Les trains de nuit ou la poétique du temps long

J’aime beaucoup prendre les trains et j’aime par-dessus tout prendre ceux de nuit.

Du fond de ma vallée, je les entends, glisser sur les rails, laisser échapper, dans un grand « pschitt » l’air comprimé du desserrage des freins en gare. Le coup de sifflet annonçant triomphalement: « Train au départ ! » ou le « pôôôt » sourd, avant l’entrée dans le tunnel s’exclamant : « J’arrive, laissez-moi passer ! ». Quelle douce mélodie à mes oreilles !

Les trains, tel le chant des sirènes, me susurrent: « Viens ! Viens ! ». À force de les entendre ainsi m’inviter à sauter dans le wagon, je n’y résiste plus, je cède et j’y vais !

Prendre un train et, à fortiori, un train de nuit, c’est déjà réaliser, en soi, un voyage.

De tous les trains, celui de nuit est mon préféré.

Là où un TGV, cet « avion du rail », transperce les frontières de part en part pour arriver d’un point A à un point B par le chemin le plus droit et le plus court en un temps record; le train de nuit, lui, fera tout son possible pour prendre les chemins de traverses, s’arrêter en de nombreuses gares, faire des tours et des détours et suivre des chemins sinueux.

Pour bercer ses habitants, il se dandine sur les rails à n’en plus finir. Il est, pour les nomades, le pendant du fauteuil à bascule au coin du feu des sédentaires.

Il est une douce et sereine parenthèse, nous faisant transiter, de manière fluide, d’un lieu vers un autre. Il étale son temps pour nous plonger dans un état de rêverie, de somnolence. Nous faire prendre le pouls d’un autre espace-temps, nous amener à lâcher-prise, à tout doucement dodeliner de la tête et finir par s’abandonner aux bras de morphée. Slow travel

Nous voilà embarqués. En l’espace d’un instant s’efface la frénésie du monde. Plus rien, désormais, n’est urgent. Inutile de s’affairer, nous pouvons baisser les armes, nous poser, nous laisser porter, être là et vivre l’instant présent, le tempo giusto.

Ce que nous offrent les trains de nuit et leur lenteur, c’est tout « l’or du temps ». S’instaure une paix qui fait du bien à l’âme ! Peut-être est-ce pour cela qu’ils reviennent en force aujourd’hui ?

Les trains de nuit, un voyage sensoriel à part entière

Le train de nuit convoque tous nos sens.

Contempler par la fenêtre les paysages qui défilent comme dans un film. Deviner les ombres qui se dessinent à la tombée de la nuit. Déchiffrer, sur les panneaux des gares, des noms qui nous font rêver même et surtout s’ils ne nous disent rien.

Écouter le roulis et le cliquetis du train, son « tac, tac » lancinant et hypnotique, ses freins qui crissent à l’approche d’une halte. Tenter de comprendre les voyageurs ou les annonces faites en gare dans une autre langue que la nôtre. Entendre l’excitation ou les pleurs des enfants, des éclats de rire dans le wagon d’à côté… Capter les bruits de la nuit: une porte qui coulisse, un loquet qui hoquette, des pas dans le couloir, des chuchotements…

Ressentir, à travers son corps, les vibrations du wagon.

Deviner, à l’odeur soudain changeante, l’endroit traversé. Celle de la terre chaude après l’orage, des pins humides, de l’air pur des Alpes, de l’iode ou de la brise marine. Sentir aussi l’odeur des vieux trains, du similicuir ou du café annonçant le petit déjeuner. Sans oublier les odeurs, un peu plus détestables dans ce genre d’aventure, comme celles des pieds restés trop longtemps prisonniers ou des ventres ayant mangé trop sucré !

coucher de soleil vu d'un train de nuit

Demain, dès l’aube…

Partir de Bruxelles ou d’ailleurs, sortir de la grisaille de la ville. L’astre est prêt au départ, moi aussi. Le noir, ensuite, pour tout paysage. Circulez, il n’y a plus rien à voir ! C’est d’ailleurs assez frustrant de savoir que défile face à moi des paysages à la beauté sauvage que je ne verrai pas. Avec un peu de chance, un bout de lune ou quelques étoiles me fera deviner une ombre d’un quelque chose d’indéfinissable, là une montagne, ici une forêt ou un village.

Qu’à cela ne tienne, je béni ce black-out tant il offre, dès l’aube, une joie indicible, celle d’ouvrir les yeux, de remonter le store et d’être immédiatement téléporté dans un tout autre univers que celui de la veille.

Lever de rideau n°1 : Des chalets autrichiens nichés dans la montagne.

Lever de rideau n°2 : Un campanile se dressant fièrement au centre d’un petit village italien. Des couleurs ocres et une douce lumière couleur de miel.

Lever de rideau n°3 : Un champ entier de coquelicots. Me voilà plongée dans le tableau de Claude Monet.

Lever de rideau n°4 : Des oliviers à perte de vue. Bienvenue dans les Pouilles !

Lever de rideau n°5 : La brume matinale sur Dresde et ses nombreux clochers. J’arrive Prague !

Lever de rideau n°6 : La mer, la mer ! Marseille en vue !

Il se pourrait que la découverte qui fait pétiller les yeux et le coeur lors du lever de rideau ne soit pas toujours au rendez-vous. Se dire alors que ce n’est qu’une question de temps, elle sera forcément là tout bientôt !

Train de nuit : le compartiment-cocon

Le train de nuit est un entre-deux monde, un no man’s land entre là d’où je viens et là où je vais. Et moi, installée dans le compartiment, suis à la jonction, dans un présent qui s’étire, me déplaçant en dormant.

Oh bien sûr, une nuit en train couchette n’est jamais une nuit complète mais elle a, à mes yeux, bien plus de saveur qu’une nuit dans son lit. J’émergerai de nombreuses fois de mon sommeil tout au long du trajet. Ô insomnie bienheureuse faisant naître à chaque réveil un sourire de contentement sur mes lèvres. Berce-moi train ! Réveille-moi pour que je réalise que je ne rêve pas, que je suis bien là, à vivre ce moment ! Que je puisse savourer cette sobriété heureuse retrouvée.

Le temps d’une nuit nous serons à nouveau des nomades partageant une roulotte. Dans ce cocon à l’atmosphère intimiste et hors du temps, nous pourrons nous ouvrir pleinement à l’inconnu, déconnecter, s’évader, échanger, lire, écrire, rêver…

Au pas de la porte de mon compartiment, j’irai discrètement rejoindre « le petit peuple du couloir » comme le dit si joliment Éric Faye, pour refaire le monde. Des heures durant, en regardant défiler le paysage endormi, hanté par les ombres de la nuit ou les lumières des villes, nous ferons connaissance, partagerons nos espérances et désespérances, des rires, des soupirs, un mot gentil…

« Combien de fois, dans mon enfance assez pauvre, ai-je rêvé sur les quais des gares devant les rames uniquement composées de wagons-lits »

Joseph Kessel

Cabine du Venice Simplon Orient Express

La renaissance des trains de nuit en Europe occidentale

Qui dit Renaissance dit d’abord naissance et mort…

L’âge d’or des trains de nuit

L’idée du train de nuit est née au milieu du XIXe siècle et vient d’un américain : George Pullman. Il devait permettre aux diplomates et hommes d’affaire de gagner du temps et de leur épargner des voyages longs et pénibles, assis sur des banquettes de bois dans des compartiments sombres, bruyants et brinquebalants.

Mais c’est le belge, Georges Nagelmackers, qui va importer et sublimer le train de nuit en Europe. À 22 ans, il tombe éperdument amoureux de sa cousine. Pour étouffer le scandale, il fut envoyé, par son père, en voyage d’affaire à New-York.

Durant sa traversée en voiture-couchette il trouve les sleeping-cars (les wagons-lits) américains, fascinants mais très inconfortables. De retour en Europe, il décide de créer sa propre version nettement plus luxueuse destinée à l’élite européenne : la Compagnie Internationale des Wagons-Lits et ensuite l’Orient-Express.

Ses trains mènent alors la haute bourgeoisie vers les stations thermales, les pistes de ski, le soleil de la Côte d’Azur ou Constantinople !

Au XXe siècle, les trains de nuit constituaient un mode de transport à part entière pour les longs parcours en Europe.

Début du siècle, les autoroutes n’existaient pratiquement pas et l’avion n’en était qu’à ses débuts. Avec la démocratisation des voitures-couchettes par les compagnies et l’avènement des congés payés, le train de nuit devint le train des vacances.

Jusqu’aux années 70, l’attribution des places était aléatoire, une même famille pouvait être éparpillée dans différents wagons. Un vrai jeu de loterie… Une fois montés à bord commençait, dans le couloir ou les compartiments, un fameux chassé-croisé pour tenter de se regrouper, un joyeux tohu-bohu !

Jusqu’au milieu des années 90, les passagers étaient réveillés au milieu de la nuit par la police des frontières pour le contrôle des identités et l’inspection des bagages. Rude épreuvre pour le sommeil!

L’éclipse des trains de nuit

Le 20 mai 1977, l’Orient-Express effectue son dernier voyage.

La guerre froide, la perte de luxe, dû notamment à la vétusté du matériel, l’arrivée du TGV, le déploiement de l’avion et l’emprise de la voiture auront eu raison de ce train mythique et des autres.

De manière générale, tous les trains de nuits ont souffert d’un manque cruel de rentabilité économique et d’une absence de volonté politique de soutenir et promouvoir ce moyen de transport. Face aux vols low cost, aux TGV et aux autoroutes, ils ne font plus le poids. Les voyageurs préfèrent désormais la vitesse, condamnant ainsi les wagons à rester à quai et à se fossiliser.

Fini le Nord-Express reliant Paris-Bruxelles-Saint-Pétersbourg-Moscou. L’Alberg-Orient Express faisant Paris-Bucarest-Athènes. L’Ostende-Vienne-Orient Express menant à Istanbul ou le Night ferry reliant Paris-Bruxelles-Londres en embarquant directement les wagons sur le ferry. Fini le Paris-Lisbonne ou le Paris-Madrid, le Bruxelles-Rome, le Bruxelles-Venise ou … fini.

D’années en années, jusqu’en 2016 ils ont tous fini par tirer leur révérence, nous laissant à quai et nous privant, par la même occasion, d’un incroyable sentiment de liberté et de l’esprit d’aventure propre aux trains de nuit.

La renaissance des trains de nuit

J’ai connu, certes sur la fin, l’âge d’or des trains de nuit, leur disparition et actuellement, leur renaissance !

Que de magnifiques souvenirs de jeunesse ils m’ont laissés! Plusieurs fois par an, je prenais, seule, le train de nuit Bruxelles-Rome pour effectuer des campagnes de fouilles archéologiques. J’allais retrouver le soleil et la terre romaine. Quelle joie, quel plaisir, quelle aventure! J’emportais mon walkman, j’écoutais U2, Dépêche Mode, The Cure, … Je rêvais à la fenêtre, cheveux au vent car à l’époque on pouvait encore les ouvrir, et je faisais connaissance avec mes compagnons de bord… Libre et vivante !

Leur disparition a nourri en moi un profond sentiment de nostalgie.

Tout comme les anciens racontaient aux enfants assis autour d’eux leurs souvenirs de guerre, je contais mes aventures de trains aux miens. Ça leur donnait envie aux mômes ! Ça les faisait rêver! Tant qu’il a fallu qu’ils essaient !

Pour les faire patienter je les ai d’abord emmenés au Train World, incroyable et fascinant musée des chemins de fer belges situés dans la magnifique gare historique de Schaerbeek à Bruxelles. Ça n’a pas suffi.

Pour calmer leur impatience je leur ai offert une nuit dans un vrai wagon-couchette, le mouvement en moins, au Train Hostel de Bruxelles (qui n’existe plus actuellement).

Mais ce qu’ils voulaient c’était essayer « pour de vrai » ! Hélas, le Covid est arrivé et a fait avorter notre projet de départ. Les trains de nuit se sont fait désirer !

Puis le grand jour est arrivé, un tour d’Europe en train avec au programme trois trains de nuit : Bruxelles-Vienne, Vienne-Rome et Nice-Paris ! Fallait qu’on en profite !

Cette aventure fut vécue bien différemment par nous trois.

En ce qui me concerne, j’ai retrouvé toutes mes sensations de jeunesse, j’étais dans le plaisir des retrouvailles. Ma fille, elle, était dans le plaisir de la découverte. Quant à mon fils, il était, au moment du départ, dans la panique et le stress. Partir loin de chez lui, vers l’inconnu, loin de son papa, cela l’a bouleversé. Finalement il a dormi comme un loir. Au réveil il avait remporté une victoire sur lui-même et la liberté. Lui, comme nous n’avions qu’une envie: recommencer, encore et encore !

Le retour des trains de nuit s’est fait progressivement à partir de 2016. Cette année-là, la compagnie Allemande DB abandonne totalement ses trains de nuit. ÖBB, la compagnie Autrichienne décide alors de racheter les wagons et lance la marque « Nightjet ». Contre toute attente, le succès est au rendez-vous.

Mais le redéploiement se fera de manière plus intense entre 2021 et 2023. Des acteurs privés comme European Sleeper ou Snälltåget favorisèrent également son retour.

Depuis, de nouvelles liaisons s’ajoutent chaque année. Et les voyageurs sont au rendez-vous. La demande dépasse même largement l’offre !

Et ce, pour plusieurs raisons.

Écologiques d’abord, les trains ayant une empreinte carbone vraiment moindre par rapport aux autres moyens de transport.

Ensuite parce qu’ils sont un moyen de voyager autrement, plus lentement, en cultivant davantage l’esprit d’aventure.

Et enfin, parce qu’ils permettent d’épargner une nuit d’hôtel et de gagner un jour de vacances. 

Cependant, malgré cet engouement, se cache bien des difficultés et obstacles.

En dépit d’une technologie plus performante et d’une modernisation du confort pour certains trains, le matériel roulant est encore, à bien des égards, vétuste.

La rentabilité de ce type de transport reste elle aussi bien fragile. Là où le TGV propose entre 500 à 900 sièges et fait plusieurs fois le trajet sur une journée, le train de nuit, lui, ne dépasse que rarement les 250 places et n’effectue qu’un trajet par 24H. Il requiert également plus de personnel. À cela s’ajoute une aide publique frileuse, inégale et instable. 

Et pour finir, la saturation des lignes pose elle aussi problème. Un train de nuit doit pouvoir réserver une voie pour circuler mais il se heurte aux travaux la nuit sur le réseau et aux trains de marchandises circulant la nuit qui, tous les deux, priment sur lui.

Voiture du train de nuit Venice Simplon Orient Express

Les trains de nuit mythiques et trains de nuit de luxe

Véritables « palaces sur rails », ils sont du rêve ambulant.

Que j’aimerais, ne fût-ce qu’une fois dans ma vie, prendre un de ces trains de luxe. Hélas, il semble qu’ils soient hors de ma portée… J’ai bien tenté de remporter une place à bord lors d’un concours organisé par la compagnie Belmond mais la chance, ce jour-là, n’a pas voulu être de mon côté ! 

Orient-Express

Créé, comme on l’a dit plus haut, par Nagelmackers, il reliait l’Occident à l’Orient en partant de Paris pour arriver à Constantinople (Istanbul).

Son luxe n’a d’égal que ses voyageurs: voitures Art Déco faites de boiseries précieuses en acajou, bois de rose et ébène, de panneaux de verre signé René Lalique, voiture-salon avec piano, velours, tapisseries, moquettes, cuir de Cordoue, cristal et argenterie massive pour têtes couronnées, diplomates, hommes d’affaires, artistes, courtisanes et espions !

Entre art de vivre, glamour et aventures, ce train ne pouvait que fasciner et entrer dans la légende.

Il inspirera le célèbre livre d’Agatha Christie : « Le crime de l’Orient-Express« , publié en 1934.

Il fera son grand retour en 2027 sur son trajet d’origine avec 17 voitures du train mythique restaurées après avoir été retrouvées à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie !

Peut-être y aura-t-il un concours et une nouvelle chance pour moi de monter à bord?! 

Venice Simplon-Orient-Express

Après le déclin du train de nuit dans les années 70, les mythiques voitures bleues et or de la Compagnie des Wagons-Lits ont été éparpillées à travers le monde. En 1977, après que l’Orient-Express ai effectué son dernier voyage, une vente aux enchères des voitures Art Déco des années 20 a lieu à Monaco. James Sherwood débute alors sa collection en achetant deux voitures dans l’idée de créer le Venice Simplon-Orient Express.

Pour retrouver d’autres voitures du train, il mène une véritable enquête policière. Certaines furent retrouvées croupissant sur des voies de garage en Espagne, une autre avait été transformée en maison de vacances et une autre servait de décor de restaurant… Il les rachètera toutes et les rénovera à prix d’or !

En 1982, le train est prêt pour son premier voyage reliant Paris à Venise. Une fois par an, généralement en août, il refait également le voyage historique de l’Orient-Express.

Ne songez même pas à prendre une douche dans les cabines historiques car il n’y en a tout simplement pas. Priorité à l’authenticité et à la préservation des belles boiseries des années 20 !

https://www.belmond.com

La Dolce Vita Orient Express

Créé en 1883, ce train circule en Italie et comporte plusieurs itinéraires. Il s’inspire de l’art de vivre à l’italienne, la fameuse dolce vita et du design italien des années 60-70. Sachez qu’il est hors de question de monter à bord en jeans, short ou baskets ! La compagnie exige un code vestimentaire très stricte. Pour les repas : smoking pour monsieur et robe de soirée pour madame !

https://www.orient-express.com/la-dolce-vita/fr/

Le train Al-Andalus

Train de nuit créé en 1983 constitué de voitures Belle Époque et proposant des circuits en Andalousie, comme celui reliant Séville-Cordoue-Grenade. Voyage centré sur le patrimoine culturel et gastronomique. Il roule de jour mais s’arrête la nuit pour permettre aux voyageurs de dormir plus profondément.

https://eltrenalandalus.com/fr/

Le Santa Claus Express

Créé en 1990. Il part quotidiennement d’Helsinki en Finlande pour rejoindre la ville du Père -Noël, Rovaniemi et le cercle polaire. Ce train, à deux étages et de grand confort, propose des billets à des prix abordables.

https://www.vr.fi/en/santa-claus-express

Train postal

Trains de nuit, quelques histoires célèbres

Voici quelques histoires à raconter à vos compagnons de cabine s’ils ont le temps long !

Disparition mystérieuse d’Agatha Christie

En 1926, la voiture d’Agatha est retrouvée abandonnée au bord d’une route avec ses phares allumés. S’ensuit des recherches nationales durant onze jours, pour retrouver la reine du roman policier. La rumeur veut qu’elle ait orchestré sa fuite, à la suite d’une dispute avec son mari infidèle. On la retrouvera saine et sauve dans un hôtel thermal, sous un faux nom, celui de la maîtresse de son mari ! Aucune explication claire ne sera jamais donnée.

Ça c’est pour le personnage.

L’écriture de son roman « Le crime de l’Orient-Express » fut inspiré par ses nombreux voyages à bord de l’Orient-Express.

L’idée d’un huis-clos ferroviaire lui vient suite à l’arrêt d’un train durant 24 heures, en raison de violentes inondations, dans lequel elle se trouvait et qui la coupa totalement du monde.

Elle s’est également servie du récit de la paralysie, durant douze jours, de l’Orient-Express, en Turquie. Suite à une tempête de neige survenue en pleine nuit, les wagons de luxe affichèrent moins 10°C à l’intérieur. Les passagers durent acheter des œufs aux villages voisins à prix d’or en échange de bijoux et se mirent à chasser le loup pour pouvoir survivre. 

Baden-Powell, un espion à bord de l’Orient-Express

Avant de fonder le scoutisme, Baden-Powell était un espion à la solde de l’armée britannique. Il emprunta les lignes ferroviaires stratégiques, notamment l’Orient-Express pour ses missions de renseignement. Il se faisait passer pour un entomologiste. Il dessinait dans ses carnets de croquis les plans de fortifications militaires qu’il observait, le long des voies en les camouflant dans les motifs géométriques des ailes de papillons.

Baden-Powell n’est pas le seul espion à avoir utilisé les trains de nuit et l’Orient-Express. Ce train était le moyen idéal pour franchir discrètement et confortablement les frontières. Il était surnommé « Le roi des trains » mais également « Le train des espions ». Mata Hari, artiste, danseuse et courtisane de la Belle Époque, l’utilisait, elle aussi, régulièrement pour transmettre ses informations secrètes.

Dans ces trains, certaines techniques d’espionnage étaient régulièrement utilisées. Les agents glissaient discrètement un somnifère dans le champagne de leur victime lors du repas dans le wagon-restaurant. Ils pouvaient ainsi fouiller, à leur aise, sa cabine durant son sommeil. Autre technique fort employée : le code des fenêtres. Le store ouvert, mi-clos ou fermé servait de signal visuel pour communiquer avec le ou les complices restés sur les quais des gares.

Un président de la République française tombe d’un train de nuit

En 1920, Paul Deschanel voyage officiellement à bord d’un train de nuit présidentiel. Ayant trop chaud dans sa cabine, il décide d’ouvrir la fenêtre à guillotine (qui s’ouvre vers le bas et le haut) pour prendre l’air. La fenêtre résiste puis, dans un mouvement plus sec, se relève brusquement. Étant aussi sous somnifère, il bascule et tombe sur la voie. Heureusement à l’époque les trains ne roulent pas à plus de 50 km/h. Il s’en sortira avec quelques blessures légères et des contusions !

C’est un cheminot qui le trouve en pyjama sur les voies. Lorsque Deschanel lui explique qu’il est le président de la République, celui-ci le prend pour un fou ou un ivrogne ! Mais la femme du garde-barrière où il fut recueilli déclarera plus tard à la presse : « Il avait les pieds propres, je l’ai cru ». La presse se moqua cruellement de lui et il démissionna quelques mois plus tard.

Le vol du train postal de Glasgow à Londres, « le casse du siècle »

En 1963, Le Royal Mail démarre pour effectuer ses 650 km de trajet comme chaque nuit. À bord, 70 employés postaux trient le courrier et les colis pendant que le train roule. Un wagon, un peu particulier, « le wagon des paquets de haute valeur », est un véritable coffre-fort ambulant ! À 3h03 du matin, 18 malfrats parviennent, en seulement trente minutes, à détacher ce wagon et à s’emparer de 120 sacs de billets de banque. Un butin d’une valeur de 2,6 millions de livres (environ 75 millions d’euros) qui ne sera jamais retrouvé !

Vue des rails de la cabine de conducteur de train

Les trains de nuit en pratique

Le personnel de bord et ses missions

Le conducteur

Que serait un train sans son conducteur?! Celui-ci assure la conduite du train, le respect strict des horaires et la sécurité du convoi.
C’est lui qui gère la vitesse et l’adapte en fonction des trains de marchandises, des travaux de nuit, de la météo, des retards à rattraper, tout en veillant que les voyageurs aient leurs quotas d’heures de sommeil. 
Pour éviter de les réveiller, il conduit de manière feutrée en utilisant la technique plus douce du « freinage anticipé » et en optant pour des accélérations progressives afin de maintenir la stabilité des cabines.
Pour la sécurité des passagers et la sienne, il est tenu d’actionner, toutes les trente secondes, un dispositif afin de prouver qu’il est conscient. S’il ne le fait pas, le train s’arrêtera automatiquement. 
Les trains ont une « marge de détente » large. Il s’agit d’un temps supplémentaire ajouté à l’horaire.
Sachant que les trains de marchandises sont prioritaires, que les travaux sur les rails se font principalement la nuit, qu’au petit matin ce sont les trains de jour qui deviennent prioritaires et que le matériel est vieillissant et que donc ces trains ne sont pas à l’abri d’une panne, cette marge de temps est bien précieuse !
Le conducteur peut donc décider d’accélérer pour combler une partie de son retard. Cette marge sert également à permettre aux voyageurs de ne pas arriver trop tôt en gare et de dormir une nuit complète.
Lors de notre voyage en Europe du Nord, notre train de nuit pour Hambourg était à l’heure et nous attendait sur le quai. Une petite fanfare passait de wagon en wagon pour nous souhaiter bon voyage, les portes se sont ensuite fermées et là, … plus rien ne s’est passé ! Le train n’a pas démarré et nous sommes restés à quai durant presque une heure.
On apprendra qu’un accident venait de survenir sur la voie au moment du départ… À vrai dire c’était plutôt une bonne nouvelle pour nous. Nous pourrions dormir un peu plus tard car initialement l’arrivée à Hambourg était prévue à 5H30 du matin ! Hélas, comme le steward me l’avait dit, le train avait rattrapé son retard durant la nuit et nous avons dû nous réveiller aux aurores !

Le chef de bord

C’est un peu le capitaine du train. Il est chargé du contrôle des billets. Il gère la sécurité générale et les incidents éventuels.  C’est lui qui coordonne les arrêts et les portes. Lui aussi qui donne l’autorisation de départ en gare au conducteur.
En cas de retards ou de complications sur l’itinéraire, il se met en contact avec le régulateur de train resté « à terre » afin de coordonner la suite du trajet. Ce dernier prend les décisions et cherche un itinéraire alternatif.

En cas de retard avéré, le chef de bord liste les passagers qui vont rater leur train suivant. Il contacte alors le centre de gestion pour demander que les trains de correspondance en gare d’arrivée attendent exceptionnellement ou pour que des billets de remplacement soient préparés. Tout se fait dans le silence, aucune annonce micro ne sera faite durant la nuit afin de préserver le sommeil des voyageurs.

Sachez qu’il n’est pas rare qu’un train de nuit arrive avec 15 à 30 minutes de retard. Prévoyez cela lors de l’achat de billets pour vos correspondances !

Le steward ou couchettiste

C’est l’intendant des wagons-lits. Il est chargé de l’accueil des passagers et du service à bord. Il veille sur votre confort et aide à votre installation.

En fonction de la classe choisie, c’est lui qui préparera les lits. Il distribue les kits de nuit et les petits déjeuner, assure le service de réveil et veille au calme.

En cas de retard, il informe les passagers au petit matin, leur explique individuellement la situation et la nouvelle heure estimée d’arrivée en gare. Il peut également fournir un formulaire pour demander une compensation en cas de retard de plus de 60 minutes. Je vous explique toutes ces démarches dans mon article Les gares, mode d’emploi.

Il vous demandera également, dès l’embarquement, vos billets de train ou de réservation (parfois votre carte d’identité) et vous les rendra le lendemain matin afin que le chef de bord puisse effectuer le contrôle par la suite sans plus vous déranger.

À ces trois personnes majeures, s’ajoute le personnel du wagon restaurant s’il y en a un.

Le personnel resté « à terre »

Agent d’escale, agent de manœuvre, agent logistique, agent de nettoyage, agent de sécurité, régulateur, accrocheur, aiguilleur, technicien de maintenance, … il faut beaucoup de monde pour qu’un train de nuit puisse partir et arriver !

Compartiment couchettes European Sleeper

Réserver ses billets

Le plus tôt sera le mieux ! Ils sont, bien souvent, réservables de trois à six mois à l’avance. Gardez en tête que pour les trains de nuit, la demande dépasse largement l’offre !

Si vous devez prendre une correspondance au matin à la suite de votre train de nuit, laissez une marge suffisante car ils ne sont pas à l’abri d’un retard !

Le prix du billet de train sera plus ou moins cher en fonction du délai et du type de confort choisi. Il augmente aussi si vous optez pour une assurance annulation.

Son prix peut parfois sembler conséquent. Pensez toutefois que vous économisez une nuit d’hôtel. Vous n’aurez pas de frais d’enregistrement de bagages. Vous gagnerez une journée d’aventure. Vous aurez deux voyages pour le prix d’un, celui en train de nuit et celui une fois sur place. Ce moyen de transport est également pratique, assez confortable, propre et en général bien géré. Il vous évite du stress ainsi qu’à la planète, lui épargnant également des coûts bien lourds ! C’est le moyen de transport parfait pour un voyage slow travel !

Avec un Pass Interrail, le trajet en lui-même est inclus mais la réservation d’une place assise, d’une couchette ou d’un lit est obligatoire, moyennant un supplément payant, pour tous les trains de nuit. Lors de la réservation indiquez bien que vous avez un pass. Bon à savoir, pour un trajet direct de nuit, vous n’utiliserez qu’un seul jour de voyage sur votre pass, celui du départ. 

Le choix du confort

Lors de la réservation de vos billets, vous devrez choisir le type de couchette que vous souhaitez et la place que vous voulez occuper (en haut, en bas, au milieu).

Places assises : avec sièges inclinables et prises électriques.

Couchettes en compartiment partagé : compartiment de 6 lits, parfois 4, en 1ere ou 2e classe. La différence se fait au niveau du confort des lits. Vous avez la possibilité de privatiser le compartiment.

Cabines lits ou wagons-lits : compartiment plus haut de gamme et plus confortable que les couchettes, souvent pour une à trois personnes. Les lits sont déjà faits. Vous avez également la possibilité de privatiser.

Compartiment femmes seules : Pas de supplément de prix. Attention ces places sont fort demandées, à réserver longtemps à l’avance.

Mini cabines ou capsule solo : Seuls les nouveaux trains de ÖBB Nightjet en propose. Elles s’inspirent des « hôtels capsules » japonais. Attention, elles sont peu nombreuses et partent vite.

Pour l’aspect pratique des réservations je vous renvoie à mon article Construire son voyage slow travel.

Train de nuit European Sleeper

Accueil, embarquement et installation

Ayez vos billets et carte d’identité à portée de main dès votre montée.

Pour les Pass Interrail, pensez également à activer votre trajet avant de monter à bord!

Tout va très vite et tout s’enchaîne à l’embarquement.

Il faut ranger ses sacs, mettre en sécurité vos objets de valeur, remettre au steward ses billets et parfois (rarement) sa carte d’identité ainsi que la feuille avec le choix du petit déjeuner (vous la trouverez sur votre couchette) et faire vos lits s’ils ne sont pas encore faits. Soyez organisé dès le départ !

Je vous conseille vivement de prévoir avant votre montée un sac d’appoint avec tous les indispensables à avoir à portée de main. Un compartiment ne permet pas de bouger de manière aisée, la moindre place est optimisée ! Vous vous éviterez des contorsions inutiles. Pensez à y mettre vos documents, brosse à dent et dentifrice, brosse à cheveux, sous-vêtements de rechange, bouchon d’oreille, un vêtement chaud pour la nuit, votre pique-nique, …

Dégagez dès que possible le couloir pour permettre à tous de rejoindre leur cabine.

Une fois que tout s’apaise, profitez-en pour repérer les lieux : le verrouillage de votre cabine, les toilettes et sanitaires souvent situés aux extrémités ou selon l’option choisie au sein de votre cabine, la cabine du steward, les issues de secours, les extincteurs et système d’alarme. Vous voilà prêts pour le voyage, place à la rencontre et la découverte ! 

Voiture restaurant de l'Orient Express

La restauration dans les trains de nuit

Rares sont les trains de nuit proposant un wagon-restaurant ou une voiture-bar

La compagnie SJ / Snälltåget (tout comme le Caledonian Sleeper ou les trains de nuit d’Europe centrale) offre la possibilité de réserver un repas dans un wagon-restaurant. Si l’expérience vous tente, pensez à réserver lors de l’achat de vos billets. Ce n’est pas toujours de la grande cuisine mais vous pourrez par contre observer le pied marin des serveurs !

Sinon, le steward peut parfois vous apporter des snacks ou plats rudimentaires directement en cabine. C’est le cas pour les compagnies Nightjet et European Sleeper. Vérifiez malgré tout et soyez prévoyant!

Lors de notre voyage en train de nuit vers Prague, j’avais oublié de réserver le petit déjeuner lors de l’achat des billets. Il n’y a pas de possibilité de le réserver une fois à bord. Nous arrivions à Prague à 11H du matin. Nous étions affamés ! En fonction du type de confort, le petit déjeuner peut être compris mais, avouons-le, ce n’est pas forcément Byzance… Mieux vaut donc prévoir et emmener avec vous de quoi vous nourrir durant ce long trajet.

Hormis pour les places assises, une bouteille d’eau est généralement incluse mais là aussi soyez prévoyants et ayez suffisamment à boire pour le voyage.

Petit déjeuner train de nuit European Sleeper

La nuit de sommeil, le réveil et l’arrivée en gare

Si vous êtes plusieurs inconnus, mettez-vous d’accord sur l’heure du coucher. En règle générale vers 21h/22h le calme est requis.

Pensez à verrouiller la porte une fois bien installés et prêts à dormir. Une fois cela fait vous pourrez dormir en toute tranquillité.

Une heure avant l’arrivée en gare, une annonce est faite aux haut-parleurs pour vous réveiller. Vous pouvez aussi demander au steward de vous réveiller le lendemain matin à l’heure qui vous convient. Ceci n’est cependant pas valable si vous avez choisi l’option place assise. 

Faites votre toilette, préparez vos bagages, vérifiez que rien ne traîne et retirez les draps de lits.

La distribution des petits-déjeuners, si l’option est incluse, se fera directement en cabine, généralement trente minutes avant l’arrivée. 

Fille regardant par la fenêtre du train de nuit

Petit retour sur les trains de nuit pris durant mes jeunes années jusqu’à ce jour

J’ai beaucoup pris les trains de nuit durant ma jeunesse. Je voyageais bien souvent seule en compartiment partagé avec des inconnus. Le trajet le plus emprunté était celui menant de Bruxelles  à Rome ou Rome-Nice pour rejoindre mes parents en vacances en France. 

Depuis la reprise des trains de nuit ces dernières années j’ai pris plus de 10 trains de nuit. J’ai testé les compagnies Öbb Nightjet, European Sleeper, Snälltaget, SNCF Intercity de nuit et Trainitalia Intercity Notte. Avec et sans Pass Interrail.

Vieille carcasse ou train modernisé? J’avoue que c’est un peu un coup de poker. Le plus vieux train pris était un train allant d’Amsterdam à Zurich. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il avait déjà bien vécu ! Tissus élimés, lits étroits et assez durs, éclairage au néon grésillant, absence de prises de courant au bon voltage dans les compartiments, … bon il n’est pas tombé en panne en cours de route et nous avons pu voyager en mode vintage !

Mais, dans l’ensemble, les trains sont vraiment agréables et confortables

Je n’ai jamais connu de moments d’insécurité, d’incivilités ou d’incidents ni durant ma jeunesse ni actuellement.

Cependant, lorsque je voyage seule avec mes enfants, je privatise un compartiment.

La plupart des trains sont arrivés à l’heure ou avec un léger retard.

J’ai testé récemment, les compartiments pour femmes seules de la SNCF lors d’un trajet allant de Marseille à Paris. Les prix sont vraiment attractif et ce choix est confortable. Ce ne fut cependant pas ma meilleure expérience en train de nuit !

Pour la petite histoire je suis montée à bord avec 40 minutes de retard, il était passé 22h, les trois filles de mon compartiment étaient déjà couchées, lumières éteintes. Je tente de m’installer sans trop déranger. Aïe, une des femmes est bien malade, elle tousse et mouche sans cesse, une autre ronfle et la troisième n’est guère sympathique, elle ne veut pas que la porte soit verrouillée pour pouvoir aller plus facilement aux toilettes durant la nuit, ce qui insécurise la femme malade.

Je n’aurai pas dormi comme une reine cette nuit-là. Je ressortirai du train remplie de morsures de puces et finirai, moi aussi, par tomber malade à mon retour !

Mais sachez que sur ces nombreuses années c’est la seule mésaventure que j’aurai connue ! Cela ne m’empêchera pas de retenter l’expérience de ce genre de compartiment tout bientôt, probablement sur la nouvelle ligne Bruxelles-Milan. 

Vous l’aurez compris, j’aime les trains de nuit et je ne saurais m’en passer ! 

Compagnies de trains de nuit

ÖBB Nightjet : https://www.nightjet.com/#/home

European Sleeper : https://www.europeansleeper.eu/

SJ et Snälltåget : https://www.sj.se/en/about-the-journey/sj-night-trai et https://www.snalltaget.se/en

SNCF Intercités de nuit : https://www.sncf-connect.com/fr-be/intercites/intercites-nuit

Trainitalia Intercity Notte : https://www.trenitalia.com/en/connections/intercity-notte.html

EuroNight : https://www.nightjet.com/fr/komfortkategorien/euronight

Caledonian Sleeper : https://www.sleeper.scot/

Pkp Intercity : https://www.intercity.pl  (Pologne)

CFR Calatorihttps://www.cfrcalatori.ro/en/ (Roumanie et Balkans), le Bosphorus Express

Mav-Start : https://www.mavcsoport.hu/en (Hongrie, Croatie, Slovénie)

ČD : https://www.cd.cz  (Tchèquie)

Trains Orient-Express : https://www.orient-express.com/en/trains

Autres liens utiles

La carte de Back-on-track : https://back-on-track.eu/night-train-map/

Vous pouvez cliquer sur un itinéraire et vous verrez s’afficher les arrêts, le nom de la compagnie qui effectue ce trajet et son lien pour la réservation.

Pass Interrail : https://www.interrail.com/fr/plan-your-trip/tips-and-tricks/trains-europe/night-trains

Bon à savoir : Une initiative de l’Union Européenne, DiscoverEU, permet, aux jeunes européens qui sont dans leur 18ème année, de gagner un Pass Interrail pour voyager en train à travers l’Europe durant un mois. À saisir !

Trainline : https://www.thetrainline.com/fr

Plate-forme utile pour comparer et centraliser les trajets internationaux. Clair et pratique.

Train World: https://trainworld.be/fr/

Musée national des chemins de fer belges, 5 Place Princesse Elisabeth, 1030 Schaerbeek (Bruxelles).

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *