujours actuellement de manière traditionnelle et artisanale dans la saline. Ils récoltent encore le sel à la main selon les méthodes viellent de 700 ans.
Les marais salants sont constitués d’un écosystème abritant une faune et une flore très riches, rares et précieuses.
Au fait, le saviez-vous? Le sel ne peut pas se passer de la main à la main sous peine de disputes. Si on vous le demande approchez-le de la personne mais ne lui donnez pas! Superstition ou tradition?!
L’histoire du sel est passionnante et d’une grande richesse! Il a joué un rôle majeur dans le conservation des aliments, il apporte, depuis des millénaires, nombre de bienfaits et améliore le quotidien dans la vie des hommes.
Sel de mer ou de terre, naturel ou raffiné, rose, blanc, bleu, gris, noir, fleur de sel, gros sel, sel fin, sel d’Himalaya, sel de Perse, sel indien, sel fou, sel fumé, sel gemme, sel de bain, des marais… il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses…
Utilisé par l’industrie chimique, pharmaceutique, pour la cuisine, la beauté du corps, l’entretien de la maison, les bricolages, le traitement de l’eau, le déneigement des route, … le sel possède de nombreuses vertus et est même indispensable, pour autant qu’il soit consommé en quantité modérée.
Il a aussi servi de monnaie d’échange. Les légionnaires romains étaient en partie payés en ration de sel, le « salarium » d’où provient notre mot « salaire ».
« La marche du sel », entamée par Ghandi pour protester contre la taxe sur le sel imposée par les Britanniques et l’interdiction faite aux Indiens d’en récolter eux-mêmes, ouvrira la voie vers l’indépendance.
Le sel n’est hélas pas toujours blanc ou rose, il a lui aussi ses mauvais côtés. Consommé en trop grande quantité il devient nocif pour la santé, épandé sur le sol, il peut le corroder.
On n’y pense pas toujours mais la pollution des mers et océans par le plastique et les fragments de microplastiques, se retrouvent également dans le sel marin et même dans la fleur de sel (jusqu’à 68 particules pour 100 gr) posant des problèmes de santé tant pour la faune marine que pour les humains qui ingèrent ce sel et donc ces fragments de plastiques.
Selon le WWF, un homme pourrait ainsi avaler jusqu’à 5 grammes de plastique par semaine, soit l’équivalent d’une carte de crédit!
Saviez-vous que ces microplastiques se retrouvent même dans l’atmosphère et contaminent l’air que nous respirons?!
Après l’effort, le réconfort! Swimming pool au centre de thalasso de Portoroz et sa fameuse eau de mer. Journée salée jusqu’au bout!
Jour 6: Les grottes de Škocjan
Levés tôt ce matin pour un trajet un peu laborieux pour arriver jusqu’aux grottes.
Déjà compliqué en temps normal sans voiture, c’est encore plus difficile quand le train ne fonctionne pas! On a pris un premier bus jusque Koper, à l’opposé de la direction, pour pouvoir ensuite redescendre sur Divača (1h30 de trajet en tout pour les deux bus) et de là nous devions marcher 50 minutes pour arriver à l’entrée des grottes! Finalement, un Ukrainien, habitué d’un petit café local de Divača, le Coffee & Pastry shop Kljuec Aurora, où nous prenions notre petit déjeuner, nous proposera de nous y déposer!
Le trajet en bus nous a offert de belles vues sur la région, un paysage très vert fait de collines et parsemé de vignes et d’oliviers puis des hauts plateaux karstiques, le tout sur fond de musique folklorique ou populaire, ou ce qui sonne comme tel à nos oreilles!
Le sous-sol de Slovénie est parsemé de grottes (14.000!) résultant de l’érosion calcaire par l’eau.
Nous en visiterons deux, celle de Škocjan aujourd’hui et celle de Postjuna dans quelques jours.
La grotte de Šckojan est classée au patrimoine mondial naturel et culturel de l’UNESCO.
Cet univers souterrain, silencieux pour la première partie, tempétueux pour la seconde, dû à la présence de la rivière qui dévale, est un monde insoupçonné d’en haut, mystérieux et fascinant.
Il a un pouvoir d’attraction puissant et subjugue. On a l’impression de voyager au centre de la terre, on ressent le sacré des profondeurs, donnant presque l’impression de passer une initiation. Magique! Elle appelle au respect. Cette grotte fait aussi très fort écho à nos lointaines origines où nous vivions nous aussi dans ces lieux!
Galeries, tunnels, salles, rivière et cascades souterraines, gouffres et canyon, pont à couper le souffle, stalactites et stalacmites millénaires, … tant de beauté, on en ressort impressionés et privilégiés d’avoir pu la visiter!
Le trajet en valait donc la peine. Je comptais faire la partie retour jusqu’à Divača à pied à travers un sentier mais au final, les jeunes ayant leur fameuse flemme, nous avons pris un taxi.
JOUR 7: Ljubljana
Ljubljana, positionnée stratégiquement entre l’est et l’ouest, est une petite ville à taille humaine où il fait bon vivre.
Romaine puis, plus tard, française, autrichienne, italienne, allemande et yougoslave elle est depuis 1991 slovène.
Ljubljana est surnommée « la ville des dragons ». Cet animal légendaire figure un peu partout dans la ville: ponts, égoûts, armoiries,… Il est devenu le protecteur de la ville.
Au Moyen-Âge Ljubljana était souvent sous le brouillard et entourée de marais où beaucoup de gaz laissaient échapper des flammes bleues… Un univers assez fantasmagorique donc!
La capitale s’est également vu décerner en 2016 le titre de « Capitale verte d’Europe » et pratique le zéro déchet.
De petites navettes électriques, les Kavalir emmènent gratuitement partout dans le cente-ville qui est depuis plusieurs années totalement piétonnier. Tout comme Piran d’ailleurs.
Jour de pluie, nous avons donc décidé d’aller aux thermes Atlantis (assez excentrés) et avons manger le soir chez « Slovenska Hisa- Figovec« , une des plus anciennes auberges du centre-ville avec une cuisine 100% locale!
Jour 8: Les grottes de Postojna
Nous avons pris le train pour aller jusqu’aux grottes. Le bus en Slovénie est plus rapide mais les paysages sont parfois moins jolis. Le trajet en train donne un bel aperçu du paysage Slovène, vraiment très beau.
Malheureusement notre voyage coïncide avec de gros travaux sur les lignes de chemin de fer. Les trajets sont du coup assez impactés et plus lents. Or ici le train est déjà plus lent que du temps de l’Empire austro-hongrois il y a plus de 100 ans! En soi ce n’est pas pour me déplaire, on a vraiment le temps de voir le paysage! Le hic c’est que les travaux, cumulés à la lenteur de base, il faut déjà beaucoup de temps et de patience pour atteindre un endroit! Même le panneau d’affichage dans le train retarde d’un arrêt!
Pour découvrir cette deuxième grotte et son univers souterrain nous sommes montés à bord d’un petit train datant de 1872.
Dans cette grotte y vit un étrange animal, le Proteus anguinus (Protée anguillard) un poisson aveugle aux allures d’anguille ou de salamandre qui vit presque cent ans et peut se passer de manger durant une dizaine d’années sans peine! Lors de sa découverte les habitants apeurés pensèrent avoir à faire à des bébés dragons sortis des entrailles de la terre!
Bien qu’étant l’habitant le plus célèbre de la grotte, il n’est pas le seul puisque 150 espèces y vivent, la grotte est en effet un milieu de grande biodiversité.
En 1899, le premier bureau de poste souterrain au monde fut installé ici, dans la salle de bal d’où l’on pouvait envoyer une carte postale (qui à l’époque connaissait un grand succès). Vu l’énorme engouement, un deuxième bureau de poste fut installé dans la salle de concert avec chaises, tables et parasols en verre pour protéger les cartes postales et les visiteurs des gouttes d’eau! Le bureau de poste fonctionne toujours et vous pourrez si le coeur vous en dit envoyer vous aussi une carte!
Les grottes en elles-mêmes sont très belles. Différentes de Šckojan. Ici c’est l’élégance, la beauté précieuse, un monde scintillant, un monde de fées et de dentelles. À Šckojan c’est une beauté plus brute et majestueuse, un monde préhistorique ou appartenant aux nains, trolls et gnomes. J’ai vraiment apprécié, dans la deuxième partie de la visite après le train, de marcher dans le silence (nous étions dans un groupe avec audio-guide) et d’un pas très lent permettant d’admirer et de profiter de ces merveilles de la nature.
Nous rentrerons en train sur Ljubljana. Décidement une slow day today!!!
Jour 9: Ljubljana
Il faut parfois savoir renoncer pour mieux apprécier. J’ai pris la décision de rester aujourd’hui à Ljubljana plutôt que de partir voir Velika Planina, un des plus grands villages de bergers d’Europe ayant conservé ses huttes traditionnelles.
Cela aurait encore été compliqué au niveau des transports, d’autant que nous sommes un jour férié, cela risquait d’être fort énergivore. Nous allons donc profiter de cette ville si agréable à vivre et bien belle. Ljubljana a du cachet.
La vielle ville aux ruelles pavées et sinueuses, parsemées de fontaines et de cafés est faite pour la dolce vita!
Sereine, proprette, faite de bâtiments colorés avec potagers ou jardins fleuris à l’arrière, bâtiments élégants Art Nouveau… Cette ville a une belle énergie. On s’y sent vraiment bien!
Il y aurait, selon l’écrivaine slovène Brina Svit, au pied de la statue de Prešeren (le grand poète Slovène) derrière les trois bouleaux, un point énergétique très important.
La ville fut, vers 1920, remodelée, embellie et modernisée par un architecte, Jože Plečnik, élève d’Otto Wagner et grand esprit visionnaire: le célèbre Triple pont faisant la jonction entre la vielle ville et la nouvelle, le marché central, les quais verdoyants de la rivière Ljubljanica, mais aussi parcs, réverbères, escaliers, promenades portent son empreinte.
Ce matin, découverte du château et vue de haut sur la ville, dégustation de spécialités slovènes (les štruklji et les poticas) et découverte du parc Tivoli et le restaurant / Gostilna Čad
Jour 10: Le Lac de Bled
Bled est une petite localité située dans les Alpes juliennes. Son cadre féerique et enchanteur en fait l’un des endroits les plus beaux du monde.
Le lac de Bled est un lac glaciaire aux eaux émeraudes et pures et accueille en son centre la seule île du pays où se trouve le sanctuaire de Marie, bâti sur un ancien temple dédié à la déesse Živa, la déesse de la vie et de la fertilité. Une fois dans l’église on peut y invoquer « Notre-Dame-du-Lac », faire un voeu et sonner la cloche à souhaits pour qu’il se réalise!
Pour accéder au centre de l’île il y a les pletnas, qui comme les gondoles à Venise, se transmettent de génération en génération, depuis des siècles, dans les mêmes familles.
Nous avons fait le tour du lac, +/- 6km.
Nous avons ensuite mangé dans la gostilna, « Restavracija Sova Bled« , auberge typique où l’on mange de la cuisine slovène, vraiment très savoureux!
Bled, en son temps, était aussi le lieu de villégiature de l’élite austro-hongroise et de Tito qui y avait sa résidence et y faisait venir un grand nombre d’hommes d’État.
Nous sommes montés dans son « QG », aujourd’hui le café Belvédère ( construit par Jože Plečnik ) où l’on peut encore y voir de grandes fresques yougoslaves du temps du communisme, à la gloire du peuple et y manger le fameux dessert slovène: le kremšnita, c’est ici le meilleur paraît-il, le plus cher aussi! C’est léger et délicieux! La vue de ce café est magique!
Jour 11: Gorges de Vintgar et thalasso à Bled
Gorges de Vintgar
Ces gorges sont situées dans le Parc national du Triglav. Nous aurons eu la chance d’être les tout premiers à y entrer et donc à avoir les gorges et la vue juste pour nous en passant sur les passerelles en bois longeant la rivière Radovna.
J’ai encore plus apprécié la balade qui a suivi, dans les pâturages avec des vues panoramiques à couper le souffle!
On y a admiré des séchoirs à foin, appelés « kozolec« , faisant partie intégrante du patrimoine vernaculaire de la Slovénie, des potagers, des chalets en bois, des moutons et des vaches… Nous nous sommes ensuite arrêtés pour manger à la gostilna Kurej.
Wellness Živa
Les sources thermales de Bled sont connues depuis l’antiquité. Bled est devenue une station thermale réputée surtout depuis le 19e siècle, notamment grâce à Arnold Rikli, un naturopathe Suisse qui avait une approche holistique de la santé et était réputé pour son programme thérapeutique (air, eau, soleil) aidant à traiter de nombreuses affections.
Nous sommes allés ce soir au Rikli Hôtel, juste à côté de notre chambre d’hôte Penzion Kaps, pour profiter de son fameux Wellness Živà qui perpétue sa vision. Hélas je n’aurai pas pu tester ses saunas, qui paraît-il sont merveilleux, car ma fille n’a pas l’âge. Mais la partie piscines, bassins et jacuzzis est déjà vraiment magnifique et reposante. On a une vue incroyable sur le lac!
JOUR 12: Point de vue d’Ojstrica sur le lac de Bled et lac de Bohinj
Levée tôt ce matin pour une montée très sportive jusqu’au point de vue d’Ojstrica. Je voulais prendre de la hauteur pour avoir un autre aperçu du lac dans son ensemble. Montée très intense mais la vue se mérite! Levé de soleil, silence, chant du coucou, une montgolfière dans le ciel et moi admirant le paysage dans ce coin, magique …
Bohinj est une autre vallée glaciaire au bord des Alpes. La région était connue jusqu’au 19e siècle pour son activité sidérurgique et pour l’élevage alpin ensuite.
Elle a obtenu la plus haute distinction pour son engagement dans la préservation de la nature et de la culture: le label « Slovenia Green Platinium« . C’est un lieu d’excellence.
Le lac de Bohinj est le plus grand de Slovénie. Il a un caractère plus sauvage que celui de Bled, moins touristique aussi.
Situé au milieu de la vallée, il est entouré de montagnes. C’est un lieu fait pour la contemplation, un endroit serein, un lieu qui se suffit à lui-même.
Balade en bateau électrique silencieux traversant tout le lac jusqu’à Ukanc et retour à pied en longeant le lac sur sa rive nord ainsi que la découverte du petit village de Stara Fužina.
Jour 13: Emerald River Adventure
En route pour 11h d’aventure, « L’Emerald River Adventure » organisée par 3Glav Adventure.
Départ de Bled en van à la découverte du Parc national du Triglav et des Alpes juliennes. Pour nous qui n’avons pas de voiture voici l’occasion d’avoir un bel aperçu de la région avec un guide local vivant à Bled.
Au programme:
La vallée de la Soča (gorges et ponts), La vallée de Kranjska Gora et la cascade de Peričnik, une des plus belle de Slovénie, le lac Jasna et ses eaux vert émeraude, la route montant au col de Vršič, point culminant de Slovénie, construite par les prisonniers russes en hiver en 1 mois 1/2 par moins 25 degrés et la chapelle russe qui date de la Première Guerre mondiale. Elle fait partie du « Chemin de la Paix« , sentier commémoratif de 500km qui suit l’ancienne ligne de front de la Première Guerre mondiale.
Même endroit mais datant de la Seconde Guerre mondiale: les foibes. Ce sont des gouffres ou fosses naturelles (dolines) situés dans les Alpes juliennes, à cheval sur l’Italie, la Croatie et la Slovénie. On en compte environ 1700. Elles furent l’objet de massacres sordides passés sous silence pendant des décennies et reste encore à ce jour un sujet très sensible, que ce soit en Italie, en Croatie ou en Slovénie, notre guide n’en parlera pas. Plusieurs milliers de victimes (jusqu’à 10.000), principalement italiennes, y furent sauvagement précipitées, mortes ou vivantes, durant la Seconde Guerre mondiale et dans l’immédiat après-guerre par la troupe de Tito en vue d’un nettoyage ethnique. Lieux vraiment très chargés!
Bovec, ville dédiée aux sports d’aventures en tous genres. C’est ici que l’on fera le rafting sur la rivière Soča: un moment de franche rigolade et de bonne humeur.
Nous passerons également par Velika Korita: de grandes gorges à la couleur émeraude comme sur la photo, la cascade de Boka, une des plus hautes des Alpes juliennes, le Col de Predil: séparant la Slovénie de l’Italie, les sources de Zelenci, une réserve naturelle aux eaux turquoises…
Journée bien remplie, parfaitement organisée, j’ai juste trouvé qu’il y avait trop de temps de trajet, j’aurais aimé voir un peu moins mais marcher un peu plus…
Jour 14: Bohinjska Bistrica
Journée de pluie, nous allons manger bien au chaud à la Gostilnica Štrud’l et faire ensuite une dernière thalasso à l’Aquapark de Bohninj Bistrica avec les montagnes comme paysage de fond! Nous terminons par une visite à la boutique d’artisanat traditionnel et de souvenirs locaux de grande qualité chez Etno Galerija (miel certifié, herbes et plantes aromatiques des montagnes, sculpture sur bois, …).
La Slovénie on l’a vu, est le pays de l’eau et du sel mais il est aussi celui des abeilles! Le miel de la forêt de Bohinj, labellisé Bohinjsko et Med est un des meilleurs du pays.
La Slovénie possède une tradition apicole millénaire. Les abeilles font partie de son identité culturelle et sont même une fierté nationale. Le pays leur porte un véritable amour!
C’est le pays avec le plus grand nombre d’apiculteurs par habitants, plus de 12.000 en ont fait leur métier. Les Slovènes ont bien compris, depuis longtemps, l’importance des abeilles pour la biodiversité et le salut des hommes!
À nouveau ils ont adopté une démarche éco-responsable poussée en faveur de leurs abeilles indigènes, les Carnioliennes. C’est une race d’abeilles travailleuses, paisibles, résistantes, discrètes, dotées d’un excellent sens de l’orientation et qui ne pique que très rarement! Elle est d’ailleurs également protégée par l’Union Européenne.
1/3 de la superficie du pays est classé Natura 2000. Les néonicotinoïdes (insecticides nocifs) sont interdits depuis longtemps. Le miel est donc de très haute qualité.
Les apiculteurs slovènes sont les pionniers de l’apiculture moderne, notamment en déplaçant les ruches vers le pâturage.
Une tradition populaire veut que les panneaux des ruches soient peints. Cela fait aussi partie du patrimoine culturel slovénien.
Les motifs sont tirés de récits, de légendes et de scènes de la vie rurale quotidienne et ont pour thème l’apiculture, la religion, l’éducation, l’humour…
Jour 15: Jesenice, Villach, Salzbourg et train de nuit
Jesenice
Nous sommes à Jesenice, dernière étape en pays slovène. Nous attendons le train qui nous mènera en Autriche: Villach d’abord, Salzbourg ensuite.
Jesenice est surnommée « La ville triste ou déprimante » dû à son activité industrielle et sidérurgique, notamment de l’acier. Un endroit fort pollué et sombre du fait des poussières qui se dégagent de l’activité mais aussi de sa situation géographique puisqu’elle est enclavée.
Petit bilan sur la Slovénie
Nous quittons donc la Slovénie, ce pays vert aux eaux translucides, aux clochers à bulbes ou gothiques trônant au point culminant de chaque petit village, aux toits rouges, orange brique, aux 1001 jardins potagers bien souvent disposés au milieu de nulle part, en pleins champs, dans les montagnes, en ville … Notre guide nous dira que c’est le deuxième sport national après le sport, que les Slovènes ont une passion dévorante pour le jardinage, qu’il y a aussi une émulation à celui qui aura la plus belle parcelle, je veux bien le croire!
Le pays met également au coeur de son identité la gastronomie locale, gage d’excellence qui rejoint les valeurs slow food.
Et tous ces Kozolec, ces séchoirs à foin, à blé ou à maïs en bois couverts d’un petit toit si typique. Lorsque leur fonction première est délaissée, car les machines font le travail à la place, ils servent à stocker et sécher le bois.
Il y a aussi les rapaces: buses, faucons, aigles, vautours… Mais ce que j’ai le plus aimé entendre c’est le coucou! Un peu partout… Et regarder les vaches, les moutons dans ces beaux plateaux ronds et vallonnés.
Ce pays est surnommé « La petite Suisse ». Un lieu où la qualité de vie est encore bien présente et jalousement préservée!
Ljubljana, la capitale, appelle à la flânerie, c’est une capitale très sereine. Piran a su conserver une vie locale authentique et ses traditions maritimes restent bien ancrées et vivantes. Bled est un lieu à part, un endroit d’exception, où la beauté est reine! Nous avons eu la chance de voir ce pays en dehors de la grosse saison touristique!
En Slovénie, tout converge vers ce mouvement de durabilité, de « retour » aux sources ou plutôt non, de continuité car ce pays semble ne jamais avoir abandonné son patrimoine et son équilibre naturel.
Comme quoi non seulement c’est possible mais désirable!
Quand décidons nous de nous y mettre?
Trajet de Villach à Salzbourg
Le trajet de Villach jusqu’à Salzbourg nous a offert des vues incroyables sur les vallées alpines d’Autriche. Il s’agit de la ligne du Tauern, longeant les cours d’eaux de la Drau et de la Salzach. J’avais l’impression d’être dans les paysages de mon enfance quand je lisais Heidi (même si cela se passe en Suisse!).
Salzbourg
Nous sommes fatigués et affamés! Avant de découvrir la ville direction Bärenwirt, gasthaus typique et chaleureuse, on y commande tous les trois un plat typique: Drei schnitzel bitte!
Salzbourg, ville baroque, riche d’art, de culture, d’histoire et de nature. Elle est aussi dotée d’une belle tradition musicale. C’est ici que naquit Wolfgang Amadeus Mozart.
Salzbourg fut prospère elle aussi grâce au sel, son nom d’ailleurs signifie « château du sel ».
La vielle ville, très chic, faite de ruelles étroites parsemées d’enseignes toutes plus belles les unes que les autres, notamment dans la célèbre rue Getreidegasse, de vastes places à l’italienne, de maisons bourgeoises du Moyen-Âge, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Nous avons tout simplement profité de son charme et de son ambiance…
Nous serons surtout allés d’un café ou biergarten à un autre pour faire passer le temps sans plus trop dépenser d’énergie, les batteries sont à plat! Barenwirt, café Tomaselli (le plus vieux d’Autriche, il date de 1700), café Mozart et l’Augustiner Bräu Mülln (2300 places!), un vrai brouhaha, on en ressort avec les oreilles qui bourdonnent mais j’aime beaucoup ce genre d’ambiance conviviale et bon enfant!
Voilà, le voyage touche à sa fin. Dans nos bagages, bien à l’abri, se trouve un petit sachet de sel de Piran, du miel de Bled, des herbes aromatiques des montagnes de Bohinj et quelques chocolats Mozart du Café-Konditorei Fürst.
Jour 16: Retour au pays
Là-bas ou ici, notre place est là où nous sommes en ce moment. C’est là qu’est notre vie, notre espace, notre lieu. Peu importe où se trouve notre adresse postale.
Les nomades plantent leur tente et les voilà chez eux. L’appel d’un ailleurs se fait entendre, ils la replie et les voilà partis, emportant avec eux leur maison et leur présence. Ils ont cette capacité à s’incarner, s’enraciner, s’ancrer pleinement peu importe où ils se trouvent et l’instant suivant de reprendre tout et s’envoler ailleurs.
Et nous, avons-nous encore cette capacité d’habiter pleinement nos lieux de vie, permanents ou éphémères?
Me voilà de retour, dans ce pays bien aimé. Je dépose mes bagages, chausse mes bottes et m’en vais plonger les mains dans la terre… Bienvenue chez moi!
Nos gros coups de coeur
Goûter aux savoureux desserts et glaces slovènes. Les portions sont généreuses, pensez à demander une boule mais deux goûts! Cela se fait ici!
La couleur de l’eau partout, d’une transparence et d’une limpidité incroyable! Avec une mention spéciale pour celle du lac de Bled, de la Soča et des gorges du Vintgar!
Les paysages admirés par la fenêtre des trains ou bus, en particulier l’arrivée en train à Venise, ceux entre Bled et Bohinj, entre Ljubljana et Postojna et entre Villach et Salzbourg et bien sûr ceux vus lors de nos promenades.
Venise
Très tôt le matin, seuls avec les balayeurs de rue….
La découverte du Castello (Av. Garibaldi au petit matin) et au couché de soleil, les Zattere.
Le tour en gondole (sandolo) avec Chiara dans le quartier du Cannaregio.
Piran
La fête des Sauniers, de pouvoir goûter aux pâtisseries confectionnées par les femmes de Piran.
La vue des remparts, surtout au coucher de soleil.
Buller et flâner face à l’Adriatique.
La visite de la grotte de Škocjan.
Ljubljana
Prendre un verre le long des quais et de la Ljubljanica.
Déambuler dans la vieille ville.
Le parc Tivoli et la Gostilna Čad.
La bonne énergie qui se dégage de cette ville!
Lac de Bled
Le tour en barque sur le lac (à la force des bras de mon fils!)
Le Belvédère et la découverte du Kremšnita, fabuleux dessert!
Le Wellness Živa
La promenade via le chemin Sveta katarina, après les gorges du Vintgar.
Le rafting, via Bovec. Je vous conseille vivement cette activité.
Lac de Bohinj
La promenade à pied le long de la rive nord du lac.
Salzbourg
Les enseignes et la vielle ville.
Le Gasthaus Bärenwirt et le Biergarten Augustiner Braü Mülln.
Nos adresses préférées et petits conseils
Partir à cette période de l’année a ses avantages: prix attractifs pour les réservations, pas vraiment de touristes et contacts plus importants avec les locaux, beau mais pas trop chaud, beaucoup de festivités, …
Mais aussi ses inconvénients: bien des activités ou sentiers ne sont pas encore ouverts ou accessibles en cette période.
Attention aussi, sur le séjour nous avons eu cinq jours fériés (25/04 Venise, 26/04 fête à Piran, 27/04 jour férié en Slovénie, 01 et 02/05 également, beaucoup de lieux fermés et moins de transports en commun ce qui complique les choses mais cela ne nous a pas empêchés d’en profiter autrement.
Nous avons séjourné 1 nuit à Venise, 4 nuits à Piran, 3 nuits à Ljubljana, 5 nuits à Bled et deux nuits dans les trains (à l’aller et au retour).
Pour préparer votre voyage n’hésitez-pas à visiter le site de Slovénie Secrète: https://slovenie-secrete.fr/
ou encore le portail touristique Slovène : https://www.slovenia.info/fr
Stuttgart
Eis-Pinguin, marchand de glaces, Eugensplatz 2A
Venise
Instituto San Giuseppe, Institut religieux historique calme et économique, très bon acceuil et à deux pas de la Place Saint-Marc, Calle al Ponte de la Guerra. Réserver longtemps à l’avance! Attention: fermeture des portes à 23h!
Faire un tour en gondole avec Chiara: https://www.venise1.com/gondole-avec-chiara/
Farini, boulangerie, pizzas à la coupe et bistrot, plusieurs adresses.
Bon à savoir
A votre arrivée à Venise si vous n’avez pas beaucoup de temps et n’êtes pas trop chargés, évitez le vaporetto (beaucoup de monde, il faut attendre longtemps son tour!) et allez-y à pied, vous aurez le temps plus tard de le prendre à votre aise!
Piran
Porthouse Apartments, Zupanciceva 18. Idéalement situé!
Rostelin, Gallusova ulica 2. Restaurant de pâtes fraîches.
Nasa Pekarna, boulangerie, Via Fran Levstik 1. Ouvre dès 6H30. Délicieux burek, pas trop gras. Peut mieux faire pour l’accueil selon moi…
Pri Mari et Fritolin, pour ceux qui aiment le poisson.
Bon à savoir
La fête des sauniers a généralement lieu fin avril.
Pour la location de vélo, je vous conseille vivement Luma Sport, personnel très serviable https://lumasport.com/
Pour aller aux salines via la Parenzana, une fois dépassé la Marina de Portoroz ne continuez pas tout droit mais suivez l’indication: « Kamp Lucija« , rentrez et traversez tout le camping pour vous diriger vers les salines!
En avril/mai, ce n’est pas le bon moment pour admirer le travail des sauniers ou le sel blanc dans les salines. Il faut attendre juin.
SCKOJAN
Coffee & Pastry shop Kljukec Aurora, Kolodvorska ulica 3a, à Divača, à côté de la gare, atmophère rétro cosy, excellentes pâtisseries faites maison et gentillesse!
Juste à côté se trouve également la Gostilna Picerija Etna.
Bon à savoir
Pour les grottes, interdiction de prendre des photos, même sans flash!
Si vous voulez profiter au maximum de la vue, mettez-vous tout derniers, vous aurez plus de temps pour admirer et en plus si vous vous retournez il n’y aura que vous et la vue majestueuse des grottes!
Aprés la visite des grottes il est possible d’emprunter un très beau sentier pour rejoindre l’entrée plutôt que de reprendre l’ascenseur mais il n’était pas encore ouvert fin avril. De même, la navette qui fait la jonction entre la gare de Divača et les grottes n’était pas encore en fonction. Possibilité d’appeler un taxi (listing à l’accueil, +/- 20€).
Ljubljana
Slovenska Hiša Figovec, Gosposvetska Cesta 1. Un des restaurants les plus anciens réputé pour sa cuisine slovène traditionnelle.
Moji Štruklji Slovenije, Marché central de Ljubljana.
Špica Caffe, Gruberjevo nabrežje 20. Parfait pour rêvasser!
Fetiche Patisserie, Mestni trg 10. Haut de gamme, une merveille pour les yeux comme pour les papilles!
Vigò, glacier, Mačkova ulica 2. Aussi Cacao, Petkovskovo naabrezje 3. Demandez une boule mais deux goûts!
Si vous aimez le bon café ne manquez surtout pas Café Čokl, Krekov trg 9 et Črno Zrno Specialty Cofee, Gornji trg 17. Le barista commencera par vous demander « Where are you from? » et ensuite vous choisirez votre café fait sous vos yeux tout en discutant avec lui! Minuscule endroit, un des meilleur café du monde!
Gostilna Čad, cuisine des Balkans, très bel emplacement et très bonne cuisine.
Bon à savoir
Ne prenez pas le funiculaire pour monter au château, montez par la rue Reber et redescendez par la ruelle ulica na Grad.
Si vous voulez avoir un magnifique point de vue sur la ville, rendez-vous à Neboticnik, un rooftop incroyable. Stefanova ulica 1. Entrez dans le hall, prenez l’ascenseur et montez au 12e étage. Pensez à admirer l’escalier en colimaçon aussi! Vous pouvez aussi y aller sans consommer.
Odprta kuhna, Pogačarjev trg. Cuisine ouverte, Street food en plein air les vendredis de mi-mars à mi-octobre, s’il ne pleut pas, +/- 60 stands de cuisine traditionnelle slovène ou internationale.
Bled
Zima, Grajska cesta 3. Très bonne pâtisserie, vous pouvez y acheter le kemšnita pour la moitié du prix de celui du Belvédère!
Restavracija Sova Bled, Ljubljanska cesta 8. Très bonne cuisine!
Gostilna Pri Planincu, Grajska cesta 8.
Restavracija Union, Ljubljanska cesta 9.
Penzion Kaps, Želeška cesta 22. Maison d’hôtes calme, confortable, super literie, idéalement située.
Emerald River Adventure, 3 Glav Adventure. Je vous recommande de faire le rafting sur la rivière Soča (durant cette journée ou en dehors!). https://www.3glav.com
Bon à savoir
Pour les gorges du Vintgar, une navette gratuite vous y conduit, départ de la gare des bus de Bled Union soyez là à l’avance, surtout s’il y a du monde. Le meilleur moment pour y aller est dès l’ouverture. Ne manquez pas la promenade après les gorges en passant par la forêt, continuez ensuite via le chemin de Sveta Katarina, très belle promenade et vue panoramique. Direction ensuite la Gostilna Kurej, Blejska cesta 6 et retour au lac de Bled via le château.
A 7 minutes en bus de Bled, vous pouvez visiter le Musée de l’Apiculture, Linhartov trg 1, Radovljica.
Bohinjska Bistrica
Gostilnica Štrud’l, Triglavska cesta 23.
Les thalassos en Slovénie
Nous en avons fait quatre: Les thermes de Portoroz (piscines à l’eau de mer et programme de soins spécifiques pour les ados! A deux pas de là Cacao Portoroz, Obala 14, café-glaces), Atlantis à Ljubljana (attention assez excentré), le Wellness Živa à Bled (notre préféré) et l’Aquapark de Bohinj.
Sachez que l’accès aux saunas ne sont pas accessibles aux moins de 15 ans. Je ne pourrai donc pas vous parler de cette partie-là.
Pour ramener quelques spécialités…
Nous avons acheté des spécialités et notamment du miel au petit marché local de Piran mais aussi chez Na Kilo à Bled (épicerie vrac, écoresponsable et de produits locaux) et au marché local de Bled et enfin à Bonhinj Bistrika chez Etno Galerija, magasin de produits artisanaux de qualité. Pour le miel, privilégiez les producteurs locaux et l’appelation « Med« .
Salzbourg
Augustiner Bräu Mülln, Lindhofstraẞe 7.
Bärenwirt, Müllner Hauptstraẞe 8.
Café Tomaselli, Alter Mark 9.
Balkan Grill Walter, Getreidegasse 33.
Ce qu’on aurait aimé faire et que l’on n’a pas fait
Stuttgart
Le Linden Museum et le Feuersee
Venise
Faire la visite du Palais des Doges et de la Basilique San Marco
Voir Burano et faire un tour dans les îles alentours.
Prendre le ferry pour Piran.
Passer par Trieste et découvrir la ville.
Šcokjan
Prendre le chemin à la place du funiculaire après la sortie des grottes, il n’était pas encore ouvert.
Ljubljana
Visiter la maison de Jože Plečnik.
Bled
Se baigner dans le lac, l’eau était encore trop froide!
Faire du Paddle sur le lac, la location ouvrait une semaine plus tard…
Il existe aussi des kayaks transparents pour une balade de nuit sur le lac avec éclairage des fonds au moyen de lampes LEd installées sur le kayak. Certes ce doit être magique mais pensons à l’impact négatif et perturbateur de cette activité sur la faune aquatique. Nous y avons renoncé. C’est d’ailleurs étonnant de la part d’un pays si attentif à la protection de l’environnement de proposer ce genre d’activité!
Musée de l’Apiculture à Radovljica.
Mais aussi
Velika Planina. Les gorges de Pokljuka: il pleuvait ce jour-là, c’est alors fortement déconseillé. Et on aurait aimé pouvoir prendre un peu plus le train…
Vous pourriez être tentés par d’autres circuits en train via ce lien.
N’hésitez pas à lire mon article « Livre pour voyager et s’inspirer« , vous y trouverez quelques pistes de lecture pour vous imprégner des lieux avant de partir…
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