Circuit en train

Bruxelles-Vienne-Budapest-Rome-Cinque Terre-Gênes-Nice-Bruxelles.

12 jours – Mai 2023

Les trains et le Pass Interrail

Pour ce circuit slow travel, voici les formules et trains empruntés:

Pour ce périple j’ai opté pour le Pass Interrail. Ma fille n’avait pas encore 12 ans, elle voyagait donc gratuitement et mon garçon bénéficiait d’un prix réduit, il faut faire son calcul, pour moi c’était intéressant.

J’ai choisi la formule « 7 jours sur un mois » (avec certains jours où nous ne l’utilisions pas, soit parce que nous restions plusieurs jours au même endroit, soit parce que le prix du train pour la connexion n’était pas très important.

Pensez à bien activer votre voyage avant de monter dans le train (et n’oubliez pas qu’il n’y a pas toujours de réseau dans le train!)

J’ai utilisé le Pass Interrail comme suit:

 

  • Train de nuit Bruxelles-Vienne Öbb Nightjet +/- 15h30 (1). Sacs laissés en consignes à la gare de Vienne.
  • Train ÖBB direct Vienne à Budapest +/- 2H50 (2)
  • Retour: train direct Budapest-Vienne et train de nuit Vienne-Rome Öbb Nighjet +/- 13H30 (3)
  • Train Trenitalia Rome-Riomaggiore via La Spezzia +/- 4h (4)
  • Train Trenitalia Gênes-Nice via Ventimiglia +/- 3h30 (5)
  • Tain de nuit Nice-Paris SNCF Connect +/- 12h (6)
  • Et enfin train direct Paris-Bruxelles en Eurostar +/- 1h20 et correspondances (7)

Bon à savoir

La gare de Roma Termini est très grande! Prévoyez assez de temps pour vous y retrouver et avoir votre train! On a un mauvais souvenir à courir avec nos sacs à dos, on a failli rater notre train tant c’est immense et pas toujours clair dans la précipitation!

Il y a deux gares à Gênes, vous avez Gênes Brignole (à l’est) et Gênes Piazza Principe (à l’ouest), les deux sont à proximité du centre-ville, nous sommes arrivés par l’une et repartis par l’autre, vérifiez vos tickets de train!

Vieux train à vapeur noir

JOUR 1: départ de Bruxelles

Aaah les trains couchettes, souvenirs de jeunesse, la joie de partir seule pour réaliser des fouilles archéologiques à Rome. Quel sentiment de liberté, quel plaisir de dormir avec le roulis du train, regarder par la fenêtre les paysages défiler… Quelle nostalgie cela a nourri en moi! Tout comme les anciens racontaient aux enfants autour d’eux leurs souvenirs de guerre, je contais mes aventures de trains aux miens, ça leur a donné envie aux enfants, ça les a fait rêver, tellement qu’il a fallu qu’ils essaient. Le covid a stoppé notre premier projet, pas grave, direction le Musée « Train World » et « Train Hostel » à Bruxelles (Scharbeek) pour dormir dans de vrais wagons-couchettes, le mouvement en moins!

Mais, cette fois, c’est pour de vrai!  Au menu: douze jours de voyage en train avec le Pass Interrail dont trois trains de nuit: Bruxelles-Vienne, Vienne-Rome, Nice-Paris, des musées, des cours de cuisine, des randonnées, des rendez-vous gourmands, bref, de quoi nourrir notre curiosité.

Nous partons donc, laissant le pommier en fleurs, le romarin et ses petites fleurs bleues être visités par les abeilles et les bourdons, pour les retrouver à notre retour, eux aussi, transformés. Un dernier regard pour cette vallée de la Meuse pleine de grâce et de beauté!

« Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort. Le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment mais le train continue. La vie c’est le train, ce n’est pas la gare »

Paolo Cohelo

Le train de nuit

J’ajouterais à la citation qu’il faut juste tenter de ne pas toujours rester dans les rails!!! Nous venons de nous réveiller de notre première nuit en train couchette.

Ce voyage, nous le vivons tous bien différemment. Moi, j’ai retrouvé toutes mes sensations de jeunesse, j’étais dans le plaisir des retrouvailles. Ma fille elle, était dans le plaisir de la découverte. Quant à mon fils, il était au moment du départ dans la panique et le stress: partir loin de chez lui, loin de son papa, vers l’inconnu, cela l’a bouleversé… Mais au final nous avons tous les trois apprécié d’être bercés par le doux ballotement du train. Mon fils a dormi comme un loir! 

Ce matin en ouvrant le store nous avons eu la joie de découvrir des dizaines de chalets autrichiens!

Chocolats Mozart de Vienne

JOUR 2: VIENNE ET BUDAPEST

VIENNE

La journée à Vienne est passée… vite!!!
Nous n’avons pas couru pour éviter d’être rattrapés par le tempo presto!!! Cela n’est pas si facile de renoncer à une étape mais c’est parfois plus juste.
J’ai vraiment eu la sensation que les Viennois prenaient leur temps bien plus que nous, leur rythme de marche est plus lent que le nôtre en ville, ils semblent bien plus posés. Et la ville est vraiment propre.

Nous avons d’abord déambulé à pied dans les rues jusqu’à La Maison de la Musique, un super musée de la musique (normal nous sommes à Vienne!) adapté pour les enfants qui auront même pu se mettre dans la peau d’un chef d’orchestre, chacun dans un style bien différent! Gros coup de coeur!

Nous avons goûté à un stand de rue la saucisse Autrichienne qui nous a semblé bien plus savoureuse que notre hot dog belge!!!

Ensuite direction la Cathédrale Saint-Etienne, c’est ici que Mozart s’est marié et fut enterré. Nous sommes aussi passés devant sa maison, juste à côté de la cathédrale, où il ecrivit son Requiem.

Nous avons terminé par le Café Central, lieu mythique où nous avons dégusté la fameuse sachertorte et bien sûr un café viennois. Ma fille pourra raconter plus tard qu’elle a bu son premier café à Vienne, la classe… bon ce breuvage ne fut pas une révélation pour elle: trop amer!!! Elle aura tout de même eu le courage d’en boire trois gorgées😥😉! Moi j’en ai profité!

L’origine de ces cafés remonterait au 17éme siècle avec la seconde invasion des Turcs. On prétend que pour remercier un noble arménien ayant libéré Vienne de leur emprise, la ville lui aurait offert 500 sacs de café abandonnés par l’ennemi. C’est ainsi que le premier café d’Europe centrale aurait vu le jour. Cet homme servit d’abord le café turc mais cela ne plût pas aux Viennois. Il a alors l’idée de filtrer le café, d’y ajouter du lait et du miel et ce fut un succès! Pour retenir les clients, il ajouta de la musique classique, des journaux, des jeux de cartes, des jeux d’échecs, des billards et … un verre d’eau! Les fauteuils furent habillés de velours, on installa de beaux lustres et des miroirs pour que tout un chacun puisse observer, de manière discrète, les autres clients. Les cafés se développèrent par centaines. Véritables lieux de vie, au 19ème siècle, les artistes, écrivains, hommes politiques… s’y rencontraient et y travaillaient. Certains y faisaient directement envoyer leur courrier! Beaucoup de ces lieux sont classés aujourd’hui au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Et maintenant en route pour Budapest!

Vitrine de magasin de couture Burda Budapest

BUDAPEST

Trois souvenirs de mon premier passage à Budapest il y a bien 35 ans: le Parlement la nuit, un magnifique café et une rue…

Une image fugace, tel un instantané pris sur le vif. Je déambule dans une rue au petit matin, la brume est encore présente. De part et d’autre de moi, des tziganes exposent leurs marchandises: tissus, broderies, tapis et autres dentelles… Soudain je crois voir s’envoler une nuée d’oiseaux sauf qu’il s’agit en réalité de tous ces gens. En quelques secondes la rue est désertée, l’impression d’un mirage, d’une irréalité. Tout a disparu mais à bien y regarder ils sont tous là. Il y en a un sous l’escalier, j’avance et j’en vois un deuxième caché derrière un container, un troisième puis un quatrième… Tout est pourtant calme. Je suis bien perplexe, le temps passe et soudain j’aperçois au loin l’objet de leur fuite: des policiers cheminent à leur rencontre! Les tziganes, c’est ici qu’ils sont les plus nombreux (70% des tziganes d’Europe). Après avoir été discriminés, assimilés et exterminés durant la Deuxième Guerre mondiale le gouvernement fait de nos jours de gros efforts pour accepter cette minorité allant jusqu’à les reconnaître via la loi.

Budapest, gare Keleti. Vraiment une très belle gare. La langue sortant des hauts parleurs et qui s’affiche sur l’écran ne nous permet pas de nous raccrocher à quelque chose de connu. Mais le peu que j’ai entendu parler mon amie hongroise me donne ce petit quelque chose du sentiment de familiarité.

Etal de fraises au Halles centrales de Budapest

JOUR 3: BUDAPEST

Petit déjeuner aux Halles centrales. On y a mangé nos premières fraises (magyares) de la saison!

Reboostés nous nous sommes attaqués à la Colline de Buda et avons visité la magnifique Eglise Mathias, où les rois furent couronnés ainsi que Sissi.

Nous sommes redescendus avec le funiculaire et avons mangé dans un petit restaurant typique à l’accueil chaleureux: Ildikò Konyhajà au pied de la colline.

Ensuite visite du Parlement, de la beauté à l’état pur, majestueux! Cela fait un siècle que les Hongrois n’ont plus de roi mais deux gardes sont là en permanence à veiller sur la couronne! Par chance nous avons eu droit à la relève de la garde de la Couronne.

Place à la détente avec les Thermes Széchenyi un vrai plaisir!

Et pour terminer cette journée bien remplie, une petite surprise pour les enfants fans d’Harry Potter: The Magic 👻😉. De quoi faire de beaux rêves…

Statues représentant les métiers hongrois au Parlement de Budapest

JOUR 4: BUDAPEST ET RETOUR SUR VIENNE, DEPART POUR ROME

BUDAPEST

Ce matin, je me suis offert un vrai bonheur: Le New York Café seule (les enfants étaient en sécurité à l’hôtel!) Seule mais tout de même en compagnie d’un cappuccino à 11€ le breuvage 🤑! et un pianiste jouant de doux morceaux tout près de moi. Ce café, d’une classe et d’une élégance incroyable, me faisait rêver mais une fois devant l’entrée l’audace me manqua pour y pousser la porte. Je me suis donnée le temps d’un tour du bâtiment pour surmonter ma gêne. Une fois de retour devant la porte, sans réfléchir, je m’engageai! Si j’étais viennoise ou budapestoise je traînerais dans ces lieux vieux de plusieurs siècles, parfois mythiques et tellement atmosphériques! Ils invitent à se poser, lire, écrire, prendre le temps… On raconte qu’un artiste jeta les clefs du New York Café dans le Danube pour qu’il ne puisse jamais fermer!

Sur le chemin du retour me ramenant à mes enfants, je mesurais combien j’aimais déambuler dans des lieux inconnus, chercher à les déchiffrer, se les approprier petit à petit, les rendre tout doucement familiers, comprendre la géographie de la ville, sentir son atmosphère, s’inscrire et se fondre parmi ses habitants, explorer chaque recoin, tout cela me met en joie et me procure beaucoup de plaisir. J’aime savoir que tout est surprise, découvrir m’enchante (mais il faut le dire j’aime aussi apprivoiser cet inconnu avant le départ!).

Je sens déjà la fatigue s’installer chez les enfants. Il faut donc composer. Du coup ce matin nous nous sommes concentrés sur le quartier juif et sommes allés voir la Grande Synagogue de Budapest qui est la plus grande d’Europe et la 2ème après Jérusalem. Nous avons attendu le guide français… qui n’est jamais venu, dommage. La synagogue est vraiment très belle et ce fut l’occasion de parler de la communauté juive, de leur religion, de la guerre 40-45. Les questions ont commencé à fuser: « C’est quoi le shabbat? », « Pourquoi pas de lumière le samedi? », « C’est quoi la différence entre les chrétiens et les juifs? », « Et les musulmans, ils sont amis avec les juifs? », « Quand devient-on juif? », « Ils viennent de quel pays? » Etc., etc. Aïe, on aurait eu besoin du tonton historien! Heureusement, une expo sur le ghetto juif et internet nous a un peu sauvés!
Mon amie hongroise, lors de nos échanges  m’expliquait qu’elle  fuyait plutôt sa ville pour les faubourgs. J’avais du mal à comprendre qu’elle ne profite pas d’un lieu si riche et rempli de tant de merveilles et j’étais perplexe devant ses arguments: trop rapide, trop bruyante… Après l’avoir expérimenté, effectivement nous sommes d’accord avec elle, cette ville n’est pas de tout repos! Que de voitures! Même les escalators fonctionnent à une vitesse folle, cela nous effrayait!

VIENNE

Nous voilà de retour pour quelques heures à Vienne. Nous hésitons à aller voir la fameuse Maison d’Hunterwasser, je l’avais déjà vue dans mon jeune temps mais j’aurais bien aimé la montrer aux enfants. Cependant nous décidons de rester fidèles à notre souhait de ne pas courir ni de stresser et on y renonce.

Nous nous rendons au Belvédère, accompagnés d’un beau soleil, pour voir une exposition sur Klimt et ses influences; l’occasion pour moi de revoir certaines de ses oeuvres ainsi qu’Egon Schiele ou Kokoshka et pour les enfants de faire connaissance avec ces artistes.

Nous prenons le temps de manger dans une brasserie typiquement autrichienne: Slam Bräu. Ici les serveurs boivent de la bière tout en assurant leur service, pire que nous!!!

Nous sommes prêts pour monter dans notre deuxième train de nuit, direction Rome!

Bière dans un verre de la brasserie Slam Bräu

JOUR 5: Arrivée à ROME

Notre deuxième nuit en train couchette fut tout aussi agréable que la première. J’aime vraiment dormir en sentant le roulis du train sur les rails. Quelle merveille ce matin en ouvrant le store: s’offrait à moi ce paysage tant aimé et si typique de l’Italie: pins parasols, vignes, oliviers, campaniles, maisons ocre et cette si douce lumière couleur de miel.

Pendant toute la durée du voyage, j’ai eu la joie d’admirer des centaines de milliers de coquelicots, des champs entiers, comme dans le tableau de Monet, ainsi que tout le long de la voie ferrée. Quelle belle fleur! Si fragile, si éphémère, si intense! Je ne peux m’empêcher de penser à la perte de cette fleur messicole chez nous qui de nos jours est devenue bien discrète, heureusement c’est réconfortant de la savoir encore bien vivante et si vivace ici en Italie, même jusqu’au coeur de Rome!

Et maintenant, nous nous en allons cueillir ce jour présent à Rome sans nous soucier du lendemain. Carpe diem!

Facade d'une maison de Rome recouverte de lierre tombant

Rome

Nous avons commencé notre exploration de Rome par l’église Santa Maria Maggiore. Elle est, à l’intérieur, bordée de part et d’autre par des confessionnaux dans lesquels un prêtre est présent et où l’on peut aller confier ses péchés (chaque confessional indique la langue que le prêtre parle). Les gens faisaient la file pour attendre leur tour. Les enfants en ont été très impressionnés! Ici, pas de bougies naturelles à allumer pour une prière ou une intention mais un cierge électrique qui s’allume lorsque l’on glisse sa pièce de monnaie, malins ces romains!

Il y a déjà beaucoup de touristes à Rome, surtout devant la Fontaine de Trévi, je n’ose imaginer ce que cela doit être en juillet/août!

Nous avons peut-être eu la malchance de rater la visite du Colisée dû à un tour opérateur pratiquant le surbooking mais nous avons eu la chance d’avoir, à deux pas de la Piazza Navona, au sein du restaurant Gusto un cours de cuisine, rien que pour nous, d’1h30 avec Claudio, un pizzaiolo romain passionné de cuisine traditionnelle avec qui nous avons eu un vrai partage et un moment extrêmement agréable. Il nous a confié le secret de la pizza romaine, de ce qui en fait sa différence avec la pizza napolitaine: une fois la pâte réalisée l’enfourner quelques secondes dans le four à bois pour qu’elle cloque et soit plus croustillante et ensuite la retirer et seulement la garnir, à bon entendeur… Une jolie expérience slow food, on en garde un très beau souvenir!

Après avoir confectionné notre pizza nous l’avons mangée, accompagnée de Bruschettes et d’un bon verre de vin rouge (soda pour les kids!). Ils ont même eu droit durant le cours à une glace artisanale que la cuisinière venait de réaliser! Pour terminer j’avais le choix entre Limoncello et café. N’en ayant pas encore pris de la journée j’ai dit: « un caffé per favore ». Ma tête quand il est arrivé! J’avais oublié qu’en Italie il faut toujours préciser si l’on veut un grand café avec du lait! Malheur, erreur fatale, me voilà devant une larme de café aussi noir que Père Fouettard et corsé comme l’enfer! Moi qui me réjouissais de boire enfin un bon café italien comme je les aime après cette journée que nenni! Je l’ai quand même avalé, pour l’expérience! C’est sûr on ne m’y reprendra plus!!!

Après avoir visité la Galerie Borghèse où nous avons pu embrasser à la fois la sculpture antique, les peintures de la Renaissance mais aussi parler des palais, des Médicis et découvrir le travail de Penone, nous avons loué des vélos pour découvrir le parc. Nous aurions aimé faire un tour en barque sur le lac mais rien à faire, le temps nous rattrappe à tous moments!

C’est ainsi que nous avons manqué les 2 instants gourmands du petit déjeuner et du dîner (à midi en Belgique!), 2 belles occasions de savourer la cuisine italienne 😥. Aussi, bien que très fatigués, il n’était pas question de rater, en plus, le repas du soir! Nous nous sommes donc rendus dans la plus ancienne pizzeria de Rome (« Est, Est, Est » non loin de notre hôtel), bien décidés à enfin avoir le plaisir de goûter aux délices de la botte! Hélas j’ai trouvé mes pâtes vraiment trop salées😭. Heureusement le tiramisu était délicieux!

Une fois arrivés à l’hôtel, non sans peine tant nos pieds nous faisaient mal, nous nous sommes effondrés sur nos lits et avons rejoins les bras de Morphée!

« À Rome fait comme les romains! »

Ambroise de Milan

Marché Porta Portese Rome

JOUR 6: ROME, Ostia Antica et Lido di Ostia

ROME

Nous sommes donc allés à Porta Portese, le fameux marché aux puces dominical, pour y voir ces fameux Romains, y sentir leur gouaille et comme eux, marchander sec! 

Ruine Ostia Antica

Ostia Antica

C’est étonnant comme au contact d’un lieu retrouvé après des années, les souvenirs remontent d’eux-mêmes à la surface! Ma madeleine de Proust ce fut l’odeur des pins parasols et les pavés romains de l’entrée du site d’Ostie. Comme j’ai aimé ce site! J’ai adoré fouiller sous un soleil de plomb, adoré faire la vaisselle de tessons, adoré faire la siesta à l’ombre d’un pin, adoré la compagnie de l’un ou l’autre gatto (chat abandonné et errant dans le site), adoré aller chercher de l’eau pour l’équipe à la petite fontaine tout au bout du site, adoré la douce lumière du soir, lorsque les touristes s’en sont allés et que le calme et la sérénité reprennent leurs droits, adoré quitter le site toute crasseuse et terreuse en sachant que je vais avoir droit ensuite à la mer et à Rome ou même le week-end à explorer l’Italie! Adoré le concert de Patti Smith au sein du site dans le théâtre antique.  Adoré… Aujourd’hui j’avais envie d’offrir une visite guidée en petit comité. La guide était très intéressante et a vraiment rendu vivante sa visite en nous exposant la vie quotidienne des Romains. Elle n’a pas été avare en explications: 4 heures de visite!!! Pour la petite histoire, nous fouillions une fullonica, un endroit où l’on foulait les tissus pour les laver et les teindre. Pour cela, les foulons avaient besoin d’urine en grande quantité. L’empereur Vespasien décida de créer une taxe sur l’urine et décréta que chaque chef de famille devait fournir une certaine quantité d’urine (en fonction du nombre d’habitants/d’animaux dans le foyer). Pour arriver à la quantité exigée, ils étaient obligés de la stocker, ce qui dégageait de fortes odeurs d’amoniac! Elle était ensuite revendue aux drapiers et teinturiers. On raconte qu’un jour où Vespasien était aux latrines publiques avec son fils, ce dernier, relayant les moqueries qu’avaient suscité cette taxe, pris une pièce de monnaie et la jeta dans les latrines. Vespasien sans se démonter, alla la récupérer en lui disant: « Pecunia non olet »: « L’argent n’a pas d’odeur »! Vous savez désormais d’où vient cette expression!😉

Après la visite nous sommes allés manger un panino dans le centre si charmant et agréable du petit village d’Ostia Antica situé à 10 minutes à pied du site archéologique. Le château construit par Jules II (1483) a été également la résidence des papes et devait permettre de contrôler l’accès à Rome et à la mer.

Village d'Ostia Antica

Ostia di Lido

Pour terminer cette journée, on n’a pas résisté à l’envie d’aller voir la mer (à seulement 10 minutes en train d’Ostia Antica). Ici aussi j’y ai de beaux souvenirs de jeunesse!

Riomaggiore au coucher de soleil vue plongeante sur la mer

Jour 7: Riomaggiore

Arrivés à Riomagiore: la claque! Magique!!! 😍🤩😍 Bello, bello, troppo bello! Bellissimo! Voilà ce que je n’ai cessé de me dire et de penser tout au long de ces journées passées aux Cinque Terre. Quel bonheur!

Vous avez ici un aperçu en images mais il ne faudrait pas oublier le patrimoine sensoriel! Il faut ici y ajouter les senteurs! Il y a des parfums de jasmin, de romarin, de genêts, de la mer … Le chant des crapauds, des oiseaux, … Un délice! Un vrai ravissement! 

Nous avons mangé les meilleures pizzas de notre vie à la Pizzeria Képris, elles nous ont semblé d’autant meilleures que nous sommes allés les manger face à la mer et  au coucher de soleil.

Nous sommes logés juste à côté de l’église du village, impossible pour nous de faire une « grasse mat » les cloches sonnent toutes les heures et à 7h du matin c’est l’explosion!

Le moindre recoin de terre est ici cultivé! La terre est vraiment sèche et poussiéreuse, on se demande comment c’est possible de jardiner! Ils y cultivent principalement tomates, artichauts, poivrons et des fruitiers: citrons, oranges, olives, vignes, figuiers… ainsi que des aromates.

Jardin terrasse à Riomaggiore
Citronniers à Riomaggiore
Collines de Riomaggiore

JOUR 8: Riomaggiore, Corniglia et Vernazza

Riomaggiore

Nous avons trouvé un chouette bar: « Old School Cocktails & Food » pour nos petits déjeuners. J’ai un plaisir fou à observer et écouter la serveuse italienne du bar, si expressive dans ses gestes et ses paroles, elle a les yeux rieurs, pleins de malice, une joie de vivre communicative, un pur régal, tout comme notre nourriture. Cela me met de bonne humeur pour commencer la journée! Nous avons goûté à la glace au citron, au granité di lemon, au jus d’orange frais, les fruits provenant du village même, savoureux!!!

En venant aux Cinque Terre j’avais très peur d’y trouver une foule envahissante mais nous sommes venus juste avant la marée humaine! En ce moment Riomaggiore reste un village paisible, c’est un pur bonheur! Nous avons l’occasion d’observer les locaux vaquer à leurs occupations… Ici tout le monde se connaît, les anciens veillent sur les enfants du village dont le jeu favori est le football! Chaque matin nous les voyons passer pour aller à l’école.

Bar "Old School Cocktails & Food" Riomaggiore

Balade de Corniglia à Vernazza

Les cinq villages des Cinque Terre sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils sont sous l’autorité de Gênes.

Lors de notre balade, de toute beauté, entre Corniglia et Vernazza je ne peux m’empêcher de penser aux villageois qui ont créé ces sentiers avec leurs mulets: des centaines de marches et 7000 km de murs en pierres sèches pour retenir les terres, faire des terrasses et cultiver des vignes et des fruitiers.

Jusqu’au 19éme siècle, les villages étaient isolés. Pour aller de l’un à l’autre il n’y avait que deux moyens: à pied par les sentiers ou par bateau. On construisit ensuite un train reliant les cinq localités. Depuis, les touristes y viennent en masse (2.5 millions de visiteurs en 1 an pour 5000 villageois!) et les géologues craignent l’érosion et réfléchissent à un moyen de limiter ce tourisme ( dans certains villages il est par exemple interdit de s’arrêter, on ne peut que le traverser en marchant).

Les habitants sont partagés entre le désir de se réapproprier leur village et y retrouver la paix et le calme et d’autre part, par l’argent que génère le tourisme et qui permet de faire vivre les familles et d’entretenir leur village.

Vue sur la mer du sentier allant de Corniglia à Vernazza
Vue sur la mer à Vernazza
Vue de haut du village de Vernazza
Fleurs rouges sur les collines à Corniglia
Fleurs mauves sur le sentier de Corniglia
vue plongeante sur la mer du sentier menant à Vernazza

JOUR 9: PORTOVENERE ET GÊNES

Après un petit déjeuner bien savoureux, nous sommes allés déposer nos sacs à dos à la consigne à bagages près de la gare de Riomaggiore. Nous voilà prêts pour un tour en bateau et revoir les 5 villages mais cette fois vus de la mer! 

« L’endroit le plus sûr pour un bateau c’est le port mais ce n’est pas pour ça que le bateau a été créé »

Proverbe marin

Nous voilà donc partis pour notre escapade maritime mais très vite je me rends compte que le bateau ne va pas dans le bon sens. Coup de stress! Oups, je n’ai pas fait attention, je suis montée dans le premier bateau qui s’est présenté. Où nous mène-t-il? Il fonce à tout allure et s’éloigne très loin de la côte. Mince, si nous sommes partis pour une journée d’excursion en bateau pour rejoindre une des îles du coin on est mal, nous avons un train à prendre et nous sommes sans billets valables, galère!

Mon cerveau fonctionne à toute allure et je me souviens d’avoir entendu le nom de Portovenere, ok, si c’est cela on aura le temps de revenir à Riomaggiore pour notre train de Gênes. Je respire, me détend et lâche prise. A nous l’inconnu et l’aventure!

Il fut un temps où, dans ces villages des Cinque Terre, les pirates sévissaient et où hommes et femmes faisaient partie du butin et étaient revendus comme esclaves.

Dans cette contrée de la piraterie, mon fils, bien loin de ces réalités, est aux anges. Il vit intensément sa vie de pirate sur son bateau, cela le fait vibrer!

Riomaggiore vue d'un bateau
enfants sur un bateau pointant l'horizon au loin

PORTOVENERE

Nous arrivons bien à Portovenere, le 6ème village des Cinque Terre, après 20 minutes de mer, sains et saufs. La vue sur la mer et le Golfe des Poètes est tout simplement majestueuse tout comme le port et le village médiéval de pêcheurs classé lui aussi au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous montons jusqu’à l’Eglise San Pietro d’où, à nouveau, nous admirons un panorama grandiose.

Nous y avons mangé nos meilleures glaces chez Lamia: myrtilles, pêches-bergamote-thym, fraises, amarena… Du fait maison et des parfums originaux!
Merci la vie pour ce beau cadeau inattendu!

Nous reprendrons un bateau pour Riomaggiore un peu après car nous devons reprendre le train pour Gênes de 14h24. La consigne ouvre à 14h (siesta de 12h30 à 14h). Mais comme je l’avais pressenti la personne n’arrive pas, il est 14h05, 14h10, je téléphone et le monsieur me dit qu’il arrive dans 5 minutes… Je raccroche et là mon fils me demande: « Parrain, il est italien? » 😂🤣
Nous aurons de justesse notre train!

Vue sur la mer de l'église San Pietro Portovenere
Petit bateau de pêcheur dans le port de Portovenere
Façades colorées de maisons du village de Portovenere

« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où on va »

Christophe Colomb

GÊNES

Notre passage à Gênes fut assez court. Nous avons malgré tout pas mal marché arpentant les ruelles  parfois vraiment sombres et étroites, pas toujours rassurantes!

Gênes a quelque chose de très suranné, c’est une ville de contrastes mêlant richesse et misère, magasins de luxe et petites échoppes, subtiles odeurs de basilic et odeurs bien moins subtiles d’urines, de poissons ou de substances illicites.

Gênes est une ville de banquiers (1/3 de l’or du monde s’y trouvait) mais aussi de pêcheurs, de marins et de marchands.

La ville a, pour moi, un côté oppressant mais peut-être est-ce dû au fait de venir des Cinque Terre où tout est beauté, nature et où l’on se sent comme dans un cocon.

Afin de prendre un peu l’air, nous avons pris le funiculaire pour nous promener sur les hauteurs de Gênes. Cela m’a fait du bien et là-haut la ville retrouve du charme à mes yeux. Si elle est (était) surnommée « La superbe » ce n’est pas pour rien et ce n’est pas en un jour que l’on peut se faire une opinion. Peut-être demande t’elle du temps pour être appréciée à sa juste valeur. Nous sommes ensuite redescendus par les escaliers.

Gênes serait la patrie de Cristofo Colombo (nous n’avons pas eu le temps de passer devant sa maison). Une bataille a lieu en ce moment pour déterminer avec certitude si Colomb est ou non Gênois d’origine, les tests ADN doivent être rendus publics tout bientôt. Gros enjeu! (Verdict de 2025 il serait juif séfarade d’Espagne).

Ce qui est sûr c’est que sa découverte a bien profité à l’Europe! Mais est-ce Colomb qui a découvert les indigènes ou les indigènes qui ont découvert les espagnols? Les indigènes avaient déjà bien avant lui découverts ces terres. D’ailleurs avant les Espagnols, les Africains et les Norvégiens l’avaient déjà découverte aussi! C’est de Gênes que sont partis des millions d’Italiens pour l’Amérique.

Nous sommes allés le soir de notre arrivée manger au Mercato oriental, rien que pour les yeux c’est déjà un régal! (Ici les cerises sont à 4€ du kilo!). Ce matin j’ai testé le café au comptoir chez Lomellini, entourée de Génois.  Dommage que je ne pouvais pas me mêler à leurs conversations:  troppo volace! Pas grave, leurs voix chantantes étaient très agréables à mes oreilles.

Ensuite, en route pour le Palazzo Rosso via Garibaldi, la rue la plus célèbre et la plus riche de Gênes où chaque banquier et homme d’importance rivalisaient entre eux pour construire le plus somptueux édifice, faisant venir de nombreux artistes prestigieux pour les décorer et tenter d’être celui qui aura le plus beau palais! L’appartement de l’ambassadeur de France, ami de Louis XIV au sein du Palazzo Rosso est vraiment incroyable! Nous y avons vu des oeuvres de Van Dyck, Véronèse, Dürer, Rubens…

J’aurais aimé voir aussi le Palazzo bianco et celui des Strozzi mais … pas le temps! On a quand même maintenant une petite idée de ce à quoi ressemble une demeure de banquier!!!

Impossible pour mon garçon de passer outre la visite du véritable bateau pirate des turcs (Draguht le pirate!) accosté dans le Porto Antico.

Nous sommes ensuite allés voir l’aquarium que j’ai trouvé assez décevant mais les enfants ont bien aimé. J’ai parfois du mal avec le manque de congruence. D’un côté on sensibilise sur les dégâts du plastique dans les océans mais on sert l’eau au restaurant dans des goblets… en plastique. Au magasin de souvenirs ce sont des centaines de peluches en synthétique qui sont vendues… Et que dire de ces bêtes qui se retrouvent dans des habitats parfois bien pauvres…

Toits et antennes de maisons de Gênes et au loin la mer
sculpture de tritons du palazzo Lomellino à Gênes
Vue sur Gênes et la mer des hauteurs

JOUR 10 et 11: NICE

Nous voilà à nouveau, pour 3h30, dans le train en direction de Nice emportant dans nos sacs un petit reste d’Italie: foccacia al fromaggio et frittata!!!

Qui a dit que les trains étaient toujours en retard? Jusqu’en France pas un seul train n’en a eu mais passé la frontière à Vingtimille une voix dans le haut parleur nous annonce que notre train est annulé pour cause de grève nationale, grrrr!

A bord du train, descente de police, rien que pour notre compartiment 3 personnes seront reconduites hors du train, dure réalité… Un français commence à s’énerver sec car une femme aurait touché son chien, on entend des gros mots à la pelle, ça sonne mieux en italien!  Lorsque je passais un ou deux mois en Italie et qu’ensuite je remontais vers la Belgique ce qui me frappait le plus c’était les visages bien plus fermés des « gens du nord »…

Il est tard quand nous arrivons à Nice et nous avons faim, nous décidons de nous installer dans un restaurant libanais Le Socrate qui est encore ouvert. Comme nous sommes en France, je propose aux enfants d’enfin lire seuls le menu et de choisir ce qu’ils veulent. Ni une, ni deux, mon fils a lu frites sur une ligne et a passé commande. Sa tête quand il a vu arriver son assiette!!! Un magnifique poisson tout entier ( tête et nageoires comprises) trône sur son assiette, accompagné … de quelques frites! Il me regarde avec un air désespéré et me dit tout de go entre ses dents: « Je ne mange pas ça hein maman » ?! Ma fille et moi sommes mortes de rire à voir son désespoir! Il se souviendra de la fameuse « dorade royale » ( un plat tout de même à 24€ ). Résultat des courses, je me suis retrouvée à manger le poisson en plus de mon plat, moi qui stresse avec les arrêtes, j’ai dû faire un effort mais j’avoue que c’était bon.

Fruits et légumes étal marché Cour Saleya Nice
Nougats du Marché Cour Saleya Nice
Pan Bagnat de "Chez Thérésa" Nice

Le lendemain direction le Vieux-Nice et son Marché Cour Saleya où nous petit-déjeunons avec de savoureuses viennoiseries avant de flâner d’échoppes en échoppes.

La mer, d’un bleu azur, nous appelle et nous donne terriblement envie de s’y baigner mais tout de même, malgré qu’il fasse bien chaud, elle ne me semble pas très bonne et je n’en ai pas le courage. Nous grimpons ensuite à l’assaut du château.

Après avoir mangé un savoureux pain bagnat Chez Thérésa, direction le Musée de Matisse sur les hauteurs de Nice où nous avons aussi passé du temps dans le parc à regarder les Niçois jouer à la pétanque. Trop gai!

Retour ensuite à la mer et petit détour chez René Socca pour notre souper que l’on prendra dans le train couchette Nice-Paris pour notre dernière nuit du voyage.

Le paysage fait de mer et de montagne défile et nous donne encore à rêver!
Nous commençons à sentir la fatigue s’installer et je gage que nous allons une fois de plus bien dormir!

Joueurs de pétanque à Nice
Enfants jetant des cailloux dans la mer Nice
Nice côte d'Azur vue du château

JOUR 12: PARIS

Dernière halte du voyage: Paris et la visite du Musée des Arts et Métiers. Super musée très instructif où nous avons pu assister à la démonstration du pendule de Foucault mais nous sommes lessivés, plus moyen d’avancer! Nous décidons d’aller manger à la Mosquée de Paris et de boire un bon petit thé à la menthe Comme les arabes disent: « Le 1er verre amer comme la vie, le 2ème doux comme l’amour et le 3ème sucré comme la mort« !

Nous partons ensuite directement récupérer nos bagages à la consigne et attendons notre Thalys Gare du Nord. Snif, il aura plus d’une heure de retard mais franchement on a eu de la chance avec les trains et leurs horaires!

C’est fatigués mais heureux de ce voyage que nous rentrons chez nous. L’aventure a été belle, elle laissera de beaux souvenirs dans les mémoires! C’est l’heure de nous poser, de vider les sacs, de distribuer nos petits trésors à la famille. Place maintenant à la vie de tous les jours, j’ai retrouvé mon pommier avec ses fleurs fanées et mon romarin encore plus fleuri! Il est temps pour moi de rempoter mes tomates et potirons, je reviens à la terre, à la maison.

Nos gros coups de coeur

Vienne

La Maison de la Musique

Budpaest

Le Parlement et l’église Mathias

Rome

Le marché à Porta Portese (le dimanche 7h-14h)

Cinque Terre

La balade de Corgnilia à Vernazza

Riomaggiore

Le petit bar et la pizzeria Képris

Porto Venere

Le tour inattendu en bateau et le Golfe des Poètes.

Gênes

Le Mercato Oriental

Paris

La Grande Mosquée de Paris

Nos Adresses préférées et petits Conseils

Bruxelles

Musée Train World : au sein de la magnifique gare de Bruxelles Schaerbeek. Place Princesse Elisabeth 5, 1030 Schaerbeek.

Musée interactif extrêmement bien fait et passionnant avec plusieurs locomotives et expositions sur l’histoire des chemins de fer Belge.

Train Hostel: Avenue George Rodenbach 6, Schaerbeek.

Auberge de jeunesse dont la conception a été réalisée par l’artiste belge François Schuiten, celui-là même qui, passionné d’architecture et de trains, auteur de Bd dont « Les cités obscures« , a conçu la scénographie originale de Train World.

Malheureusement cette auberge de jeunesse n’a pas résisté à la pandémie de Covid 19, faute de fonds, elle a été transformée en centre d’hébergement pour sans-abris et demandeurs d’asile.

Située à trois minutes à pied du musée Train World n’hésitez pas à aller jeter un coup d’oeil à sa façade surprenante où un vrai wagon-lit y a été intégré ! 

Vienne

Chocolats Mozart:  » Leschanz Wiener Schokolade konig »  Freisingergasse 1
Saucisses en rue: « Bitzinger sausage stand » Albertinaplats

Pâtisserie Ruszurm cukràszda, Szenthàromsàg U.7
Tartines / Sandwichs à emporter pour le train: « Buffet Trzeniewski »  Dorotheegasse 1
Café Central: Herrengasse 14
Brasserie Slam Bräeu: dans le parc du Belvédère.

Mais aussi: Café Mozart, Gerstner

Bon à savoir

Pensez qu’au restaurant comme au café il y a un pourboire de 10%!
Au musée du Belvédère on peut y laisser les sacs à dos

Budapest

Halles centrales (dès 6h)
Pâtisserie « Ruszwurm cukraszda » Szenthàrosay u.7
Restaurant « Ildiko Konyhàja » Fo u. 8
Restaurant dans l’esprit Harry Potter: « The Magic » Hajos u.25
« New York Café » Erzsébet krt. 9-11

Mais aussi: Pâtisserie Gerbeaud, Mazel Tov, Szimpla Kert, Menza

Bon à savoir

Pensez qu’en Hongrie ce n’est pas l’Euro mais le Forint!
Pensez également à réserver (longtemps) à l’avance votre visite au Parlement!

Pour écouter de la musique classique et folklorique hongroise traditionnelle allez au Palais du Danube. Pour y écouter de la musique tzigane aussi.

Le long du Danube vous pourrez aussi observer le Mémorial des chaussures, dédié aux victimes de l’Holocauste.

Rome

Glaces « Giolitti » Via degli Uffici del Vicario 40
Cours de fabrication de pizza (San Appolinare 41, Gusto al Passeto) près de la Piazza Navona.

Ostia Antica

Pour vous y rendre: Prendre le métro jusque « Piramide » puis prendre le train pour Roma Ostia Ligne RL Cristoforo Colombo (7 arrêts, 27 minutes).

Vistite guidée via « Les secrets de Rome« . Pour moi qui connais également Pompéi et Herculanum je trouve personnellement que le site d’Ostia n’a rien à envier à ses homologues, il gagnerait à être davantage connu car il est très agréable, très riche et son histoire est passionnante, vous en apprendrez beaucoup sur la vie des Romains et Rome en allant le visiter! Comptez au minimum une demi-journée.

Cinque Terre

« Pizzeria Képris » via Telemaco Signorini 673/b Riomaggiore
La randonnée de Corniglia à Vernazza: 3,5 km, +/- 1h30, difficulté moyenne. Le meilleur moment pour ne pas avoir trop de monde sur le sentier est entre 9h-11h et 15h-18h. A mi-chemin n’hésitez pas à vous arrêter au bar « Il Gabbiano » pour prendre une consomation à base de fruits frais tout en admirant la vue tout simplement magnifique!
« La Torre » restaurant où nous avons bien mangé avec une vue magnifique, Loc. Preteccia 1 Vernazza
Excursion en bateau société « Navigazione Golfo dei Poeti » via San Giacomo 131 Riomaggiore
Bien regarder ou demander d’où part le bateau si vous décidez de faire une excursion par mer!!!

Bon à savoir

Pour les Cinque Terre vous pouvez acheter la « Cinque Terre Card«  pour circuler en train mais aussi sur les sentiers (payants) entre La Spezzia et Levanto. C’est pratique.

Il est possible de laisser ses bagages dans une consigne à côté de la gare de Riomaggiore mais soyez vigilants si, comme nous, l’heure de départ du train est proche de celle de la  réouverture après la sieste!!!

Gênes

« Caffetteria Lomellini » Via Lomellini, 1r.
Drogheria Torielli: Via di S. Bernardo 32/R, petite boutique hors du temps pour y faire tous vos petits cadeaux  (épices, café, spécialités génoises mais pas que!)

Ristorante Trattoria da Maria, Vico Testadoro 14r

MOG Mercato Orientale, Via XX Settembre, 75r

Gran Ristoro, Via di Sottoripa 27 (sandwicherie excellente). Aussi chez Pane e Tulipani (Focaccia).

Nice

Maison Auer: 7 Rue Saint-François de Paule, beaucoup de gourmandises et de douceurs! (Mais aussi chez Canel et chez Florian).
« Chez René Socca »: 2 rue Miralheti. Cuisine locale et pas trop chère. A emporter ou sur place.
« Chez Thérésa »: 28 rue droite (au marché Saleja)

Bon à savoir

Pensez qu’à Nice les plages sont faites de galets (qui ont pour fonction de protéger le littoral face aux assauts de la mer).

Paris

La Mosquée de Paris: attention le vendredi, jour de prière, il n’est pas possible de la visister mais vous pouvez accéder au restaurant.
Musée des Arts et Métiers: démonstration du pendule de Foucault tous les jours à 12h et 17h.

Ce qu’on n’a pas fait et qu’on aurait aimé faire

Vienne

Maison et village Hundertwasser, le spectacle de l’école d’équitation espagnole de Vienne, le Prater (que j’avais fait il y a des années mais pas mes chers enfants à leur grand désespoir!).

Budapest

La fontaine musicale dans l’Île Marguerite

Cinque Terre

Le sentier des amoureux qui, à l’époque, était fermé.
Un atelier pour réaliser du pesto, hors de nos dates et heures possibles, dommage! J’avais repéré celui-là: Levanto Corso Italia 16.

Vous pourriez être tentés par d’autres circuits en train via ce lien.

N’hésitez pas à lire mon article « Livres pour voyager et s’inspirer« , vous y trouverez quelques pistes pour vous imprégner des lieux avant de partir…

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