Touriste et voyageur, un peu, beaucoup, passionnément!

J’aime voyager. J’aimerais pourtant être davantage voyageuse que touriste mais quelle difficile frontière à traverser!

Touriste je le suis, forcément. Je prends des photos des plus beaux spots que je ne veux pas rater, je consomme, je m’installe à des tables renommées, je m’achète des souvenirs, je réserve via des plateformes, mes chemins sont bien souvent dictés par les livres de voyage et mes lectures, je réserve des visites guidées… bref, difficile d’y échapper.

J’espère juste être plus responsable que ce qui se cache derrière cette étiquette!

Que faire alors pour l’être ne fût-ce qu’un peu moins et vivre un voyage malgré tout plus authentique?

Le voyageur est forcément aussi un touriste mais un touriste n’est pas forcément un voyageur…

Si un « touriste » est d’abord et avant tout un consommateur (d’attractions touristiques, de biens en tous genres) en en voulant pour son argent, cherchant à obtenir La photo des lieux à ne pas manquer, passant ses journées au soleil au bord d’une piscine ou d’une plage avec un hôtel « all inclusive », quelqu’un qui voyage en groupe guidé dans toutes ses activités sans sortir des grands circuits touristiques alors je peux me dire que je ne le suis pas vraiment…

Mais suis-je pour autant une voyageuse? Les nomades, les tsiganes et autres gens du voyage, les explorateurs sont des voyageurs, moi non.

Alors comment l’être un peu plus que simple touriste?

Voyager, c’est découvrir le monde et se frotter à d’autres cultures.

« Le voyageur à la volonté de découvrir le monde, il recherche avant tout l’expérience, la découverte et l’échange. Souvent il voyage hors des sentiers battus, loge chez l’habitant, dans des auberges de jeunesse, de petits hôtels. Le confort n’est pas sa priorité. Il peut faire du bénévolat pour s’enrichir d’une nouvelle expérience ou histoire de gagner un peu d’argent pour continuer sa route. Il mange local, s’il peut faire une activité seul, sans passer par une agence, il le fera ».

« Le voyageur part de manière indépendante pour découvrir un lieu à sa façon. Il se déplacera d’un lieu à un autre… Il tente de découvrir une dimension humaine que le touriste n’a pas forcément le temps ou l’envie de voir ».

Finalement, je me dis qu’il n’y a pas en soi de bonnes ou mauvaises façons de voyager. Avons-nous besoin d’opposer constamment le blanc et le noir, n’est-ce pas une déformation propre à notre culture occidentale d’être dans la dualité!

L’important, c’est de voyager en conscience, avec tout le respect que l’on doit à cette planète, tout en y trouvant du plaisir, de la joie, du partage et que l’on revienne enrichi par nos découvertes, nos rencontres et nos partages.

Voyager, c’est l’aventure, sortir de sa zone de confort et découvrir d’autres choses, c’est avant tout un état d’esprit.

Voilà, tout ça pour ça mais il est bon parfois de se poser des questions…

« Chacun sa route, chacun son chemin… »!!!

« Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace »

Alexandra David Neel

« Le vrai voyageur n’a pas d’itinéraire et n’a pas l’intention d’arriver »

Lao Tseu

Si vous voulez voyager autrement, vous pourriez être intéressés par l’article « Cultiver l’esprit d’aventure » ou encore « Sardaigne, voyager autrement« .

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