Mettre une grosse pincée de slow dans sa nourriture comme dans son voyage

Petite devinette, quel est le point commun entre ma ville, Namur, et le mouvement Slow Food?

Réponse: tous les deux ont le même emblème: l’escargot!

Paraîtrait que nous, les Namurois, sommes lents, que nous prenons le temps de vivre, de savourer la vie… sans oublier qu’une de nos spécialités culinaires est justement ce fameux gastéropode!

Je me devais donc de vous parler aujourd’hui de ce mouvement Slow Food et vous partager ici quelques pistes pour l’intégrer au sein d’un Slow Travel et rendre ainsi votre voyage davantage cohérent.

homme en tablier façonnant des boules de pâte

« Les voyages sont des expériences qui impliquent tous les sens. Nous nous souvenons mieux de ceux au cours desquels nous avons bien mangé. Goûter les plats typiques d’un pays étranger nous aide à mieux en comprendre l’histoire car nous entrons dans ses traditions, nous l’explorons, nous nous faisons une idée de son évolution culinaire et sociale. La plupart des plats ont une origine pauvre, paysanne ou marine: on n’y échappe pas. Nous avons toujours pris ce que la terre ou la mer pouvaient nous offrir et nous l’avons transformé en savoureuses préparations.
Chaque ville, province, région, nation possède ses plats typiques et le corps s’adapte à cette alimentation ».

Valério Galasso, nutritionniste

marmite de tomates avec pâtes et basilic

Les origines et la philosophie du Slow Food

« Si vous mangez, vous êtes impliqué dans l’agriculture ».
Carlo Petrini
Le mouvement a démarré en 1986 en Italie à la suite de l’ouverture, dans le centre historique de Rome, d’un premier MacDonald, le plus grand du monde à l’époque.
Cet événement fut perçu, par beaucoup d’Italiens comme une provocation et une offense à leur tradition culinaire et leur art de vivre.
Carlo Petrini, journaliste gastronomique, décide alors d’agir et lance un appel à la manifestation. S’armant de casseroles remplies de pâtes, la foule scande haut et fort : « We don’t want fast food, we want slow food » !
En quelques année seulement, ce mouvement local devient un mouvement mondial avec, pour fil conducteur, une philosophie de vie prônant une alimentation bonne (gourmande, saine, goûteuse), propre (écologique, devant régénérer et non épuiser) et juste (solidaire et faite de coopération).
« Un gastronome qui n’est pas écologiste est un imbécile, mais un écologiste qui n’est pas gastronome est un triste personnage »
Carlo Petrini
En 2004, l’initiative Terra Madre voit le jour au sein du mouvement Slow Food afin d’inclure davantage les paysans, éleveurs et pêcheurs.
Suivra ensuite la création des Sentinelles, ayant comme objectif de sauver et protéger des produits du terroir, des races animales, des savoir-faire traditionnels en danger ou en voie de disparition.  Exemples : la saucisse de Bra en Italie, le cheddar du Somerset au Royaume-Uni, le camembert de Normandie en France ou encore chez nous en Belgique l’abeille noire ou la méthode de fabrication du fromage de Herve…
« Un fromage est aussi digne d’être préservé qu’une église du XVIe siècle ».
Carlo Petrini
En 1999, un autre Italien, Paolo Saturnini, s’inspira de la philosophie Slow Food et son concept de qualité alimentaire pour l’élargir à la qualité de vie globale dans les villes.
Il fonde Cittaslow avec, comme logo, un escargot portant une ville sur sa coquille. Pour obtenir ce label, la ville doit remplir pas moins de 70 critères stricts portant sur l’environnement, la valorisation des produits locaux et l’agriculture durable, les traditions artisanales, la mobilité douce, l’énergie propre mais aussi l’hospitalité, la citoyenneté, la solidarité…
bottes de rhubarbe sur table

1001 façons d’être Slow Food

« Pour bien voyager, il faut mettre les pieds dans le plat »
Bernard Boutboul

Bien avant le départ

Adopter une démarche Slow Food ne se fait pas en un claquement de doigt.
Commencer à s’y intéresser chez soi permet d’acquérir, au fil du temps, de bonnes pratiques et de bons réflexes. C’est ainsi que l’on emporte tout naturellement avec soi ces nouvelles habitudes en voyage.
Tout devient alors congruent: il y a désormais une adéquation entre ses pensées, ses valeurs, ses paroles et ses actes. On ne part plus seulement pour découvrir un lieu mais pour goûter à l’identité propre d’une culture.
On est Slow Food lorsqu’on prend le temps de cuisiner un repas (sain, local, de saison). Lorsqu’on réalise des conserves, des confitures, du yaourt, du pain au levain…
Lorsque l’on décide de réintégrer dans son alimentation les plantes sauvages de son lieu de vie (orties, pissenlits, ail des ours…). Lorsqu’on décide de reporter d’une semaine les courses pour d’abord vider son frigo et faire aller sa créativité en improvisant avec les restes et ainsi éviter le gaspillage,.
Lorsqu’on achète aux maraîchers du coin, au marché ou encore via les circuits courts et que l’on est prêt à en donner le juste prix.
Lorsqu’on décide de remettre les mains dans la terre, de faire pousser soi-même ses fruits et légumes sur son lopin de terre.
Lorsqu’on se pose pour savourer des aliments qui ont du goût et la saveur du partage en famille ou entre amis.
Lorsque l’on prend conscience aussi des enjeux et que l’on se questionne et s’informe sur la provenance, la valeur de ce que l’on mange.
Lorsqu’on se rend compte que le temps « perdu » à cuisiner ou jardiner est du temps gagné pour la santé ou une vie de qualité pour soi, les autres et la terre.
Être Slow Food, c’est aussi une histoire de reconnexion, d’engagement et de persévérance!
On peut également avant le départ consacrer un peu de temps pour repérer les bonnes adresses Slow Food ou les lieux où l’on offre une cuisine typique, locale et saine, repérer les labels de qualité en cours dans le pays, les produits typiques du terroir.
Jetez un oeil aux jours de marché et autres lieux permettant ce genre d’approche.
Ainsi une fois sur place on ne perd pas ce temps précieux en recherches…
Autres petits gestes importants: prévoir quelques ustensiles qui permettront d’éviter le gaspillage des ressources et la pollution inutile: gourdes, couverts, contenants, sac en tissu pour les achats, …
Bottes de bettraves rouges sur étal de marché

Dans bien des endroits

« Au restaurant, l’accueil est le premier plat offert au client, il doit être succulent »
Bernard Boutboul
Ce ne sont pas les endroits qui manquent.

Les marchés

Il y a bien sûr les marchés, lieux vivants et vibrants, faits d’échanges et de convivialité. Coeurs battants d’un village, d’une ville, ils permettent d’entrer dans le quotidien des habitants. Ils sont l’occasion de prendre le temps, d’observer les modes de vie et la culture locale, de découvrir les produits du terroir, des produits frais et à des prix abordables. Une vraie expérience sensorielle et gustative.

Les halles marchandes

Ou marchés couverts, véritables lieux de découvertes très conviviaux.
Les halles participent à l’âme d’une ville et permettent de découvrir l’identité locale et le territoire où l’on se trouve. C’est, comme les marchés en plein air, le ventre d’une ville où se mêle bien souvent étals de produits et restauration locale.
On y trouve l’excellence alimentaire, les spécialités locales et les produits du terroir avec, en prime, une valeur historique et patrimoniale du bâtiment qui vaut le coup d’oeil. Je ne manque jamais ces endroits lorsque je suis en voyage.

Le Street Food

Le street food est plutôt synonyme de vitesse. On devrait parler ici plutôt de « Slow street food » car la cuisine de rue peut être consommée debout ou sur le pouce sans pour autant être de mauvaise qualité ou fabriquée rapidement. La grande cuisine peut se trouver sur le trottoir avec une origine locale, respectant les saisons, une traçabilité des ingrédients et être même parfois labelisée (En Belgique, comme en France on a par exemple le label « Food Truck engagés » ceux-ci utilisant des circuits courts, des emballages biodégradables et parfois même des produits 100% bio.

Les magasins

Autres lieux où l’on peut trouver des produits frais, locaux, éthiques, goûteux et durables:
Les épiceries fines et boutiques du terroir: sélection artisanale de haute qualité valorisant le circuit court et le savoir-faire d’une région (vins, charcuteries, fromages, …).
Mais aussi les coopératives, magasins de producteurs ou encore les magasins bio.
Sans oublier les boulangeries pâtisseries artisanales et/ou biologiques.

Les restaurants

Et pour un bon repas tout prêt jetez un oeil aux adresses labelisées éco-responsables ou de terroir ou cuisine de marché: restaurants, auberges, ostéria (Italie), Gostlinas (Slovénie), Gasthaus et Biergarten (Allemagne), Folkelollen (Danemark), …
Vous pouvez aussi prendre contact pour réserver une place à la table d’un local, soit via une plateforme comme Eatwith (plateforme commerciale mais où il est possible de bien tomber) ou partager un repas communautaire via les « Common Meals » ou encore manger à la table d’une ferme ou via une table d’hôte…

Le Wwoofing

Et enfin, quoi de mieux que le Wwoofing pour découvrir la philosophie Slow Food et se plonger aux sources mêmes de la production à l’assiette. L’occasion d’expérimenter les préceptes du Slow Food: une alimentation bonne, propre et juste. Une immersion profonde pour comprendre la production alimentaire fait d’un apprentissage direct: cultiver, récolter, transformer et ensuite partager les repas avec les hôtes de la ferme et les wwoofers, de quoi pratiquer « le Km0 »!
Merle mangeant une baie rouge

Slow Food, une histoire de reconnexion

« En invitant à ralentir, on est invités à s’intéresser davantage à ce qui nous entoure, à cueillir les détails et les saveurs du monde »

Carlo Petrini.

 

Reconnexion au Temps, à la terre et au plaisir

« Long à manger, long à tout »

Proverbe français

Dans Slow Food il y a d’abord le mot slow! Ralentir! Toute une écologie de l’esprit qui permet aussi d’apprécier la vie sous tous ses aspects.

Prendre le temps de réfléchir sur la filière alimentaire. Prendre le temps de penser au repas que l’on veut pour ce midi ou pour ce soir. Prendre le temps d’aller au marché (regarder, sentir, choisir, échanger), de cuisiner les aliments (les couper, les laver, les préparer). Prendre le temps de mettre la table, de se poser, de « mettre les pieds sous la table ». Prendre le temps de manger plus lentement, en conscience (mâcher, mastiquer, apprécier les saveurs, les textures, les arômes, les couleurs…). Prendre le temps d’échanger avec les personnes réunies autour du repas, de s’imprégner de l’ambiance et/ou d’admirer le paysage. Prendre le temps de profiter, de digérer aussi… chez soi comme en voyage!

Cette démarche est l’occasion de convoquer nos sens, de s’y reconnecter, de les mettre en éveil, eux qui sont tant mis en veille de nos jours.

Se réjouir de la découverte qui s’invite: s’ennivrer du parfum du basilic, se délecter de la saveur d’une tomate, s’émerveiller du velouté d’une pêche…

Découvrir des recettes et des traditions culinaires locales. Découvrir des plats, des aliments dont on n’a pas l’habitude ou l’usage chez soi. Oser goûter un met de nous inconnu et être fier d’avoir osé tester, d’avoir dépassé ses appréhensions, d’être sorti de ses habitudes. Un peu comme lorsque l’on se jette à l’eau pour parler une autre langue, pour voyager seul ou lorsque l’on fait une chose pour la première fois!

Découvrir, découvrir, découvrir…

Se réjouir d’avoir participer à renforcer la résilience alimentaire, de soutenir l’économie locale, les paysans du coin, d’avoir contribuer à une bonne santé, pour soi, pour les autres et pour la terre. Et être reconnaissant aussi…

Reconnexion à soi, aux autres, aux cultures et traditions

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es »

J.A. Brillat-Savarin

Le Slow Food est bien entendu l’occasion de se reconnecter à soi mais aussi aux paysans, producteurs, amis,  famille et inconnus…
On voyage et on explorer par la cuisine de bien des manières.

Un moyen immersif en voyage est de prendre des cours de cuisine locale (cours de fabrication de pesto à Gênes, d’orecchiette dans les Pouilles, de pizza à Naples, de bouillabaisse à Marseille, de salmorejo à Cordoue, de carbonade Flamande en Belgique, …).

Ces cours, bien choisis, contribuent à la préservation du patrimoine et évite que ces plats ne tombent dans l’oubli et disparaissent. Le savoir-faire est ainsi perpétré et transmis tout comme les recettes. Quant à nous, on revient chez soi enrichis d’un savoir-faire traditionnel appris que l’on peut à notre tour transmettre et qui enrichit notre assiette.

De tout temps, les spécialités ont été portées par les voyageurs, les explorateurs, les commerçants. Tous, nous sommes des passeurs de culture.

Lorsque je voyage j’emporte toujours des spécialités de chez moi, des produits de mon terroir pour, à une occasion ou à une autre, l’offrir aux habitants de l’endroit où je vais (si l’on mange chez l’habitant, lors d’un atelier ou une activité…). C’est une manière de ne pas uniquement prendre mais aussi de rendre, de se connecter à l’autre, d’être dans l’échange,  la convivialité, la joie du partage et de la découverte.

Less is more

« Que ton aliment soit ton médicament »

Manger moins mais mieux, préférer la qualité à la quantité. Moins de vitesse, de distraction, d’industrialisation, de malbouffe pour plus d’attention, de plaisir, de goût, de durabilité…

Dans nos sociétés occidentale force est de constater que la grande majorité des gens mangent trop et mal.

Les organismes sont gavés, les corps en surcharge, entraînant fatigue et dégradation de notre santé (tout en épuisant également celle de la terre).

Nous avons perdu l’occasion d’aiguiser nos instincts, d’écouter son corps et ses signaux (de faim, de sasiété,…).

Nous mangeons bien souvent par habitude, par pulsion, parce que c’est l’heure, par ennui, par stress, parce qu’on voit une pub, de la nourriture et pas parce qu’on a faim…

Cette démarche Slow Food encourage à choisir ses aliments avec soin et patience et à nous reconnecter à nos sensations. À remettre au coeur de nos vies une alimentation plus saine, plus simple, plus frugale. Meilleure pour soi et meilleure pour la terre.

Respecter la terre, le terroir c’est aussi se repecter!

Moins de gaspillage alimentaire c’est également plus de ressources naturelles préservées (eau, terre, énergie…) et moins de pollution. En Espagne, par exemple, des milliers de tonnes de fruits et légumes pourrissent directement dans les champs par manque de rentabilité économique. Quel gâchi et quelle absurdité dans un pays frappé par la sécheresse!

Finalement la crise économique actuelle a cela de positif qu’elle nous force, en quelque sorte, à revenir à plus de sobriété, à revenir à l’essentiel…

Dernièrement ma boîte de biscuits bio préférée a été soumise au packaging: la hauteur de la boîte en carton a diminué de moitié: pas plus mal en soi, c’est ça en moins de gaspillé mais lorsque j’ai constaté qu’à l’intérieur du paquet le nombre de biscuits avait lui aussi diminué et ce pour un prix qui lui n’avait absolument pas bougé, je râle! Mais, bien que cela n’excuse en rien cette pratique manquant de transparence, le coût de la vie et la diminution des quantités nous amènent également, il me semble, à non seulement revenir à une  consommation plus raisonable mais aussi à savourer plus pleinement ce que l’on mange car on n’en estime que davantage sa valeur.

Plutôt que d’acheter une plaque de chocolat en grande surface, aller chez un petit artisan chocolatier et lui prendre deux pralines me satisfait bien davantage. Je le ressens pleinement comme une fête. Je peux vous assurer qu’une fois en bouche le temps s’arrête, mes yeux s’arrondissent, la joie m’envahit et je savoure, je savoure! Less is more, vraiment!

Aussi, pensez, que, même si le budget est serré, il est tout à fait possible, chez soi comme en voyage, de bien manger en mangeant différemment!

Ecureuil mangeant une noix

Au retour, pratiquer le savouring

« La bonne cuisine, c’est le souvenir »  
Georges Simenon
Voilà que le voyage touche à sa fin.
Après avoir décourvert et savourer un autre pays, une autre culture et ses traditions locales, une autre cuisine faite de recettes différentes et de nouveaux goûts, il est l’heure de repartir. On aimerait pourtant parfois prolonger…
La bonne nouvelle, c’est que c’est toujours possible de le faire, notamment en emportant dans nos sacs, bien à l’abri, des petits bouts de l’endroit visité.
Oh, il suffit de pas grand-chose: un petit sachet de sel de Guérande, quelques chocolats Mozart de Salzbourg, du miel de Bled en Slovénie, des olives d’Ostuni dans les Pouilles… peu importe pour autant qu’ils soient de qualité et qu’ils nous permettent de savourer et prolonger ce voyage une fois rentrés chez nous.
Quelle sensation délicieuse que d’ouvrir son placard et de saupoudrer son plat de paprika ramené de Budapest! Ce simple geste, telle la madeleine de Proust, me ramène instantanément vers la destination lointaine et prolonge ainsi, bien longtemps après, les sensations vécues lors de ce séjour.
J’aime, en été, passer devant mon jasmin planté au retour de mon voyage aux Cinque Terre. Je l’ai acheté chez moi mais en souvenir de ce voyage tant le parfum de cette plante m’avait ennivré là-bas. Il me suffit de passer devant et de humer sa fragrance pour partir loin en cette contrée.
On appelle cela pratiquer le savouring…
J’ai ainsi des petits bouts d’ailleurs chez moi. Ces petit riens m’emportent loin, ils me font voyager même une fois rentrée, tout comme ils me permettent de faire doucement la transition entre là-bas et ici…

Et n’oubliez pas:

« Qui veut aller loin ménage sa monture » !
Bon Appétit!
Mortier avec épices et pilon

Quelques pistes pour aller plus loin

En général

Appli qui référence tous les points d’eau potable un peu partout en Europe et dans le monde (établi sur un système collaboratif, les utilisateurs pouvant y ajouter des points d’eau repérés lors de leurs voyages).
Répertorie les plats traditionnels et produits du terroir à travers le monde.
Plateforme commerciale proposant des repas chez l’habitant (bien sélectionner son hôte pour une vraie expérience!)
Pour trouver des restaurants et magasins proposant des produits Végans, végétariens et bio en Europe et dans le monde entier.
RéseauCooproutehttps://cecop.coop/members
Répertorie les coopératives préservant le patrimoine et les produits typiques à travers l’Europe.

En Italie

Turin: Terra Madre Salone del Gusto: salon international (biennale) organisé par Slow Food en septembre.
Livres de Carlo Petrini : « Bon, Propre et Juste : éthique de la gastronomie et souveraineté alimentaire » : le livre de référence.
Mais aussi : « Libérez le goût » ou « Terra Madre : Pour une agriculture paysanne durable ».
Erri de Luca : « Récits de saveurs familières ».

En Belgique

C’est à Bruxelles que se trouve le deuxième siège du mouvement Slow Food.
La ville est aussi engagée dans cette démarche: marché de la terre au Be Here à Laeken, plusieurs dates sur l’année. Produits, ateliers et conférences. https://be-here.be/agenda/
Restaurants Slow Food à Bruxelles :
Horia, Super fourchette, Bel Mundo, Le phare du Kanaal, le Dillens, Gueuleton Brussels, Brut …
À Namur, l’ASBL « Cuisine sauvage » dédiée à la découverte des plantes sauvages comestibles propose des balades et ateliers pour récolter et cuisiner les plantes sauvages de la région: https://cuisinesauvage.org/
En France, François Couplan est la référence dans ce domaine. Il a notamment écrit: « Ce que les plantes ont à nous dire« .

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Voir mon article: Les halles marchandes, sur l’expérience du Wwoofing voir: Sardaigne, voyager autrement, pour porter son attention sur nos sens en veille: Le patrimoine sensoriel et enfin pour de bons chocolats voir: Escapade en train à Bruxelles.

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