Sardaigne
Circuit slow travel et Wwoofing dans le sarrabus
18 jours – Octobre 2025
Bruxelles – Toulon – Porto Torres -Alghero – Wwoofing Sarrabus – Cagliari – Nuoro – Cala Gonone – Porto Torres – Marseille – Bruxelles
LES TRAINS, Ferries et Bus
Pour ce circuit slow travel voici les différents trains et bus empruntés:
Jour 1: Arrivée en train à Bruxelles-Midi
Jour 2: Train direct Eurostar Bruxelles-Midi – Paris Gare du Nord, +/- 1H20
Train TGV direct Paris Gare de Lyon-Toulon, +/-3H50
Jour 3: Corsica Ferries Toulon-Porto Torres, +/-12H de traversée (Nuit)
Jour 4: Bus n°714 Porto Torres-Alghero, +/- 1H (1 toutes les 4H), direction Via Catalogna, direct.
Jour 6: Train Alghero-Sassari, +/- 36′ (toutes les heures)
Train Trenitalia Sassari-Cagliari, +/- 3H39 (Attention très peu!)
Bus 101 ou 103 Cagliari-San Vito, +/- 1h (plus en fonction du trajet qu’il fait!), direction San Vito
Jour 13: Bus 101 San Vito-Cagliari, de 1H à 2H de trajet, arrêt au terminus.
Bus 9342 Cagliari-Nuoro, +/- 2H30 (ou ligne 433 mais plus long!), arrêt au terminus, gare routière de Nuoro.
Jour 14: Bus ligne 520 Nuoro-Cala Gonone, +/- 1H (env. 5/jour), arrêt au terminus.
Jour 17: Bus 520 Cala Gonone-Nuoro, +/- 1H
Bus 9341 Nuoro-Sassari +/- 2H, arrêt au terminus, Via Padre Zirano.
Bus 719 Sassari-Porto Torres, +/- 30′
Ferry Porto Torres-Toulon, +/- 12H (Nuit)
Jour 18: Train TER Zou Toulon-Marseille St. Charles, +/- 50′ (Toutes les 20′)
Train direct SNCF Connect Marseille St. Charles-Bruxelles-Midi, +/- 5H30.
Bon à savoir
Cela semble être beaucoup de transports mais grâce à eux nous avons vraiment vu de très beaux paysages et eu un bel aperçu de la Sardaigne!
Pour la côte est de la Sardaigne il n’y a pas de liaison en train.
Pour la côte ouest: il y a quelques liaisons en train mais c’est le bus qui relie le mieux les différents endroits de l’île.
Les bus sont principalement gérés par la compagnie ARST: https://www.arst.sardegna.it/
Il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Sachez que FER veut dire « Jours ouvrables », GIO « Trajets journaliers » et SCO « Scolari » (donc pas durant les congés scolaires!).
En été des bus supplémentaires relient certaines plages. Les bus sont confortables, silencieux et à l’heure!
À Paris, pour aller de la Gare du Nord à la Gare de Lyon, prenez le RER D, direction sud Corbeil-Essonnes-Melun-Malesherbes, +/- 15′, environ un tous les quarts d’heure. Prévoyez large car on n’est pas à l’abri d’un « couac » sur le réseau!
À Toulon, pour le ferry, si comme nous vous êtes à pied, soyez au minimum 30′ à l’avance, plus si vous êtes en voiture. Vous pouvez vous présenter pour embarquer jusqu’à deux heures avant le départ! Dans le ferry plusieurs restaurants, bars et aires de jeux.
Porto Torres: pour aller de Porto Torres à Alghero, il est possible de prendre un train de Porto Torres à Sassari, 15′ puis de Sassari à Alghero, 1h40 mais c’est beaucoup plus long!
Pour le bus, l’arrêt à Porto Torres se trouve juste en face du port, via Mare. Pour acheter les tickets allez dans le bâtiment juste en face de l’arrêt, la Stazione Marittima, ou directement dans le bus mais le ticket sera plus cher.
Pour le retour une navette gratuite vous conduit de la gare routière au port maritime pour l’embarquement dans le ferry.
Cagliari: pour aller jusqu’à San Vito prendre le bus à la gare routière Arst juste à côté de la gare ferroviaire, Piazza Giacomo Matteotti 8.
Les trajets en bus Cagliari-Nuoro et Nuoro-Cala Gonone sont vraiment très beaux!
À Nuoro, la gare routière (la stazione Arst di Nuoro) est un peu en marge du centre, comptez un bon quart d’heure de marche. Attention, il est interdit sur le parking des bus de couper court, vous devez longer les murs, sécurité oblige!
Comment remettre en question sa manière de voyager?
Partir quelques jours permet difficilement de s’impregner d’une autre réalité locale, d’avoir le temps de se poser vraiment, de rencontrer l’autre, une autre culture ou d’être tout simplement un « voyageur vagabond ».
Bien souvent on voyage tout en préservant nos bulles de confort, d’habitudes, de repères, facile, très facile… trop facile…?
La découverte peut-elle être ainsi au rendez-vous? La solution est-elle de partir pour une plus longue durée? Mais dans ce cas on se heurte vite à d’autres contraintes: l’école, le travail, les finances… Pas impossible mais c’est un autre projet.
Autre possibilité: revenir sur un même lieu. Ayant assouvi notre désir de voir tel ou tel endroit on peut dès lors davantage savourer et s’imprégner de l’endroit, de ses habitants et de leur culture.
Pour moi c’est un vrai dilemme car j’avoue j’ai vraiment du mal à revenir à un même endroit, tout comme relire un même livre, réserver un même hôtel ou appartement aussi géniaux soient-ils! Et pourtant je le sais pertinemment, moi qui aime microvoyager autour de chez moi, on ne verra et expérimentera jamais deux fois la même chose, la joie de la découverte et de l’émerveillement est sans cesse renouvelé, approfondi… Mais le monde est si vaste, il y a tant à voir, à découvrir! Je ne résiste pas à l’appel d’aller voir ailleurs! C’est comme ça …
Et tant que j’y suis, quelle est cette manie de se focaliser sur la découverte des grandes villes d’Europe ou du reste du monde? Certes, elles sont plus facilement et rapidemment accessibles, surtout si, comme moi, on voyage sans voiture. Mais ne se ressemblent-elles pas toutes dans leur fonctionnement et leurs dispositions?
Qui peut dire en ayant visité la capitale d’un pays qu’il connaît ce pays? La réalité d’un peuple, d’une culture ne se réduit pas et ne s’appréhende pas à la seule visite de celles-ci. A l’image de notre système agricole ou notre mode de pensée, quelle perte de biodiversité! Quel appauvrissement!
J’en étais là de mes réflexions au moment où le choix du prochain voyage se posait.
Je n’en démordais pas, je voulais malgré tout tenter une autre approche, pouvoir me glisser davantage dans l’esprit du lieu, l’art de vivre de ses habitants, prendre le temps de se poser, d’observer, de promener en savourant l’instant, sans plus me dire qu’il est compté et pire, qu’il faut le « rentabiliser » 😱
Il devait y avoir moyen…
« Tout ce qui n’a que hâte n’aura fait que passer, ce n’est que séjourner qui seul nous initie ».
« Sì, viagggiamo! »
« Bonjour F., Nous aimerions pouvoir partager un moment de votre vie dans le courant du mois d’octobre 2025. Ce serait pour nous notre première expérience de Woofing*. Celle-ci me paraît juste dans ma démarche entreprise auprès de mes enfants et de moi-même. Elle permettrait … » Lucy • 14 mars 2025.
« Ciao, saremo felici di ospitarvi volentieri! » F. • 04 avril 2025. (Bonjour, nous serons heureux de vous accueillir).
C’est ainsi que démarra cette nouvelle aventure!
*Wwoofing: réseau mondial de fermes bio qui accueille des voyageurs pour partager leur savoir-faire, leur quotidien et leurs activités contre le gîte et le couvert.
« Seul le fou parcourt en courant le chemin de la vie sans s’arrêter pour observer la beauté de la création »
En route pour la Sardaigne!
Nous allons donc cette fois poser nos valises pour sept jours au coeur des montagnes dans la famille sarde dont je tairai le nom et l’endroit préci par respect pour leur vie privée.
Nous allons, des heures durant, travailler et partager leur vie, leur quotidien, leur culture sarde. Prendre soin des animaux, ceuillir des olives, fabriquer des briques en terre et paille, entretenir le potager, se laver dehors avec une douche de fortune, aller à pied ou à vélo pour rejoindre le village ou la plage…
Juste être là, vivre ensemble les journées et les soirées, partager des émotions, des savoirs-faire, des points de vue…
J’avais hâte de conduire mes adolescents épris de virtuel dans des lieux où, ma foi la vie semble bien plus réelle, plus palpable, plus vibrante…
Vivre dans une petite localité perdue dans la montagne, en collectivité et dans la promiscuité, devoir s’habituer à un autre mode de vie et se débrouiller sans vraiment d’électricité, sans eau chaude sortant du robinet, sans wi-fi ni connexion ou très peu, en prise avec d’autres coutumes, une autre langue, d’autres manières d’être, d’autres habitants…
Je crois, j’espère que cela va les aider à s’adapter dans la vie, à les faire grandir et réveiller en eux un désir de vivre plus fort, plus juste, plus essentiel et qui sait, peut-être marquer un tournant dans leur vie?
Pour moi-même aussi j’avais hâte! Hâte de me reconnecter à l’essentiel, à la puissance de la nature, de la terre, du minéral, à une relation humaine plus authentique, moins biaisée, plus riche me semble-t-il.
Tout ne sera probablement pas facile, c’est un vrai challenge, un beau défi mais le jeu en vaut la chandelle comme on dit! Nous allons donc tenter l’expérience, tenter de rester ouverts, sans a priori ou idées préconçues, tenter de donner le meilleur de nous-mêmes.
« Je ne vois qu’un moyen de savoir jusqu’où on peut aller. C’est de se mettre en route et de marcher ». (Henri Bergson).
Aussi il est l’heure d’ouvrir notre porte. Avanti!
Jour 1: Départ pour Bruxelles
Nous allons passer la nuit à Bruxelles pour pouvoir prendre tôt notre train le lendemain matin.
Jour 2: Départ pour Toulon
Première étape: Paris Gare du Nord. De là nous avons pris le RER D pour rejoindre Paris gare de Lyon et sommes montés dans notre train pour Toulon. Ce sera assez pour les transports pour ce jour! Tous les trains ont roulé sans retard!
Toulon
Toulon, son point de vue magnifique du Mont Faron accessible à pied ou en téléphérique, sa rade, l’une des plus belle du monde et son célèbre marché provençal Cours Lafayette.
Toulon et son bagne qui inspira Victor Hugo pour son roman « Les Misérables », son port militaire, fleuron de la flotte française qui marque les esprits et laisse planer l’ombre d’une menace…
Toulon, ville de Provence signifiant « Pied de montagne » et parfois associée au dieu celte Telo, dieu des eaux.
Jour 3: Toulon et départ pour la Sardaigne en Ferry
Toulon
Ce matin, nous sommes allés randonner le long du Sentier du Littoral, le même que celui que j’avais emprunté à la Côte Bleue (un autre tronçon).
Un regret: nous n’avons pas pensé à prendre nos maillots, quelle erreur! Il fait si beau, si chaud! On avait tellement envie de « plouffer » comme disaient mes enfants plus petits!!!
Après avoir dîné face à la mer au Petit Sud sur la plage du Mourillon nous voici embarqués sur un bateau de croisière pour aller voir de plus près la rade et la flotte navale. Ce n’était pas prévu mais mon fils en avait fort envie!
Embarquement dans le ferry
17h nous sommes dans le ferry, départ dans une heure! Durant la traversée nous serons en « mode avion » pour éviter que notre forfait n’explose!
Jour 4: Arrivée à Porto Torres et départ pour Alghero
Porto Torres
La nuit a été bonne. Un beau croissant de lune roux veilla sur nous et le ferry glissa doucement sur l’eau calme. Il est 5h30, l’équipage nous réveille car Porto Torres est en vue et le bateau accostera comme prévu à 6h30. Nous voici en Sardaigne!
La première sensation forte ressentie en arrivant sur l’île est olfactive: le parfum de la Sardaigne: mélange de salinité et de végétaux odorants qui nous enveloppent et nous transportent. Mais ce qui m’a le plus impressionnée ce matin c’est le piaillement d’un nombre incalculable d’étourneaux célébrant la levée du jour!
Première leçon de la journée: ne pas toujours se fier aux horaires de bus! Départ prévu du nôtre: 8h33. Départ effectif: 8h24!!! Ouf on était là en avance!
Durant tout le trajet le chauffeur de bus aura eu une communication téléphonique animée et nous avons frémi à plusieurs reprises lorsque nous le voyions lâcher le volant pour parler à l’aide de ses deux mains sans vouloir les y remettre! 😱
Nous avons déjà eu droit à de très beaux paysages au travers de la vitre. Nous allons prendre pas mal de bus qui nous permettront ainsi d’avoir un bel aperçu de la Sardaigne.
Alghero
Alghero fut sous contrôle génois jusqu’au 14è siècle puis espagnol durant plus de 300 ans. On y parle encore catalan (par 30% de la population).
Alghero est charmante. Nous nous sommes promenés sur ses remparts, avons déambulé dans le vieux centre et longé les bords de mer. Nous nous sentons en vacances…
Cette après-midi nous avons visité la Grotte de Neptune, vraiment très belle bien que ce soit une visite à la « queue leu leu » et menée tambour battant par les organisateurs. On n’a pas vraiment eu l’occasion d’admirer à notre aise ces splendeurs…
Nous allons ensuite nous reposer à la plage et ne ferons plus rien d’autre!
Jour 5: Alghero et rencontre avec les dauphins
Alghero
7h15, le soleil va se lever, moi aussi! J’ai rdv avec les remparts d’Alghero pour une petite promenade solitaire!
Que j’aime ce moment de luxe où dans le silence du petit matin je peux profiter du lieu pour moi seule (avec tout de même les chats de la ville qui font eux aussi leur balade sur les rochers du bord de mer).
J’aime ensuite rentrer dans un petit bar et pouvoir, à la dérobée, partager un instant et un café parmi les locaux… Ce matin je jetterai mon dévolu sur le Cirio.
8h30, il est temps d’aller réveiller mes jeunes car aujourd’hui nous avons également rendez-vous avec les dauphins!
Observation des dauphins avec Progetto Natura
Notre passage à Alghero est l’occasion pour nous d’aller observer les dauphins et de tenter de mieux connaître leur univers, à quoi ils sont confrontés et cerner leur mode de vie… mais je souhaitais que cela se fasse dans le respect de la nature et de cette communauté animale.
Pour cette expérience, je me suis donc tournée vers Progetto Natura qui fait partie du groupe Mare Terra, axé sur le modèle de tourisme durable assez poussé et détenteurs du label High Quality Whale-Watching.
Cet organisme cherche à minimiser l’impact sur l’environnement et évite de perturber les dauphins.
Tout au long de notre excursion une distance sera respectée entre eux et nous, là où souvent le réflexe serait d’approcher au plus près pour mieux les voir ou chercher le contact, tenter de les toucher.
Vous embarquez sur le bateau avec non pas de simples guides touristiques mais des scientifiques fortement engagés et passionnés, là pour, d’une part, en profiter pour observer et étudier les cétacés et, d’autre part, pour sensibiliser et partager leurs connaissances sur ces animaux qu’ils connaissent et étudient depuis longtemps.
Démarre l’attente et la tension. Puis arrive l’instant excitant et magique où l’on voit enfin pour la première fois l’animal sortir de l’eau. La rencontre avec les dauphins aura bien lieu !
Je pensais que cette expérience serait un des « moments forts du voyage », un rêve accompli pour les enfants et un moment d’émerveillement : voir les dauphins ça fait rêver ! Oui… mais…
Je n’imaginais pas en montant dans le bateau que j’allais à ce point avoir du mal à vivre et à apprécier ce moment car je me suis sentie dans la peau d’une traqueuse, pistant ces animaux et étant aux aguets comme des chasseurs.
J’avais juste une hâte : qu’on les laisse tranquilles et qu’ils vivent leur vie sans à avoir à être sur le qui-vive et dans des stratégies d’évitement pour éviter d’être percutés et blessés. Car, sur ces trois heures, nous en avons vu des bateaux à moteur fonçant droit devant eux sans prendre conscience des êtres vivants là dans l’eau sur leur chemin. Ou d’autres qui, les ayant repérés cherchent à s’en approcher à tout prix et au plus près, sans songer au stress et perturbations que cela provoque chez eux.
Je n’ai pas apprécié cela MAIS, pour autant, sans cette sortie en mer je n’aurais pas aussi intensément pris conscience de tout cela. Grâce à Progetto Natura, société d’écotourisme scientifique, on ressort du bateau en ayant bien compris les enjeux.
Tout au long de cette sortie en mer ils auront respecté ces animaux via une approche très délicate et auront su nous partager l’émerveillement, les connaissances et les difficultés liées à ce peuple de l’eau.
« On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l’on aime ».
Commandant Jacques-Yves Cousteau
Oui, connaissance et émerveillement sont nécessaires pour pouvoir respecter ou avoir envie de préserver ou d’alerter les hommes sur leurs comportements inadéquats !
En cela, une excursion avec Progetto Natura est vraiment parfaite, n’hésitez pas !
Jour 6: Départ pour le Wwoofing dans le Sarrabus
7h20, nous sommes dans le bus (à l’heure!) et entamons la grande traversée de la Sardaigne pour rejoindre F. et expérimenter le Woofing.
Nous allons y passer la journée. Bus-Train-Bus-Marche. Il va nous falloir s’armer de patience et de courage!
Magnifique levé de soleil sur le pays sarde!
Alghero-Sassari en bus, voilà une première étape de faite!
Nous avons 1h30 de battement avant l’arrivée de notre train pour Cagliari. J’en profite pour aller chercher de quoi petit-déjeuner mais je me rends compte que l’on est lundi et qu’ici tout est fermé!
Je finirai par trouver un petit bar ouvert et ramènerai trois pauvres croissants!
En chemin j’ai eu l’occasion d’entre-apercevoir un petit bout de Sassari, ville qui semble bien désuète mais non dépourvue de charme…
Comme c’est étrange une gare où il n’y a qu’un train d’affiché pour la journée: le nôtre!
En Sardaigne, le réseau ferroviaire n’est pas très développé et existe uniquement sur la côte ouest. Pour la côte est il n’existe que les bus. Ce sera donc quasi le seul train que nous prendrons. Nous aurons le temps d’observer le paysage par la fenêtre car les trains sont, en plus, réputés pour être très lents!
À Cagliari, après 3 heures de train, le temps de transfert est court, nos estomacs crient famine! Nous grimpons dans le bus qui nous mènera à notre dernière étape, arrêt à San Vito.
Le voyage fut long, un peu stressant surtout pour la dernière section où nous n’avions que 20 minutes de la gare des trains pour trouver l’arrêt de bus, acheter les tickets et trouver à manger! Mission accomplie!
Petit stress dans le dernier bus qui nous dépose au milieu de nulle part: impossible de contacter F. et le prévenir de notre arrivée. Je tente de garder mon calme et fini par comprendre pourquoi: j’avais enregistré le no de tél avec le 0039 et mon téléphone y avait rajouté le +39!!! Ouf… Tutti va bene! C’est parti pour une autre aventure!
Premiers contact avec le lieu et ses habitants
Laquelle de ces voitures qui passent sera celle de F.? Une Porsche arrive: non, je ne crois pas! Une petite voiture blanche sans permis passe: pourquoi pas… Mon fils: « Oh non maman quand même pas! » Apparemment non… On attend et tout à coup déboule une autre voiture où je reconnais le visage vu sur les photos, c’est lui! Là, à la vue de la machina, mon fils se tourne vers moi et me dit: « oh t’abuses maman »! Gloups! Le temps de leur redire: »On reste ouvert sans jugement » et on monte dans la carriole! Par réflexe je fais le geste pour attacher ma ceinture mais je me ravise aussitôt! Nous nous enfonçons dans la montagne pour finir par rouler sur des chemins de terre remplis de cailloux. Comment cette voiture parvient-elle encore à tenir debout? Mystère!
F. ne parle guère, c’est un montagnard pur jus. Heureusement je le savais via les commentaires lus sur la plateforme du Wwoof! Ne surtout pas se formaliser même si on aurait aimé un accueil un peu plus chaleureux!
L’ entrée en matière fut plutôt rude: aussitôt arrivés nous sommes laissés à nous-mêmes et découvrons, seuls, notre refuge: une caravane qui semble déjà avoir un long passé derrière elle et dont une des fenêtres est une simple moustiquaire… Ok, ok… (Nous apprendrons qu’habituellement c’est R. qui accueille les nouveaux wooffeurs mais ce jour-là elle était souffrante et n’a pas pu venir).
L’heure du repas approche et nous voyons au loin 4 autres woofeurs remonter le sentier. Nous nous saluons: deux Israéliens, 1 Suédoise et une Française. Nous sommes soulagés! Pour avoir discuté un peu avec eux ils sont sympathiques et accueillants! Les chats et les 3 chiens aussi!
Jour 7 à 12: Woofing dans le Sarrabus
Le Sarrabus
Nous sommes dans la région du Sarrabus, l’endroit le moins peuplé, le moins urbanisé, au sein de montagnes isolées, densément boisées, faites de chemins silencieux: un véritable paradis naturel.
C’est un endroit reculé où les touristes ne s’aventurent guère. Un lieu encore intact, d’une beauté incomparable, avec des panoramas à couper le souffle. Le Sarrabus conserve des traces de civilisations anciennes datant de la préhistoire: la période pré-nuragique et nuragique (il reste de ces civilisations des nuraghi (constructions mégalithiques en pierre), des tombeaux de géants et des domus de Janas d’où, dit-on, jaillit une source aux eaux miraculeuses. Nous boirons ici l’eau de source provenant directement de la montagne.
La région fut ensuite occupée par les Phéniciens et les Romains.
En son sein se trouve « Le Monte dei Sette Fratelli« , espace sauvage préservé où vivent les derniers cerfs typiques de l’île, des mouflons, des chênes verts et 70 km de côtes.
Le littoral est bordé d’immenses plages sauvages de sable fin, de criques et lagunes époustouflantes aux eaux cristallines et non contaminées, adossées à des falaises.
Le Sarrabus c’est l’une des destinations les plus authentiques de la Sardaigne: on entre ici dans un autre monde.
Le territoire du Sarrabus est dédié à l’agriculture. Les terres, noires, y sont très fertiles. On y cultive du riz et surtout des oranges, clémentines, citrons et mandarines.
La nourriture est de très haute qualité. On y mange des plats aux saveurs fortes mais délicates, le tout dans la simplicité. Les légumes sont rois et viennent enrichir les pâtes, les raviolis -de pomme de terre et oignons, typiques d’ici- mais aussi des pizzas, des pains, des crèmes, des crudités, des tartes salées et sucrées et autres desserts, sans oublier les fromages, les charcuteries, le miel et le vin.
« Rien qui m’appartienne
Sinon la paix du coeur
Et la fraîcheur de l’air »
« Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel… un temps pour se taire et un temps pour parler »
Woofing: retour de notre expérience et de notre travail
L’environnement
F. et sa famille vivent sur un ancien site nuragique millénaire bordé d’une rivière.
On y trouve des genévriers, caroubiers, oliviers sauvages, lentisques, myrtes, lavandes, hélichryses, cistes, orchidées, arbousiers, bruyères, agrumes, figuiers, néfliers et autres plantes du maquis.
Nous sommes fin octobre et il fait, en pleine montagne, 26° à l’ombre ! Autant dire le plein été, bien loin du temps hivernal de la Belgique ! Noël nous semble à dix mille lieux d’ici alors qu’il est, en réalité, au pas de la porte !
Durant ce séjour j’aurai fait la connaissance du mistral. Tantôt agréable, tantôt impressionnant, surtout la nuit. Les arbres venaient fouetter notre toit. Table et chaises dehors étaient envoyées bien loin de leur endroit. A chaque rafale de vent je croyais entendre un tir de canon sur notre caravane ! Elle faisait un bond de tous les diables et, sachant qu’elle tient avec un moellon par-ci et quelques cailloux par-là, je pensais qu’elle allait s’envoler et dégringoler la montagne ! Cela faisait vraiment peur !!! Mais elle a été brave et a résisté ! Le lendemain matin de la première fois, en en parlant avec F., il m’a répondu distraitement : « Ah, è solo il maestrale ». Ah d’accord, je pensais avoir subi une tornade ! Je dormirai mieux la prochaine fois !
La nourriture
Un des aspects les plus dur de cette expérience fut le rapport à la nourriture. Nous avons eu faim, très faim !
D’abord parce que nous n’avons pas les mêmes habitudes en tant que gens du Nord et gens du Sud. Chez nous en Belgique, notre petit déjeuner est un repas important et assez copieux, le repas de midi est pris à midi et pas l’après-midi !
Ici au Woofing nous n’avions quasiment rien à manger avant d’entamer la matinée de travail : quelques cuillérées de yaourt avec quelques morceaux de melon, rien de plus. Autant dire que nous allions travailler le ventre vide. Ensuite nous devions attendre presque 15h avant de pouvoir avoir véritablement notre premier repas de la journée.
Ce fut éprouvant et difficile à gérer, surtout pour mes jeunes en pleine croissance et habitués à grignoter. Nous n’avions pas de « petite réserve personnelle » et aucun magasin dans les environs où aller se ravitailler. Il me restait juste un nougat acheté à Alghero et destiné à être offert à la famille, autant vous dire qu’il y est passé !
J’ai retrouvé au fond de mon sac quelques noix oubliées venant de mon jardin. Si en temps normal les enfants n’en veulent absolument pas, ils ont accepté le partage et se sont exclamés : « Mais c’est délicieux maman ! ». C’était un peu Koh-Lanta ! Aïe, ça va aller !
Cette mésaventure (ou aventure !) a fait dire à mon fils : « Une fois mais pas deux ! ». Nous avons fini par en faire part à F. qui, par la suite, veilla à ce qu’il y ait un peu plus pour le matin. Malgré cela la nourriture était, certes bonne, mais très frugale. Jamais de fruits, jamais de desserts, juste de l’eau et des sachets de thé comme boisson.
Sachant que nous étions dans une région où la cuisine est riche, authentique, savoureuse et diversifiée ce fut un peu une déconvenue, d’autant plus que pour nous la nourriture a aussi une fonction sociale de partage et de générosité.
Lorsque mon fils a su que F. partait à la ville voisine il en oublia sa timidité et sans l’ombre d’une hésitation lui demanda spontanément pour l’accompagner et aller faire quelques courses. Ah l’appel du ventre, ce que cela peut faire faire !
Il n’y a qu’une place de disponible dans la macchina, c’est donc seul qu’il partira et seul qu’il devra trouver une supérette pendant que F. vaquera à ses occupations.
Il reprendra mon fils deux heures plus tard au point de rendez-vous qu’il lui a fixé.
Voilà une belle occasion pour mon fils d’apprendre à se débrouiller seul !
Nous lui remettons notre liste de souhaits et il reviendra avec les trésors tant désirés : bananes, cracottes, chocolat, biscuits. Pas grand-chose mais lorsqu’il revient il est accueilli comme un roi et c’est la fête dans notre petite caravane!
Le travail
« Quoi? On va devoir travailler alors qu’on est en vacances?! »
Ce fut la première réaction de mes jeunes à l’annonce du projet de Woofing… Il a fallu leur expliquer le concept et l’idée du win-win !
Chaque jour nous travaillions 5 heures : de 8h à 13h. Le reste du temps nous étions libres de faire ce que l’on souhaitait.
Le travail était physique mais varié. F. était attentif à nous donner les bonnes consignes, les bons gestes et nous expliquait les techniques.
Il avait une manière assez abrupte, directe et déroutante pour communiquer mais cependant efficace.
Nous avons travaillé à la création du jardin de plantes, fruitiers et aromatiques. Nous avions pour tâche de creuser des trous pour les planter (pratiquement une centaine !). Nous sommes en montagne, nous butions donc à chaque trou sur des pierres qu’il fallait déloger. Travail assez éprouvant surtout sous un soleil de plomb.
Nous sommes passés ensuite à l’étape de mise en terre. Mon garçon avait comme tâche de couper des cactus à la machette pour ensuite les déposer au fond des trous afin d’offrir aux plantes une bonne hydratation. Mes jeunes ont ensuite disposé les plantes qu’ils ont recouvertes de terre. Ma fille s’est occupée à pailler, mettre des cailloux autour de chaque plante et arroser. Quant à moi je les aidais et ai installé le système de goutte-à-goutte.
Autre tâche attribuée à ma fille : la mise en cagette de la récolte de kakis (que nous n’aurons pas goûté…).
J’aurais aimé participer à la récolte des olives, ce qui aurait fait suite à notre découverte des oliviers dans les Pouilles l’année précédente mais nous sommes hélas arrivés un jour trop tard !
Nous aurons par contre eu l’occasion de prendre part à la fabrication de briques en terre crue : les adobes. On en réalisait +/- une soixantaine sur une matinée.
Mine de rien c’est assez éprouvant comme travail, le dos encaisse pas mal : il faut mélanger (avec nos mains ou nos pieds) la terre avec la paille et de petits cailloux. Le côté positif c’est qu’à travailler la terre argileuse nous avions les mains et les pieds tout doux !
Nous avons également enduit des murs avec un mélange terre-paille pour les isoler thermiquement. C’était le terrain de jeu préféré de ma fille car il consistait à faire des boulettes et les projeter le plus fort possible sur le mur afin que le mélange adhère correctement à la surface. Nous ressortions de ces séances recouvertes de terre tant ma fille mettait du cœur à l’ouvrage !!!
Au début, les enfants étaient au bout de leur vie. Ils ont fait la découverte de ce que le mot labeur signifie, dure épreuve pour eux ! Mon fils : « Maman, deux jours me suffisent pour savoir ce que c’est que le Woofing, ce n’est pas mon truc » !
Pour ma fille, qui a un engagement scout, c’était déjà plus facile, elle se retrouvait dans cette ambiance de groupe et de mutualisation du travail. Quant à moi, c’était physiquement très intense mais cela ne me pesait pas si ce n’est la faim qui me donnait parfois des vertiges.
Malgré le travail exigent et intense couplé à la faim, les enfants ont tout donné, ils ont assumé leurs tâches et ont chaque fois été au bout du travail. Au fil du temps je les ai vus se mettre dans le rythme. Sur la fin je devrai davantage les « tirer » et les encourager, la fatigue se faisant sentir. Mais ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes.
Repos et temps libre
Durant notre séjour, nous avons globalement bien dormi sous les étoiles, accompagnés du chant des cigales et des criquets. Au petit matin le coq nous réveillait suivi de peu des souris courant sur le toit de notre caravane !
En revanche, nous nous sommes fait manger par les moustiques dont les piqûres démangeaient assez intensément !
Nous travaillions le matin et avions l’après-midi de libre.
Une fois le labeur terminé, nous prenions une douche en pleine nature avec vue directe sur les montagnes et l’eau de source (froide) pour se laver. Rien de tel pour réveiller le corps et nettoyer la fatigue ! Un bon moment…
Durant ces temps libres mon fils en profitait pour se poser dans un hamac face aux montagnes et rêver tout en écoutant de la musique, les chatons sur ses genoux. Lorsqu’il constata qu’il y avait un minimum de réseau et un point pour recharger son téléphone, il s’est senti sauvé !
Ma fille et moi en profitions pour partir promener dans les alentours : l’appel de la montagne!
Le plus proche voisin de F. se trouve à 20 minutes à pied de chez lui. Nous avons pu y admirer de petites maisons de bergers, constructions typiques de Sardaigne en pierre avec des toits coniques.
J’ai découvert, sur le lieu, un énorme rocher d’où j’avais une vue à 360° sur la montagne. Ce roc, d’une incroyable force, est devenu mon lieu favori. De cet endroit je pouvais ressentir le lien intime et profond entre l’Homme et la nature. Chaque fin de journée, je montais sur le roc pour saluer le coucher du soleil et écouter la montagne, le silence, les oiseaux, les cigales et les abeilles, les cloches des moutons ou des vaches, les chiens au loin qui aboyaient et même des cerfs qui peut-être se battaient… La pura vida! Les sons dans ces montagnes sont vraiment doux. Sur ce gros rocher dans le silence des montagnes, au plus près du ciel, le battement d’aile d’un rapace résonne de manière impressionnante!
Echanges / Hospitalité
Nous aurons eu peu d’échanges avec F. et sa famille. Cela nous a manqué.
F. est une bonne personne qui gagne sûrement à être connue. Mais pour nous il nous a manqué l’hospitalité et le contact chaleureux.
Heureusement nous avons eu de bons contacts et discussions avec les autres woofeurs! C’était très riche et très agréable. Pour les enfants qui ne parlent que très peu l’anglais c’était plus limité mais ils étaient malgré tout bien intégrés et à l’aise.
Conclusion
Ceci est une expérience et notre expérience du Woofing parmi des centaines d’autres vécues ailleurs. Aucune ne se ressemble, il ne faut donc pas en faire une généralité !
Ce fut une expérience et un travail exigeants et soutenus mais riche d’enseignements.
Lors de notre échange sur notre expérience vécue, F. nous a expliqué qu’il tenait absolument à ce que le jardin soit planté par les enfants car il ne le faisait pas pour lui mais pour les générations futures. Dommage qu’il ne l’ai pas dit avant aux enfants, cela leur aurait donné encore plus de force et de cœur pour le faire!
Globalement j’ai bien aimé l’expérience, de vivre en montagne de manière très simple, d’avoir aidé et laissé un peu de nous en Sardaigne en participant à la construction de la maison et du jardin.
Au final, les enfants ont pris fait et cause pour le projet de F. et sa famille. Ils étaient heureux d’avoir pu contribuer à le faire avancer. Ils étaient fiers de ce qu’ils avaient accompli et dépassé.
Ma fille voudrait que l’on refasse l’expérience, je suis également partante. Mon fils, quant à lui, est prêt… seulement sous certaines conditions !
Pour en revenir à la nourriture, en tant qu’occidental, souvent gavé et repu, mangeant plus que ce que l’organisme a besoin, il est rare d’avoir l’opportunité de faire l’expérience de la faim. Bien que difficile à vivre sur le moment même elle fut riche d’enseignements et de prises de conscience.
Elle fut l’occasion d’un véritable apprentissage de maîtrise de soi, d’une meilleure écoute de son corps, de sentir la différence entre besoin et envie. Nos sens se sont aiguisés, nous avons pu constater que nos organismes, au fil des jours, s’adaptaient. La nourriture a été appréciée à sa juste valeur (cf. les noix).
Cela a aussi permis de se reconnecter davantage à la réalité de ceux qui souffrent de la faim et n’ont pas cette chance de vivre dans une société où cette question n’effleure même pas la plupart d’entre-nous tant avoir ce qu’il faut pour manger est quelque chose d’acquis.
Nous serons sortis de notre bulle de confort, de nos habitudes, de nos repères. La découverte fut au rendez-vous, nous avons pu nous immerger dans l’esprit d’un lieu et l’art de vivre de ses habitants. Savourer l’instant, les paysages, la montagne, travailler dur, partager des savoir-faire, et vivre en collectivité, pour tout cela cette expérience nous a fait grandir !
Questions à se poser avant de partir faire du Woofing et autres petits conseils
Liste de questions
Posez des questions, c’est primordial!
Voici une petite liste de questions qui me semblent importantes:
–Horaire de travail?
Combien d’heures par jour? Y a-t-il des jours off? (Généralement un jour par semaine) Le we? Quelle est l’heure du levé?
–Quel genre de travail?
Quelles missions pour cette période, pour les enfants?
–Que faut-il apporter?
Bottes, imperméable, gants, chapeau, casquette, lampe de poche, frontale, gourde, sac de couchage…
–Où dors t’on?
Sous tente? Fait-il froid la nuit? Espace juste pour soi ou à partager?
–Autres questions:
Est-il possible de faire des lessives?
Les repas sont-ils 100% pris en charge? Y a-t-il de quoi se ravitailler dans les environs?
-Y a-t-il du réseau? De l’électricité?
-Que peut-on faire comme excursion?
Activités aquatiques? Canoé? Kayaks, plongées, randonnées…
-Quels sont les moyens de locomotions?
Vélos? Bus? Trains? Etc.
Petits conseils
Si, comme nous, vous n’avez jamais fait de Woofing et comptez le faire avec des jeunes peut-être est-ce bien de commencer par une durée d’une ou deux semaines.
Soyez au clair avec vos attentes et vos limites, ce à quoi vous êtes prêts à donner et communiquez-le.
Quoi qu’il en soit, il vous faudra être curieux, ouverts, flexibles et prêts à fournir un travail physique.
Je vous encourage à lire les commentaires des hôtes qui ont séjourné sur le lieu où vous envisagez d’aller. Ils sont de bons indicateurs.
Apportez de quoi couper votre faim! Barres de céréales et autres 4h…
Pourquoi ne pas amener des spécialités de chez vous, cela fait toujours plaisir et participe à la découverte!
Et si on vous demande de cuisiner un plat ou si vous avez envie de faire découvrir une recette typique de chez vous, pensez à emmener ou à avoir en tête une bonne recette! La découverte sera ainsi réciproque.
Voici un lien pour aller plus loin sur toutes les questions que vous pourriez vous poser via le site du Wwoofing.
Mer et étangs de Feraxi
Nous sommes allés à la plage de Feraxi (mer Tyrrhénienne) qui est à +/- 45 minutes à vélo du Woofing. Il y a également des lacs intérieurs et les étangs du Sarrabus: Colostrai et Feraxi. Magnifique endroit ! Vraiment de toute beauté, la mer comme les étangs ! Avec ce jour-là un arc-en-ciel en cadeau !
L’eau de ces derniers est translucide et d’excellente qualité.
Leurs origines proviennent de la stagnation de l’eau à l’embouchure du ruisseau Rio Picocca.
Véritable oasis pour la faune, on y trouve des hérons, busards, aigrettes, canards, foulques, cormorans, martins-pêcheurs, aigrettes, échasses blanches, flamants roses, talèves sultanes. Et avec un peu de chance on peut y apercevoir des cigognes blanches et huîtriers pies.
Quant à la flore il y a notamment des nénuphars et des coquelicots jaunes. Les couleurs sont relaxantes.
Les étangs piscicoles du Sarrabus, entre lagunes et mer, fournissent de délicieux poissons à la région. Faut-il le dire, ils sont élevés selon leur cycle naturel, sans aucun apport nutritionnel artificiel.
Petit retour sur notre aventure à vélo durant cette journée
Nous sommes parties, ma fille et moi, avec deux bécanes datant d’avant la guerre!
Moi un vélo tout rouillé avec une roue voilée et des freins faisant la moitié du travail, ma fille avec un autre dont la chaîne tenait grâce à un morceau de bois!
L’envie étant forte de voir la mer, nous avons décidé de prendre le risque mais avons malgré tout prié avant de partir pour qu’ils tiennent le coup!
Le trajet aller nous a semblé long mais pas autant que le retour! Lorsque nous avons repris nos vélos pour rentrer, ma fille n’arrivait pas à suivre. Dans un premier temps j’ai mis cela sur le compte 1. de la vétusté des bécanes, 2. de la fatigue. J’ai donc tenté comme je pouvais de l’encourager!
Il était déjà tard et je voyais approcher le moment où le soleil allait se coucher!
Mais à la voir tant peiner j’ai fini par comprendre que son pneu était crevé! Gloups!
À cela s’est ajouté un autre petit souci…
Pour l’aller la localisation de la plage de Feraxi était bien précise mais pour le retour en plein milieu des montagnes, il n’y a pas d’adresse!
J’avais oublié ce petit détail technique!!!
J’ai donc indiqué le lieu du Woofing approximativement sur mon téléphone et nous avons avancé comme on pouvait. La nuit est tombée et nous étions encore loin!
Nous avons été arrêtées net par 4 chiens. Je devrais dire 4 molosses, aboyant et courant à toute vitesse à notre rencontre! Ni une ni deux, on a enfourché nos vélos et avons rebroussé chemin vite fait bien fait! Une fois les chiens semés, nous nous sommes arrêtées et là ma fille m’a dit: « Maman je n’ai même pas senti le pneu crevé tellement j’allais vite! ».
Nous voilà donc coincées dans le noir. F. ne répond pas à notre message et mon fils ne trouve personne au Woofing!
Pas le choix, on doit surmonter notre peur, surtout ma fille, en pleurs, tant elle est terrorisée.
Plusieurs personnes nous avaient dit qu’ici en montagne les chiens domestiques aboient mais sont gentils!
Il va falloir faire confiance, avoir du courage, faire le vide dans sa tête et y aller. Ma fille trouve la force et le courage pour affronter les chiens. On se remet en selle. J’appelle les esprits de la montagne pour qu’ils veillent sur nous. Nous avançons, roulons doucement en silence, continuons et dépassons l’endroit de la rencontre. Les chiens ne sont plus là nous sommes soulagées, voilà une étape de franchie.
Il faut maintenant rejoindre le chemin de terre dans la montagne. Ce sera la partie la plus délicate car il y a plusieurs embranchements, il ne faut pas se tromper. Nous en avons encore pour une bonne demi-heure, il fait nuit noire, pas évident!
Le réseau commence à être plus faible, ma batterie se décharge plus vite car j’ai besoin de la lampe de poche (je suis soulagée de savoir que j’ai dans mon sac une batterie externe!).
Heureusement, le GPS nous indique toujours plus ou moins la direction. Nous avançons, tâtonnons, rebroussons chemin et veillons à se souvenir du dernier endroit où nous sommes sûres d’être sur le bon tronçon pour ne pas aller se perdre en montagne.
Nous finirons par reconnaître avec certitude le chemin. Nous voilà enfin à notre destination, quel soulagement!!! Nous ne dormirons pas à la belle étoile cette nuit, on était prêtes à le faire! Nous sommes vannées et n’avons qu’une hâte: dormir!
Hélas, je ne suis pas au bout de mes peines! Mon fils lorsqu’il reçut mon coup de fil partit de la caravane en oubliant de faire sortir un des chatons venu faire sa sieste près de lui, résultat: il a fait caca sur mon oreiller, mon drap de lit et la couverture!
Voilà une fin de journée malchanceuse mais c’est aussi l’occasion de transmettre une belle leçon de vie à ma fille: « C’est dans les épreuves que l’homme se mesure »! Mon fils, quant à lui, est heureux d’y avoir échappé!
Morale de l’histoire: toujours garder son calme, s’arrêter et réfléchir plutôt que foncer, prendre avec soi de quoi pouvoir réparer son vélo (logique me direz-vous mais il n’y avait rien, d’où nos prières!), les coordonnées GPS du lieu où l’on vit, avoir une batterie externe au cas où et faire confiance!!!
Petite précision concernant les chiens
F. nous expliquera qu’en Sardaigne, comme en Italie, surtout dans le Sud, les chiens errants ou retournés à l’état sauvage, vivant souvent en meute, tout comme les chiens de berger, protégeant les troupeaux traditionnels, peuvent être dangereux, contrairement à la plupart des chiens domestiques qui, souvent, aboient mais ne mordent pas (comme le dit le proverbe).
On en compte environs 700.000, voire 1,5 millions selon certaines sources, retournés à l’état sauvage dont 600.000 rien que pour le Sud de l’Italie (70.000 en Sardaigne).
On estime que plus de 135.000 chiens et chats sont abandonnés chaque année en Italie.
Il s’agit donc d’adopter la plus grande prudence s’il vous arrivait d’en rencontrer.
Evitez les mouvements brusques. Si vous leur parlez, faites-le d’une voix ferme mais sans crier. Si vous êtes en vélo, ne faites pas comme nous, descendez et marchez calmement à côté du vélo qui fera barrage (la fuite rapide déclenche l’instinct de chasse).
Paolo Rumiz, dans son livre « Appia », explique que bien souvent les chiens en meute ont une technique: ils envoient d’abord un des membres plus faible qui aboie mais ne mord pas, si cela ne marche pas pour dissuader, le chef de meute arrive. Dans ce cas, dit-il, il faut agir et souvent il suffit de les regarder sans crainte tout en ramassant une pierre pour qu’ils se sauvent.
Jour 13: Adieux et départ pour Cagliari et Nuoro
Fin du Woofing
Cette après-midi nous allons refaire les sacs et nous reprendrons la route pour la mer et des plages paradisiaques à Cala Gonone, la récompense après l’effort!
Nous venons de faire nos adieux.
F. semble content de nous avoir eu et nous, nous sommes contents de l’avoir aidé dans son projet de vie! F. nous dépose au village où nous montons dans le bus qui nous mènera à Cagliari.
Cagliari
Petite journée passée à Cagliari, capitale de la Sardaigne. On en aura eu un petit aperçu. Nous en avons profité pour nous faire plaisir et bien manger chez Taboo Pizza et pour le dessert chez Librarium Nostrum.
Nous prenons ensuite le bus pour Nuoro, 2h30 de trajet à rêver devant les paysages (je me suis mise vers l’avant pour profiter de la fenêtre du chauffeur!) et à se reposer.
Juste en face de moi, un nonno italien parle de la Sardaigne avec sa voisine. Je tente de saisir ce qu’il raconte! Je me rends compte que malgré tout, les leçons d’italien avec la chouette verte m’aident bien et me permettent de comprendre un peu!
« Nuoro est l’âme de la Sardaigne, c’est la Sardaigne même avec toutes ses manifestations »
Nuoro
On dit encore d’elle que « C’est l’Athène de la Sardaigne« . On la surnomme également « Barbagia » car les Romains , qui n’ont jamais réussi à conquérir cette région, estimaient qu’elle était occupée par des barbares, réputation qui lui est restée jusqu’il y a peu.
Centre de grand banditisme à une époque, population réputée farouche, monde agropastoral dans une région montagneuse, Nuoro, c’est tout cela et bien plus.
Les paysages rencontrés tout au long du chemin parcouru en bus étaient vraiment beaux à voir!
Nous ne ferons que transiter par Nuoro, dommage, elle mériterait que l’on s’y arrête!
Nuoro n’était, au départ, pas prévu à notre voyage, mais ayant pris notre jour off auquel nous avions droit pour une semaine de travail au Wwoofing le dernier jour, c’était l’occasion de pouvoir faire moins de route en une journée pour rejoindre Cala Gonone et avoir un petit aperçu sur la ville.
Je n’ai pas pu résister à aller y jeter un coup d’oeil le soir de notre arrivée.
Quel charme, quel bel endroit! Un vrai coup de coeur! On sent qu’elle a une marque particulière. Beaucoup de vitrines d’artisanat, du beau (et probablement du cher!), des musées, de la culture, c’est ici aussi que vécu l’écrivaine Grazia Deledda, un musée lui est consacré dans sa maison natale.
Jour 14: Nuoro et départ pour Cala Gonone
Nuoro
Ce matin en déambulant dans la ville aux aurores je suis tombée sur un magnifique point de vue panoramique sur le Monte Ortobene (Au Belvédère Salvatore Sini).
J’aurais bien aimé aller me promener dans la montagne! Je vais réveiller les enfants pour leur montrer ma trouvaille puis nous reprenons nos sacs pour Cala Gonone, surnommée « La perle du golfe d’Orosei » ou encore « Le Cassis de la Sardaigne ».
Cala Gonone
Le trajet en bus de Nuoro à Cala Gonone est absolument magique! Il n’y a pas de mot pour le dire, il faut le voir!
La montagne, les vignes, les oliviers, les ânes et les moutons… Si beau, si sauvage! Puis un tunnel et se révèle la mer! La mer! Le Golfo di Orosei. Un panorama si grandiose! On croit rêver!
Là nous sommes en vacances! Le lieu est enchanteur, paradisiaque! Nous sommes dans un ancien village de pêcheurs, cala veut dire crique. L’eau est cristalline, vert émeraude. Les plages sont faites de sable blanc. Le littoral est bordé de pins et de chemins de chevriers.
L’athmosphère est paisible. À cette époque de l’année Cala Gonone ressemble à une île quasi déserte. Nous allons manger à La Favorita Osteria Mediterranea puis nous irons nous baigner! Détente bien méritée!
Jour 15: Découverte du Canyon Gola Gorropu
Nous sommes partis à la découverte du canyon sarde: les gorges du Gorropu situées dans la région du Supramonte au sein du parc national du Gennargentu.
C’est le plus grand canyon d’Europe. Un endroit très sauvage, quasiment non habité.
C’est parti pour un trek de 6 heures avec un guide parlant français, rien que pour nous. Départ en 4×4 et dîner dans les falaises grandioses qui tombent à pic.
Une magnifique excursion que les enfants redoutaient: « Quoi? 6 heures dans la montagne?! Mais on va mourir! » Oui, oui… Ils ont adoré! Et moi aussi…
Nous avons eu la montagne pour nous! Personne d’autre que le silence pour nous accompagner. Un bonheur!
Bon le 4×4 à flanc de falaises dans la montagne pour arriver au départ du trek, je m’accrochais parfois! Nous avons terminé par un repas sarde: du vin local, de la charcuterie et du fromage de brebis, du pain à base de pomme de terre, des tomates et des mandarines. On s’est régalés!
La légende du canyon de Gorropu en Sardaigne est liée à des créatures mythiques et à des phénomènes surnaturels.
Parmi elles on trouve « Sa Mama de Gorropu », une créature féminine effrayante qui vivrait dans la gorge; des trolls et le « Tentassione », le diable vivant au fond de la gorge, qui aurait tenté les hommes de vendre leur âme en échange de richesses mais sans succès et souvent avec une fin tragique.
Une autre légende suggère que les parois de la gorge sont si hautes qu’il est possible de voir les étoiles en plein jour à un certain endroit…
Une autre légende encore, raconte que Dieu aurait fendu les montagnes du Supramonte pour sauver les bergers d’Urzulei des invasions, créant ainsi la gorge comme une barrière infranchissable.
Jour 16: Cala Gonone et Cala Fuili
Notre voyage se termine par un coup dans l’eau: nous devions aller en bateau jusqu’à Cala luna mais il a plu ce matin et la compagnie a annulé la traversée. Quel dommage!
« Cala luna » ou, baie en forme de lune, est une plage emblématique et paradisiaque du golfe d’Orosei uniquement accessible par bateau ou à pied (3 heures pour l’aller).
Les anciens pêcheurs locaux disent que ce sont les effets argentés de la lune sur les falaises calcaires qui lui ont donné ce nom.
Plusieurs grottes creusées par la mer au fil des millénaires s’ouvrent sur la plage.
Nous devions aussi visiter la Grotta del Bue Marino (grotte du phoque marin, espèce disparue de nos jours mais qui y trouvait refuge autrefois).
Je voudrais faire une partie du chemin à pied histoire de quand même faire quelque chose mais les enfants ont la fameuse flemme! Du coup je décide d’y aller seule et les laisse se reposer à l’appartement. J’irai jusqu’à Cala Fuili.
La mer étant houleuse je n’aurai pas droit aux eaux translucides mais les panoramas sont très beaux! J’ai suivi le bord de mer puis une grand route que l’on m’avait indiquée, où je me suis étonnée tout au long du chemin de ne voir aucune voiture circuler. Je comprendrai au bout du chemin que cette (si) grande route à deux bandes est en fait un cul de sac qui s’arrête à Cala Fuili! Ceci explique cela, surprenant!
J’aurais aimé aller plus loin mais je préfère rejoindre mes jeunes.
Jour 17: Retour sur Porto Torres pour prendre le Ferry
Départ à 8h du matin, trois bus différents et arrivée à 13h30. C’est une affaire qui roule. Reste plus qu’à attendre le ferry. Nous allons passer notre après-midi à la plage. Une dernière baignade, une dernière glace et on embarque!
Jour 18: Arrivée à Marseille et retour en Belgique
Deux petites heures passées à Marseille. À nouveau nous aurons eu droit à la gentillesse des Marseillais.
C’est spontanément qu’un vieux monsieur habitant le quartier du Panier nous interpelle et continue à cheminer avec nous pour nous conseiller que voir, où manger et échanger sur la vie, sa vie, le tout avec l’accent du sud, trop sympa!
Cette fois le voyage s’achève, nous sommes dans le TGV pour Bruxelles, 6h de train pour traverser toute la France! Et ensuite nous prendrons encore un train pour enfin arriver chez nous!
Et maintenant, on va où? On fait quoi?
La fin de cette aventure marque le début d’une autre.
Reste à envisager des départs, des ailleurs, des là-bas ou des par ici…
En attendant, retour à l’agitation, aux soirées au coin du feu et aux fêtes de fin d’années!
Nos gros coups de coeur
Les trajets en bus qui nous ont menés à travers de si beaux et si sauvages paysages!
Toulon
Le téléphérique du Mont Faron au coucher de soleil, Le Chemin du Littoral, prendre le ferry.
Alghero
Les rempart, manger face à la mer sur les remparts (Angedras sea view bistro) et le bar Ciro.
Le Wwoofing
Être entourés des montages, la vie sauvage, le silence, la pura vida, dormir au grand air, boire de l’eau de source, se doucher en pleine nature toujours avec l’eau de source.
La rencontre avec les autres wwoofers venus des quatre coins du monde.
Le travail où l’on a appris d’anciennes techniques comme la fabrication de briques (adobes) et enduits en terre crue.
Les étangs et la mer de Feraxi, la randonnée dans le Canyon Su Gorropu dans le Supramonte.
Nuoro
Découvrir de nuit cette ville d’art et de culture. Son splendide point de vue sur le Monte Ortobene du Belvedere Salvatore Sini.
Cala Gonone
On aurait dû vous dire: les plages mais malheureusement il n’a pas fait beau lorsque nous y étions!
Porto Torres
La plage du Balai.
Adresses préférées et petits conseils
Nous sommes partis toute fin octobre. Les températures étaient juste délicieuses et il était encore possible de se baigner! Les paysages sont vraiment beaux, l’automne est plus tardif que par chez nous, tout était encore vert lorsque nous y sommes allés.
Toulon
BEAM! Kitchen, restaurant gastronomique, R. Hippolyte Duprat 2
L’Epicerie Simple, cantine locale « fait maison », boulangerie artisanale, épicerie et cave à vin, idéal pour un petit déjeuner avant le marché Cour Saleya!
Halles de Toulon Biltoki, plusieurs stands et rooftop, de style Art Déco, 28, Pl. Vincent Raspail
Petit Sud, restaurant sur la plage du Mourillon, Littoral F. Mistral.
Bon à savoir
Le Sentier du Littoral commence véritablement à la Tour Royale.
Comptez +/- 2H. Vous avez la possibilité de choisir de rester sur un sentier à « fleur d’eau » sur les rochers (c’est celui que nous avons pris) ou prendre celui sur les hauteurs pour avoir une vue plus panoramique sur la mer.
Porto Torres
Mel Pasticceria Di Roberta Loi, boulangerie ouverte très tôt, dès 6h. Idéal une fois débarqués du ferry pour prendre son petit déjeuner en attendant le bus, Piazza Garibaldi 14A
Alghero
La Corallina, magasin de corail rouge.
Ristorante Angedras Sea View Bistro, restaurant sur les remparts avec vue sur mer, Bastioni Marco Polo 41.
Navisarda, croisière en bateau pour les Grottes de Neptune, https://www.navisarda.it/
Enodolciaria, épicerie, Via Embrogio Machin 55.
La Botteghina, restaurant, Via Principe Umberto 63.
Bar Pasticceria Ciro, Via Sassari 35/B, dès 7h15, fermé le lundi.
Progetto Natura, excursion pour voir les dauphins, Lungomare Barcellona, https://www.progettonaturasardegna.com/it/
Le plus : L’association propose d’envoyer les photos de la saison, de quoi s’émerveiller et voir ce que l’on n’a pas pu observer sur place ! Comptez quelques mois d’attente…
Ils organisent aussi des sorties snorkeling durant la « belle saison ».
Woofing
N’ayant pas de voiture et étant vraiment isolés dans la montagne, nous n’avons pas vraiment excursionné bien loin dans la région pourtant bien riche: Costa Rei, Parco dei sette Fratelli, Molentargius Park, Cape Carbonara, Villasimius, San Vito, Muravera …
Cagliari
Mercato di San Benedetto, Piazza Amedeo Nazzari
Taboo Pizza, Piazza Yenne 15
Libarium Nostrum, restaurant, Via Santa Croce 35
Cala Gonone
Logement Via Lungomare dell’Acqua Dolce 25
La Favorita Osteria Mediterranea, restaurant, via Lungomare Palmasera 30
Pasticceria Disizos, Viale Columbo 40
Excursion Gorropu Canyon, via Getyourguide: https://www.getyourguide.com/fr-fr/urzulei-l160563/depuis-cala-gonone-trekking-dans-le-canyon-de-gorropu-avec-dejeuner-t566494/
Marseille
Pour de bonnes adresses, je vous renvoie à mon article « Circuit en train à la découverte de Marseille, Cassis et les Calanques« .
Ce qu’on a pas fait et que l’on aurait aimé faire
Alghero
Aller voir la ville voisine: Bosa (bus direct, +/- 55′ ou en été via une excursion en bateau).
Cagliari
Le parc des salines de Molentargius, l’Antico Caffe.
Cala Gonone
Aller à Cala Luna en bateau depuis Cala Gonone. Aucun bateau n’a pris la mer, trop agitée, durant notre séjour.
Nuoro
Faire une randonnée dans le Supramonte. Aller voir les fresques d’Orgosolo.
Vous pourriez être tentés par d’autres circuits en train via ce lien et par mon article « Être touriste ou voyageur?« .
N’hésitez pas à lire mon article « Livres pour voyager et s’inspirer », vous y trouverez quelques pistes pour vous imprégner des lieux avant de partir…
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